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Putrid Yell - Consuming Aberration

Chronique

Putrid Yell Consuming Aberration
A l’instar du Brésil il y’a une vingtaine d’années son voisin Chilien connait depuis quelques temps une explosion incroyable et exponentielle de nombre de formations talentueuses évoluant autant dans le Thrash que le Death, mais qui ont souvent en commun une vision résolument authentique et old-school où règne la sincérité et l’envie de continuer à faire vivre une certaine vision pure et intègre. Si l’an dernier a vu énormément de sorties locales de Metal de la mort briller par leur qualité d’ensemble (ROTTEN TOMB, SUFFERING SIGHTS, SUPPRESSION, MORTIFY), 2023 s’annonce du même tonneau avec pour l’instant PUTRID YELL qui débarque de Viña del Mar avec un premier album particulièrement réussi, et qui aura mis le temps pour voir le jour. Car bien qu’il soit encore peu connu le quintet a quand même onze années d’existence dans les jambes - sortant durant cette période deux Démo et trois Split qui montraient un vrai savoir-faire et une envie d’en découdre très claire, mais sans jamais se poser de questions et en embarquant l’auditoire vers le climat plus rigoureux de la Suède. En effet on est bien loin de la chaleur et l’aridité du désert d’Atacama vu que le combo évolue dans un Swedeath ultra-balisé et graisseux au possible, qui se révèle absolument sans surprises mais totalement accrocheur et entraînant en faisant parfaitement le boulot et qui va faire passer un excellent moment sans aucune faute de goût.

Tout cela va être d’ailleurs présent d’entrée vu que l’entité a décidé de démarrer pied au plancher par l’explosif et remuant « The Search » qui sent bon le DISMEMBER de la grande époque et en ne débandant pratiquement pas, un sentiment qui va se prolonger dans la foulée sur le tout aussi radical et primitif « Consuming Aberration » ainsi que plus loin via l’énervé (et tout aussi jouissif) « Re-Animator », qui vont voir l’ajout d’accents Punk/Crust bien sentis et réussis. Si tout ça est d’une noirceur absolue on va néanmoins ressentir quelques accents mélodiques joués de façon éparse mais qui amènent un supplément de densité et de lumière dans les compositions, et ce de façon régulière… même si l’obscurité reste de mise. Car il ne faut pas se leurrer même si ces éclairs lumineux parsèment ici et là les morceaux l’heure n’est pas au paradis éternel, tant ça reste putride et mortifère en toutes circonstances en jouant autant sur la lourdeur que la rapidité avec un classicisme sans bornes. Preuve en est avec « Desire Of Death », « Forgotten Souls », « Charred Corpses », ou encore « Indescribable Evil Instinct » qui dévoilent des plages typiquement ENTOMBED où l’alternance est de mise de par son entrain communicatif, où la rapidité reste prioritaire mais où les ralentissements ne sont pas absents. Tout ça bien sûr en gardant une accroche permanente et une furieuse envie d’en découdre, et à n’en pas douter ces titres quoi que prévisibles font parfaitement le métier et ont tout pour faire passer un bon moment entre headbanging continu et défouloir intensif. Pourtant si l’ombre du regretté L.G. Petrov ne cesse de rôder dans les parages les sud-américains ont eu la bonne idée de sortir un peu du royaume nordique, vu qu’ils vont faire un détour aux Etats-Unis pour un hommage à SLAYER via le redoutable « Process Through Death ». Car ici on a la sensation que les gars ont foutu du son HM-2 à Tom Araya et ses acolytes tant ça fait cocotte-minute prête à exploser avec son riffing qui sent bon « Die By The Sword » boosté à la graisse, et dont les passages rampants dévoilent un groove encore plus intense que tout ce qui a été entendu jusque-là. Un peu à part sur ce disque avec ces accents Thrashy et cet hommage assumé aux maîtres du style cette tuerie est la parfaite illustration de ce que ses créateurs sont capables quand ils s’éloignent un peu de leur zone de confort.

D’ailleurs cette fin d’opus va continuer sur cette lignée, car après l’interlude acoustique qui sonne typiquement local et andin place à « Wrenching Putrid Yell’ » qui clôt les hostilités en jouant sur tous les tableaux et surtout le mélodique, tant le long solo solaire y est pour quelque chose en se calant sur les différents ralentissements et les poussées brutales de vitesse, tout en dévoilant ainsi un autre moment différent moins violent et plus expressif qui ne dépareille pas avec le reste. Sans réinventer quoi que ce soit mais en osant légèrement sortir des chemins balisés l’entité réussit largement son examen de passage avec ce disque cohérent et homogène, qui passe comme une lettre à la poste et à toute allure… même si on aura quand même du mal à retenir un moment plus qu’un autre vu que les plans sonnent à la longue un peu interchangeables. Néanmoins porté par son écriture incisive, ses leads agressifs et sa technique générale irréprochable on ne peut qu’adhérer à cette réalisation impeccable qui s’écoutera facilement et passera le cap des écoutes sans réelle lassitude, tant on sent qu’on a un potentiel à suivre. Nul doute que celui-ci se dévoilera de façon plus intense lors d’un prochain enregistrement qui risque de faire encore plus mal, surtout s’il maintient cette petite touche personnelle qui lui sied parfaitement… bref on espère vite avoir confirmation de tout cela pour encore prendre son pied de façon simple et directe, avec un sourire jusqu’aux oreilles.

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Putrid Yell
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

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Putrid Yell
Putrid Yell
Swedeath - 2012 - Chili
  

tracklist
01.   The Search  (03:03)
02.   Consuming Aberration  (03:24)
03.   Desire Of Death  (04:52)
04.   Re-Animator  (03:13)
05.   Forgotten Souls  (03:34)
06.   Charred Corpses  (03:44)
07.   Indescribable Evil Instinct  (02:59)
08.   Process Through Death  (04:32)
09.   Deadly Ashes  (02:06)
10.   Wrenching Putrid Yell  (05:59)

Durée : 37:26

line up
parution
14 Avril 2023

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