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Jarhead Fertilizer - Carceral Warfare

Chronique

Jarhead Fertilizer Carceral Warfare
Empruntant son blaze à un titre des excellents Dystopia (groupe chroniqué ici-bas par notre cher et regretté Ikea et dont il va également reprendre l’esthétique du logo avec ce lettrage hérité du monde du graffiti), Jarhead Fertilizer n’est pas ce que l’on appelle au pays de l’Oncle Sam un "newcomer". Originaire d’Ocean City dans le Maryland, le groupe voit effectivement le jour il y a plus de dix ans (en 2011 pour être exact) sous l’impulsion de trois membres du groupe Full Of Hell. On va ainsi retrouver messieurs David Bland (batterie, chant), Sam DiGristine (guitare) et Brandon Brown (guitare, basse, chant) accompagnés pour l’occasion par un certain Vinny Vitilio (basse) dont le curriculum-vitae n’a, si j’en crois Metal Archives, aucune espèce d’importance.

Malgré ces treize années de carrière dans les pattes, le groupe ne jouit pas aujourd’hui d’une discographie particulièrement fournie et encore moins d’une quelconque réputation. Après une démo, un split et un EP parus entre 2011 et 2015, il faudra encore attendre 2021 pour voir Jarhead Fertilizer passer à la vitesse supérieure avec la sortie de son premier album intitulé Product Of My Environment. Un disque qui voit les Américains officialiser leur idylle avec le label Closed Casket Activities (Twitching Tongues, Xibalba, Full Of Hell, Eternal Sleep...) et sur lequel ces derniers vont également amorcer un changement de registre en passant d’un Grindcore à forte tendance Powerviolence à un Death / Grind bien plus épais mais toujours aussi virulent. Presque trois ans plus tard, le quatuor revient à la charge avec cette fois-ci Carceral Warfare, un deuxième album sorti en décembre dernier qui m’aura notamment permis de faire la connaissance de ces quatre énergumènes.

La première chose que l’on va remarquer à la découverte de ce deuxième album c’est cette illustration surprenante signée Andrew Durgin-Barnes. Celui dont on avait découvert le travail avec les Américains de Candy signe une fois de plus une œuvre dérangeante et surréaliste puisque l’on se demande bien ce que viennent faire ses femmes nues jouant aux cartes (pour celles que l’on peut voir puisqu’il y en a une cachée qui fait également de la trompette) dans une prison en feu façon Oz, saison 1, épisode 8. N’ayant pas la réponse à cette question, je vous propose de passer à la suite qui devrait normalement s’avérer nettement plus limpide.

En effet, on ne peut pas dire que Jarhead Fertilizer soit un groupe particulièrement compliqué. Sa formule, toute simple et déjà éprouvée un très grand nombre de fois, consiste en un mélange de Death Metal bien gras et de Grindcore véloce et furibard. Les Américains vont néanmoins y apporter quelques twists bien sentis leur permettant non pas de tirer leur épingle du jeu mais en tout cas d’apporter à leur musique une saveur urbaine bien particulière. C’est le cas sur "Blood Of The Lamb" et son introduction à la sauce Hip-Hop du ghetto (beats modernes, sirène de police qui hurle et cloche qui résonne) ainsi que sur « Torture Cage », titre instrumental de plus de deux minutes avec là encore quelques éléments séquencés évoquant la scène Rap actuelle auxquels vient tout de même se mêler une basse bien métallique et sinistre. Alors non, pas de quoi changer la donne ni faire des Américains un groupe novateur mais à la manière d’un Magrudergrind ou d’un Fluids, on appréciera tout de même ce genre de parti-pris.

Evoquant tout autant Caustic Wound qu’Undergang, Dystopia que Sanguisugabogg, Full Of Hell que Hatred Surge, la musique de Jarhead Fertilizer n’est d’aucune originalité. Entre passages bien gras soulignés par un growl tout aussi profond et chargé et séquences bourre-pifs aussi jouissives qu’efficaces, la recette employée par le groupe américain est effectivement bien connue de ceux qui aiment s’acoquiner avec ce genre de formations. Est-ce là pour autant une raison valable de passer votre chemin ? Certainement pas ! Torché en moins de trente minutes, Carceral Warfare est un album plus nuancé qu’il n’y parait de prime abord. De ces sonorités Rap à ces baisses de régime amenant à la fois groove ("Blood Of The Lamb" à 2:08, "Street Successor" à 0:37, les premiers instants de "Cell Warrior"...) et lourdeur ("Blood Of The Lamb" à 0:42, la première partie de "Wrath Of Judas" dans un esprit très Dystopia avec notamment cette basse parfaitement mise en avant, "Mark O The Beast" à 1:41, la seconde moitié de "Carceral Warfare"...) en passant par ces accélérations explosives (le très direct et imparable "Street Successor", "Parasitic Pathology" à 0:23, "Wrath Of Judas" à 2:27, "Hysteria" et son entame en fanfare...), ce riffing tantôt primitif tantôt plus complexe et ces nuances vocales (malgré un growl très guttural qui tient effectivement le premier rôle, l’album est néanmoins clairsemé d’autres brèves interventions comme ces hurlements entendus sur "Cell Warrior", "Parasitic Pathology", "Mark Of The Beast" ou "Hysteria" ou bien ce growl certainement pitché constaté également sur "Mark O The Beast" et "Hysteria"), ce deuxième album reste marqué par une grande diversité qui en plus de rendre particulièrement dynamique cette formule pourtant simple fait de celui-ci un disque extrêmement agréable à écouter.

Doté d’une atmosphère urbaine et cradingue des plus prenantes, Carceral Warfare ne devrait pas manquer de régaler les amateurs de Death / Grind bien grassouillet. Il n’y a pourtant rien de fondamentalement nouveau dans les quelques titres proposés par Jarhead Fertilizer ici mais les Américains possèdent l’essentiel à savoir un sens de la formule particulièrement affuté et tout un tas de riffs ultra efficaces auxquels viennent se joindre une certaine appétence pour le groove et des changements de rythmes évidemment bien sentis. Bref, si vous avez encore quelques doutes mais que les groupes cités en guise de référence dans cette chronique sont du genre à vous exciter le palpitant je serais d’avis de ne pas faire l’impasse sur Jarhead Fertilizer. Une très bonne découverte en ce qui me concerne.

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Jarhead Fertilizer
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

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Jarhead Fertilizer
Jarhead Fertilizer
Death / Grind - 2011 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Blood Of The Lamb  (03:49)
02.   Street Successor  (01:51)
03.   Cell Warrior  (03:41)
04.   Torture Cage  (02:19)
05.   Parasitic Pathology  (02:53)
06.   Wrath Of Judas  (05:09)
07.   Mark Of The Beast  (03:11)
08.   Hysteria  (01:02)
09.   Carceral Warfare  (04:49)

Durée : 28:44

line up
parution
8 Décembre 2023

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