Vale Of Pnath - Between The Worlds Of Life And Death
Chronique
Vale Of Pnath Between The Worlds Of Life And Death
Découvert à la fin des années 2000 sur MySpace (oh le coup de vieux !) grâce à son EP éponyme autoproduit, Vale Of Pnath (énième référence d’un groupe metal à H.P. Lovecraft) n’aura pas séduit que mes tympans puisque le groupe de Denver signera chez l’élite “tech” (de l’époque indubitablement) Willowtip Records pour son premier album
The Prodigal Empire en 2011. Suivront un album ainsi qu’un EP de qualité “supérieure”. Pour ce nouvel opus
Between the Worlds of Life and Death (sublime artwork), ne reste que le guitariste fondateur Vance Valenzuela depuis
Accursed, le gaillard recrutera le célèbre Ken Sorceron avant de rejoindre ce dernier au sein d’Abigail Williams et d’appeler son batteur Gabe Seeber.
Les appétences black metal de Vance se sont confirmées sur l’EP
Accursed et logiquement ce successeur suivra la transition. Pouce levé pour les orchestrations de Wayne Ingram (Wilderun) sur l’introduction (aux allures d’un Septicflesh) et “Echoes of the Past (Interlude)” (à la limite du dark ambient, impressionnant). Pouce “vers le bas” pour le reste, le clavier “synthétique” (le syndrome The Artisan Era) et les passages electro “cheap” (“Soul Offering”) ne seront clairement pas du même niveau. Difficile de rentrer dans l’ambiance voulue et ce n’est certainement pas la production en plastique de Ken Sorceron et ô combien “compressée” (son de batterie botoxé horripilant) qui ira appuyer cet aspect “blackened” (défaut majeur déjà relevé sur l’EP précédent). Ces arrangements mis de côté ainsi que les modulations vocales puissantes de Ken (entendues au sein de The Faceless), le socle demeure bien du death technique “moderne”.
Malgré un faux départ sur “Silent Prayers” et une arrivée tout aussi bancale (final en eau de boudin “Burning Light”), le riffing At The Gates alambiqué et épileptique redoutable de Vance se fera sentir (“Soul Offering” et “No Return, No Regret” en haut du panier). Comme à son habitude le gaillard saura capter notre nuque tout le long et cela bien aidé de guests sur quasiment chaque titre. Je retiendrai tout particulièrement la présence du maestro Christian Münzner (Obscura) sur “Uncertain Tomorrow” et Donny Burbage (Cradle Of Filth, Æther Realm). Mais comparé au reste de leur discographie l’efficacité semblera bien moindre. Par contre si Vale Of Pnath réduit la cadence, la guitare dissonante arrivera à faire son effet (le break de “Shadow”), quitte à produire le meilleur morceau de cet album (en faisant abstraction du son), la balade inquiétante de “Uncertain Tomorrow” et son final dantesque. Un ou deux morceaux supplémentaires n’auraient clairement pas été de refus.
Vale Of Pnath aura su se renouveler à chacune de ses galettes, la tournure “blackened” est cette fois actée. Sauf que le clavier et la production en carton donneront à cette saveur “black” un goût bien amer et il sera bien difficile de rentrer dans l’ambiance voulue. Frustrant au plus haut point. Pour le reste et la base même de la musique, le groupe sait composer son death technique incisif qui agrippe nos cervicales mais finalement à l’efficience en deçà de ce qu’ont pu déjà sortir les Américains. Dans la même cour de récré, pour ma part un Inferi saura faire aussi bien si ce n’est mieux que ce troisième album. Espérons ne pas attendre cinq années de plus pour la suite.
| Mitch 3 Juillet 2024 - 736 lectures |
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1 COMMENTAIRE(S)
citer | Je garde un bon souvenir de "The Prodigal Empire", j'ai absolument détesté mon unique écoute de cet album...
Beaucoup de désaccords avec cette chronique en fait :
"le socle demeure bien du death technique"
Ben je le cherche vraiment... Ça n'a absolument rien de technique je trouve, c'est même basique au possible. Du death sympho ? Là oui !
"modulations vocales puissantes"
2ième défaut principal de l'album pour moi après la platitude des compos et leurs orchestrations inutiles. Je sais pas si c'est le monsieur derrière le micro ou le mixage qui place les vocaux très en retrait (voir mes enceintes qui sont pourris, c'est pas à exclure  ) mais le chant passe pas du tout chez moi.
Sans surprise au final que ça ne me plaise pas vu mon aversion pour Septicflesh mais dommage quand même au vu de ce que je connaissais des précédentes réalisations du groupe |
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1 COMMENTAIRE(S)
04/07/2024 10:56
Beaucoup de désaccords avec cette chronique en fait :
"le socle demeure bien du death technique"
Ben je le cherche vraiment... Ça n'a absolument rien de technique je trouve, c'est même basique au possible. Du death sympho ? Là oui !
"modulations vocales puissantes"
2ième défaut principal de l'album pour moi après la platitude des compos et leurs orchestrations inutiles. Je sais pas si c'est le monsieur derrière le micro ou le mixage qui place les vocaux très en retrait (voir mes enceintes qui sont pourris, c'est pas à exclure
Sans surprise au final que ça ne me plaise pas vu mon aversion pour Septicflesh mais dommage quand même au vu de ce que je connaissais des précédentes réalisations du groupe