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Deathawaits - XX

Chronique

Deathawaits XX
Sans faire de bruit et mine de rien cela fait vingt ans cette année que le combo du Rhône est en activité de façon continue, une vraie performance en soi tant celui-ci a vu son personnel remanié de façon importante et qu’il lui a fallu presque une décennie avant de trouver enfin sa vitesse de croisière. Désormais habitué à revenir aux affaires régulièrement par cycle de deux ans et demi le dernier survivant originel Florian Garrigue et ses camarades de jeu sortent aujourd’hui leur cinquième album (encore une fois sur un nouveau label), qui va reprendre le style pratiqué et la qualité impeccable entendus sur les très bons « Solve Coagula » et « Rapture Smites ». Cependant comme c’est son anniversaire le groupe a décidé de ne pas faire les choses à moitié, et pour l’occasion a invité à ses côtés pour pousser la chansonnette dans le micro nombre de vocalistes venant d’horizons différents. En effet on y retrouve entre autres Julien Truchan (BENIGHTED), Sebastian Grihm (CYTOTOXIN), Riley McShane (ALLEGAEON) ou encore Renato Di Folco (TREPALIUM), pour un choix artistique toujours casse-gueule en général… tant les différentes tessitures ont parfois du mal à trouver leur place sur une musique au style bien marqué. Et si ici la majorité du temps va donner raison aux Lyonnais il va aussi y avoir quelques petites erreurs de parcours pas forcément dommageables mais plutôt regrettables, vu que tous les éléments étaient réunis pour que le rendu soit plus accrocheur mais pour l’instant c’est « Worship » qui ouvre les hostilités, et qui musicalement va donner le ton de ce disque.

Reprenant les gros éléments Hardcore typiques de la bande ce premier morceau va rester lent et lourd sur toute sa longueur sans pour autant parvenir à émerger, à cause d’un tabassage quasiment absent au détriment du côté massif imposant mais qui se montre vite répétitif, malgré toute sa noirceur inhérente. Rampant et inquiétant ce titre va laisser un sentiment mitigé de pilotage-automatique et de reprise de riffs déjà entendus de meilleure façon auparavant, et c’est dommage même si heureusement la suite va être plus intéressante bien qu’étant sans surprises. En effet que ce soit avec « Sever Again » et « The Beast Within » on va retrouver l’alternance rythmique typique de l’entité entre moments suffocants et bridés et d’autres où la brutalité et le tabassage sont de rigueur, le tout sur un relatif pied d’égalité. Si tout cela ne réinvente rien ça reste quand même d’un bon niveau et voit l’ajout sur le premier de quelques passages au chant porcin, et sur le second d’un dynamisme implacable où les explosions de violence bien que plus rares permettent d’obtenir un rendu équilibré et attrayant. D’ailleurs pour rester sur cette dynamique incandescente qui donne envie de remuer la nuque instantanément « Uprooted » est un exemple idéal, tant il se montre enlevé et parfait pour pogoter et faire le ménage autour de soi sans oublier le riffing brise-nuques et la batterie tout en cassures et métronomique.

D’ailleurs cela va aller crescendo sur la deuxième partie et tout d’abord sur l’excellent « Claws Of Bigotry » où les mecs lâchent enfin les chevaux de façon plus frontale (de par une rapidité plus constante et un solo impeccable au tempo qui n’arrête pas de changer sans perdre en vitesse ni cassures nombreuses), et dont le rendu fait regretter qu’ils ne l’aient pas proposé plus fréquemment sur cette galette. C’est en effet dans ce registre explosif qu’ils sont les plus aguerris et accrocheurs, même si en matière de lourdeur ils arrivent aussi à être compétitifs le tout étant de proposer suffisamment de variations, et avec « Incuria Sui » on est en plein là-dedans. Ici effectivement le grand-écart rythmique y est flagrant et amène un supplément d’étouffement sans que l’accroche n’y perde au change, à l’instar du tout aussi réussi « Sedition Charges » qui ajoute des plans mid-tempo redoutables. Parfait là-encore pour faire un carton dans la fosse cette plage montre tout le panel technique de l’entité qui mise là-encore sur un relatif équilibre des forces en présences, à l’instar de la conclusion réussie (« Nomophobic ») qui se déroule facilement mais s’assimile vite et bien.

Du coup malgré un sentiment de répétition et d’interchangeabilité au niveau des riffs comme des patterns il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce long-format assez équilibré et homogène, où hormis le monotone et décalé « Angel Of Mercy » (dont le côté Deathcore et la voix du crieur de TREPALIUM ne se révèlent pas vraiment adaptées à l’ensemble) rien ne vient briser ces quarante minutes agréable et dans la droite ligne de celles produites les années précédentes. Même si on a le sentiment légitime que les musiciens repiquent fréquemment ce qu’ils ont déjà produit dans un passé récent ce nouveau chapitre ne dépareillera pas parmi ses prédécesseurs sans pour autant les surpasser, vu que ça reste dans la moyenne et sans surprises. Bref si tout cela n’est pas forcément une mauvaise chose (vu qu’on évolue en terrain connu) on aurait aimé parfois un peu plus de débridage et d’accélérations tout en sonnant un peu moins scolaire, vu qu’on sait que chacun des gars est capable techniquement d’aller encore plus loin… peut-être cela arrivera t’il au prochain épisode. En attendant on appréciera malgré tout le très bon rendu proposé comme d’habitude (ni meilleur ni pire que les autres), même s’il n’est pas certain qu’on y revienne fréquemment de par un manque de plages marquantes et d’hymnes fédérateurs… chose récurrente chez la formation qui reste quand même un bon outsider hexagonal à défaut de grimper plus haut dans la hiérarchie nationale. Néanmoins cela n’est déjà pas si mal tant la concurrence y est rude et féroce, et en prime il faut saluer chaleureusement la persévérance et intégrité du frontman à faire vivre une certaine vision musicale et à continuer malgré les coups durs, ce à quoi il s’y est employé en ne lâchant jamais l’affaire de par une motivation sans failles qui se fait de plus en plus rare aujourd’hui et donc encore plus appréciable.

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Deathawaits
Death(core) Moderne
2022 - Metal East Productions
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  9/10

plus d'infos sur
Deathawaits
Deathawaits
Death(core) Moderne - 2002 - France
  

tracklist
01.   Worship
02.   Sever Again
03.   The Beast Within
04.   Uprooted
05.   Angel Of Mercy
06.   Claws Of Bigotry
07.   Incuria Sui
08.   Sedition Charges
09.   Nomophobic

Durée : 40 minutes

line up
parution
22 Avril 2022

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