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Sacred Son - The Foul Deth of Engelond

Chronique

Sacred Son The Foul Deth of Engelond
Les Anglais sont des gens bizarres. Ils ont un humour bizarre, ils ont de la nourriture bizarre, ils ont une famille royale bizarre et surtout ils ont du black metal bizarre. Quand même ! Ils ont enfanté des étrangetés plus ou moins géniales comme CRADLE OF FILTH, BAL-SAGOTH, THE MEADS OF ASPHODEL, BENIGHTED LEAMS, A FOREST OF STARS ou encore SACRED SON. C’est... du... bizarre ! Bon, en ce qui concerne ce dernier, ce n’est pas pour des raisons musicales qu’il a attiré l’attention des passionnés de l’originalité, mais pour ses pochettes. Et d’ailleurs il met fin à sa formidable série avec le quatrième album dont nous parlons aujourd’hui. Sur les trois premiers, le membre fondateur se mettait toujours en vedette sur la pochette avec une photo la plus lambda possible de la vie de tous les jours. Avec ses cheveux courts, ses lunettes de soleil, en plein jour, dans son salon ou encore avec l’air heureux de la vie, il faisait les choix visuels les plus éloignés du black possibles. Même ses vêtements étaient ceux de monsieur tout le monde… Eh bien cette fois-ci, non. La pochette de The Foul Deth of Engelond est désormais une peinture, réalisée par l’Australien Mitchell Nolte, déjà auteur de travaux pour ABYSSIC ou BAEST, et surtout pour l’EP La Grande Mascarade d’ABORTED. Elle est pas mal du tout, avec ces têtes sur des piques et un évèque qui va bientôt y passer, mais beaucoup sont déçus de ce changement d’orientation artistique visuel. Sauf que si on regarde bien, il y a au fond un visage familier ! Si, si, le leader du groupe, Dane Cross, est bien là, dessiné avec ses lunettes de soleil, présent comme si une machine à remonter le temps l’avait amené à assister à la scène de décapitations.

Bon, le visuel est une chose, la musique en est une autre. Et de ce côté-là, SACRED SON n’a jamais été très original. Efficace peut-être mais pas original. C’est même toujours aussi surprenant de comparer les photos d’un niveau volontairement amateur aux compositions aussi peaufinées et professionnelles. Ah oui, c’est un groupe qui a un niveau d’exigence particulièrement élevé. Et je dis bien « groupe » puisque pour ceux qui auraient plusieurs trains de retard il y a 4 membres depuis le deuxième album de 2019. Et en plus le line-up est stable et n’a toujours pas changé. Le leader bassiste-claviériste-chanteur s’accompagne de deux guitaristes, dont un venu de DAWNWALKER, et d’un batteur venu de WROTT. Leur dégaine fait penser à celle des membres de DEAFHEAVEN, mais les ambiances de leurs cinq nouveaux morceaux sont résolument black metal. Un black metal très bien exécuté mais classique, avec un gros souci du détail et un véritable talent dans la progression narrative. L’album a un concept : une révolte, et chaque titre raconte un passage de l’histoire. Ça veut dire que c’est le scénario défini qui a primé et qui a servi de base à la musique. C’est un exercice souvent casse-gueule parce que cela entraîne souvent un rythme trop théâtral. Ici ce n’est pas le cas. L’équilibre est bien respecté entre le concept et le plaisir des oreilles. On comprend donc ce qui est raconté tout en étant entraîné par les qualités musicales. Il y a ainsi divers bruits comme la foule, les cigales ou encore des chevaux qui trottent, ainsi que des claviers et des passages acoustiques et des variations dans les vocaux qui servent à nous plonger dans l’histoire. Et ce n’est jamais fait avec excès ! Quelques guests font leur apparition et font profiter de leur talent, comme la chanteuse Jade Ellins de DOLLS, le violoncelliste ukrainien Artem Litovchenko et la pianiste Tetiana Franchenko, ukrainienne elle-aussi.

SACRED SON s’en sort extrêmement bien avec cet album savoureux. Il ajoute de très bonnes idées à son black metal et parvient à se rendre assez addictif. L’envie de le remettre est manifeste, et le plaisir de l’écouter ne s’altère pas avec le temps. Une vraie réussite.

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1 COMMENTAIRE(S)

MédisanteMédusa citer
MédisanteMédusa
13/06/2022 07:58
Belle chronique !
Peut-être que cette bizarrerie que tu évoques renvoie aussi à une forme de sarcasme. La pochette du premier Sacred Son en était un bel exemple. Et pas mal de gens sont tombés dans le panneau...
Je trouve, comme toi, cet album vraiment accrocheur et diversifié. Mieux construit que le précédent. Sans doute ce concept de la révolte paysanne qui structure de manière intelligente le déroulement des titres. La fin du disque me semble juste un peu expédiée... J'aurais ajouté un morceau un peu plus "finalesque" à ce "Foul Deth". Quelques minutes de plus de musique ne m'aurait pas déplu, une fois n'est pas coutume.


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Sacred Son
Black Metal
2022 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  8/10

plus d'infos sur
Sacred Son
Sacred Son
Black Metal - 2017 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   Pestilence
02.   The Foul Deth of Engelond
03.   Le Blakheth
04.   The Boy King
05.   Vengeance I & II

Durée : 42:32

parution
13 Mai 2022

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