[ A propos de cette chronique ] Personne ne pourra contredire le fait que cet album a été l’un des plus marquants de 2024. Il aura été adoré, détesté, peut-être qu’il aura entraîné des réactions mitigées, mais il ne sera pas passé inaperçu. Ballades d'outre-tombe, signé
THE PALE RIDERS. Un nouveau groupe ? Oui et non. D’ailleurs Metal Archives a décidé que ce n’étais pas le cas et ne lui a pas offert de page personnelle. Du coup, il figure comme une œuvre « collaborative » de nos Français de
BAISE MA HACHE. Pourtant ce nom ne figure absolument pas sur la pochette, ni même dans le livret, et la formation semble plutôt un véritable projet à part, même s’il risque d’être éphèmère. Il est la rencontre des membres originels de BAISE MA HACHE avec Paul Waggener, que certains connaissent peut-être pour son groupe de black metal
HUNTER’S GROUND, mais qui est surtout connu pour avoir fondé avec son frère les Wolves of Vinland, un culte Odiniste du Loup qui serait considéré comme un groupe de suprémacistes blancs. Ils essaient aussi de reproduire un style de vie dans la nature, avec des bâtiments en bois du style de ceux de l’ère Viking, mais se déplaçant à motos.
Pour être un peu plus précis sur le line-up, Jon est aux guitares, à la basse, à la drum programming et s’occupe de quelques parties vocales en retrait tandis que Thorwald est aux vocaux généralement en français. Paul Waggener est quant à lui aux vocaux généralement en anglais et enfin, David Lee Archer fait quelques vocaux et est en charge de guitares acoustiques. Ce sont les quatre compères qui apparaissent sur la pochette. En soutien, on trouve deux invités : Hjalti (le fameux qui a tenté de mettre le feu à une église noire historique et qui a dû faire deux ans de prison) qui a composé et chanté « As fast I can », et Sköll qui pose sa voix sur « Pitbull.44 » et « Lost Highway Knights ». Et tout ce beau (?) monde s’est donc réuni. Il s’agit avant tout d’une véritable rencontre, et de temps passé tous ensemble. Le livret de l’album est d’ailleurs très chargé, avec une cinquantaine de pages qui montrent des photos de leur road-trip et de leurs partages communs, des dessins inspirés par leurs modes de vie, les paroles des chansons et quelques explications complémentaires.
Et même si je n’ai pas encore parlé de la musique en elle-même, les explications ci-dessus donnent parfaitement l’idée de ce qu’elle propose. Les compositions parviennent à mélanger avec un équilibre réussi les ambiances habituelles de
BAISE MA HACHE avec le monde des cowboys bikers. C’est le farwest black metal qui se dévoile en 9 pistes pour une heure particulièrement forte, qui sent terriblement le vécu. Beaucoup de formations essaient de créer un univers éloigné de leur quotidien et cherchent à produire des images qu’elles n’ont jamais réellement vues elles-mêmes, mais ici l’impression est contraire.
THE PALE RIDERS est l’expression d’un mode de vie véritable. Certes, pour nous qui n’avons pas l’ensemble des références, ce seront d’abord des images de films avec Clint Eastwood qui viendront à l’esprit, d’autant qu’on se souvient du film « Pale Rider », et il sera facile de vouloir parler de « Ennio Morricone Black Metal », mais en creusant un tout petit peu plus, on comprend qu’il ne s’agit pas uniquement d’un « fantasme inaccessible » pour le groupe.
Quoi qu’il en soit, l’album est marquant parce qu’il propose une musique rare, aussi bien dans son style que dans sa qualité d’expression. Cela faisait longtemps que j’espérais entendre un groupe capable de mélanger les influences « farwest » ou « country » et
UNTAMED LAND m’avait laissé sur ma faim de ce côté là.
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13/08/2025 14:45