The Halo Effect - Days of the Lost
Chronique
The Halo Effect Days of the Lost
The Halo Effect ou les retrouvailles de collégiens/lycéens 30 années plus tard. Pas n’importe quels camarades, les pionniers du style de Göteborg, le bien nommé “death mélodique”. Mis au rebus par ses comparses d’In Flames, un projet lancé en 2019 par Niclas Engelin (ah Gardenian !) épaulé de Mikael Stanne (Dark Tranquillity) puis officiellement quelques mois plus tard après le recrutement de pur ex-“en flammes” Daniel Svensson, Peter Iwers et le mythique Jesper Strömblad. Le gaillard luttant encore aujourd’hui avec ses addictions d’alcool et ses angoisses (Patrick Jensen de The Haunted l’a remplacé pour les concerts), beaucoup de déçus à l’écoute de The Resistance ou Cyhra (ça pique les oreilles). D’ailleurs un Dimension Zero exhumé en 2014 puis plus rien… Ses membres le répètent à chaque interview, The Halo Effect n’est pas un simple side-project, l’appui de Nuclear Blast (le boss actuel et ex-Century Media étant un vieil ami de Mikael) et les innombrables concerts cette année (Wacken inclus) pourraient en attester.
Forcément sur le papier une certaine excitation mais aussi une comparaison inévitable avec In Flames puisque tous les membres sont d’anciens du groupe (oui rappelez vous, Mikael Stanne était bien présent sur Lunar Strain) ! Pour enfoncer le clou le claviériste Örjan Örnkloo fait partie de l’aventure, connu pour ses nappes dans In Flames (depuis Reroute To Remain) et guest de luxe pour d’autres formations (Darkane, Mörk Gryning, Satariel, The Duskfall, Thyrfing). Pas de retour au death mélodique typique des années 90 ni au style hybride rock alternatif actuel mais plutôt un doux rappel des années 2000 (Clayman et Reroute To Remain). Une époque qui aura bercée pas mal de discmans au lycée (moi inclus). Niclas semble ici tenir les rênes (de ce que j’ai pu lire, il aurait même repris des bribes de composition de feu Gardenian) mais les mélodies “sucrées” et imparables de Jesper demeurent bien présentes. Quiconque entendra l’introduction du morceau éponyme (comme une envie de se remettre un “Swim” ou un “Dark Signs”), de “Conditional” ou les soli de “Gatewars” et “The Most Alone” reconnaîtra la patte du guitariste.
Au centre le chant de Mikael n’a plus rien à prouver, qu’il soit death (Grand Cadaver confirme son appétence) ou clair. Posé sur une mélodie entêtante et notre coeur “mélo” chavire. Des lignes vocales sobres et envoûtantes que l’on ne retrouvera étonnamment que sur deux morceaux (“In Broken Trust” et “A Truth Worth Lying For”). Dommage car cela n’entache en rien la musique au contraire et cela n’a aucune connotation FM. Qui a parlé d’Anders Fridén ? Ces accroches de côté, en écoutant un peu plus en détail, cela reste parfois très “light”. L’ouverture “Shadowminds” (premier extrait dévoilé) qui ne repose que sur mélodie “ad lib” comme d’autres morceaux aux couplets minimalistes (“Feel What I Believe”) à la limite de relents metalcore. Quelques timides expérimentations à l’ambiance froide et mélancolique il est vrai, je pense à “In Broken Trust”, l’introduction de “Gateways”, le violon et le violoncelle de “Last Of Our Kind” (Matt Heafy de Trivium en guest) et “The Most Alone”. Mais globalement on reste sur un “bien mais peut beaucoup mieux faire”.
Comme une cuillère à soupe dans un pot de pâte à tartiner, un petit plaisir pour ce moment nostalgie de death mélodique de Gotebörg du début des années 2000. Loin de la qualité et du niveau de l’époque car trop formaté et un peu avare (couplet du pauvre), le résultat (refrain et mélodies) porté par un Mikael Stanne toujours aussi enjoué arrivera à capter notre attention dès les premières secondes avec un goût de “reviens-y”. Avec un tel line-up et une telle force de frappe The Halo Effect pourrait bien changer la donne pour la suite.
| | Mitch 9 Septembre 2022 - 2031 lectures |
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2 COMMENTAIRE(S)
citer | Je suis assez d'accord sur le côté un peu frustrant de la chose et que ce n'est guère l'album de l'année. Mais c'est tout de même très plaisant de retrouver tout ce beau monde ensemble pour nous proposer un album assez plaisant, pas des plus sophistiqués, on est bien d'accord là-dessus, mais qui passe très bien finalement. Déjà, ne serait-ce que le chant de Stanne, ça fait très plaisir et ça laisse même assez songeur sur ce qu'aurait pu être l'évolution d'In Flames dans sa phase plus moderne. A voir s'il y aura une suite, et si Jesper reprend un peu les rennes de la composition. Mais dans tous les cas, cet album nous replonge vingt ans en arrière et c'est très bien comme cela. |
citer | Hölm 09/09/2022 12:37 | note: 7.5/10 | Assez d'accord avec la chronique.
Un 7/10 parce que loin d'être original, et que la volonté du groupe est clairement de faire comme "à l'époque". Ça joue le In Flames worship à fond (en même temps, avec ce line-up...) donc un sentiment de "déjà entendu".
Cependant, la sincérité et l'envie mise dans tout ça, la qualité des morceaux, fait que si on notait uniquement le plaisir d'écoute, on monte à 9/10. Juste parce que ça fait du bien d'entendre du melodeath joué comme ça. Parce que mine de rien, une fois l'album lancé, difficile de stopper l'écoute. Ça vous prend par la main et les oreilles, et vous emmène pour 40 minutes finalement presque trop courtes. |
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2 COMMENTAIRE(S)
11/09/2022 08:56
09/09/2022 12:37
Un 7/10 parce que loin d'être original, et que la volonté du groupe est clairement de faire comme "à l'époque". Ça joue le In Flames worship à fond (en même temps, avec ce line-up...) donc un sentiment de "déjà entendu".
Cependant, la sincérité et l'envie mise dans tout ça, la qualité des morceaux, fait que si on notait uniquement le plaisir d'écoute, on monte à 9/10. Juste parce que ça fait du bien d'entendre du melodeath joué comme ça. Parce que mine de rien, une fois l'album lancé, difficile de stopper l'écoute. Ça vous prend par la main et les oreilles, et vous emmène pour 40 minutes finalement presque trop courtes.