chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
161 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Obscura - A Sonication

Chronique

Obscura A Sonication
“#Badbuzz”, la taxonomie “à clique” est placée, nous y reviendrons. Le groupe bavarois (enfin international) Obscura revient un peu plus de trois ans après l’adoubé A Valediction pour la deuxième partie de leur nouvelle trilogie, toujours sous le crayon d’Eliran Kantor et la production de Fredrik Nordström. Un retour sous une douche froide à vrai dire, le line-up est entièrement remodelé par son frontman et compositeur Steffen Kummerer… Fini le clin d’oeil à l’époque bénie Cosmogenesis, le fameux guitariste virtuose Christian Münzner (Retromorphis) est remplacé par Kevin Olasz (Deadborn), le légendaire bassiste Jeroen Paul Thesseling (ex-Pestilence) par respectivement Alex Weber (Revocation, Malignancy) puis Robin Zielhorst (ex-Cynic, ex-Exivious) quant au frappeur David Diepold (Cognizance), c’est le Britannique James Stewart (Decapitated, ex-Vader) qui récupère les baguettes. Tabula rasa, soit. Sauf que lorsque la bande dévoilera ses premiers extraits, Alex et Christian crieront au vol. Pas simplement un riff ou une mélodie, mais carrément des structures entières de morceaux proposées pour la composition. Évidemment sans l’accord des protagonistes partis. La soufflante des réseaux sociaux ne tardera pas, je vous laisse la lecture des commentaires de chaque post d’Obscura, trolling maximum. Non sans passif, les hommages un peu trop appuyés à Death et évidemment le calque Dissection dans Thulcandra tamponneront les griefs de “duplicata” du père Steffen. Passons et attardons nous plutôt à ce A Sonication.

Les adorateurs de A Valediction et même des derniers albums auront peut-être une certaine déconvenue à l’écoute de ce septième opus. Habitués à une longue introduction, “Silver Linings” saute à pieds joints dans nos esgourdes. Obscura met de côté son tricotage pour un death moins technique et moins progressif que d’habitude. Pas non plus un retour à Retribution mais une musique plus épurée et directe qui garde son socle mélodique imposant (le choix de Nordström n’est pas anodin) et aérien (le superbe instrumental “Beyond the Seventh Sun”). D’ailleurs le son du studio Fredman fera lui aussi débat (Steffen est cette fois crédité comme producteur), une distorsion étonnante et un rendu brut qui s’éloignent de la finesse du précédent album. Pas choquant à mon sens, cela colle à l’aspect frontal. Tout comme l’album précédent Steffen n’utilisera que très peu son vocodeur et on se demandera pourquoi le gaillard ne pousse pas davantage dans le guttural, le coffre y est (le jouissif “The Prolonging”). Son chant criard (façon Tompa) lui semble désormais stable pour une fois. Le batteur James Stewart (batteur live pour Belphegor, certification “blast” validée) coche pas mal de cases mais niveau richesse rythmique l’écart se creusera si l’on compare avec les subtilités de Robin à la basse fretless. Arrivé abruptement j’espère que le gaillard s’exprimera davantage pour la suite.

39 minutes dont un morceau instrumental de 5 minutes, peut-être qu’un titre supplémentaire aurait été apprécié… Album bâclé alors ? En écoutant au casque, les nombreux arrangements (parfois masqués par le son outrancier certes) et le travail de composition sont pourtant bien présents (la vitrine “Beyond the Seventh Sun”). La galette se découvre encore au fil du temps même après plusieurs écoutes quotidiennes depuis sa sortie. Mais surtout aucun remplissage contrairement aux opus antérieurs, ce A Sonication sera fluide et tiendra notre attention tout du long. Les multiples références suédoises (le refrain d’”Evenfall” aux airs d’un Hypocrisy des bonnes familles ou le break de “The Sun Eater”) capteront efficacement nos tympans. Forcément sans Münzner, moins de soli extraterrestres et de riffs alambiqués, mais Steffen n’est clairement pas manchot (“In Solitude” en haut du panier). On regrettera une fin d’album moins percutante et mémorable qui laissera comme un léger goût d’inachevé.

Certains seront peut-être déçus de ce “rétrogradage” en termes de technicité et de finesse de composition, mais ces choix font de ce A Sonication certainement l’album le plus fluide et accrocheur de la discographie d’Obscura. Pour ma part je n’aurais clairement pas rechigné pour un morceau (voire deux) supplémentaires pour redynamiser une fin d’album plus “conventionnelle”. Peut-être qu’en trouvant un juste milieu entre A Valediction et A Sonication avec des membres de line-up impliqués, l’auditoire y trouvera son compte sur la troisième partie de ce triptyque ? En tous les cas, je l'attends avec impatience (et sans histoire de plagiat si possible).

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Obscura
Death technique mélodique
2025 - Nuclear Blast Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (3)  8.29/10

plus d'infos sur
Obscura
Obscura
Death technique mélodique - 2002 - Allemagne
  

vidéos
In Solitude
In Solitude
Obscura

Extrait de "A Sonication"
  
Evenfall
Evenfall
Obscura

Extrait de "A Sonication"
  
Silver Linings
Silver Linings
Obscura

Extrait de "A Sonication"
  

tracklist
01.   Silver Linings  (04:39)
02.   Evenfall  (05:33)
03.   In Solitude  (03:46)
04.   The Prolonging  (02:08)
05.   Beyond the Seventh Sun  (04:49)
06.   Stardust  (06:32)
07.   The Sun Eater  (04:08)
08.   A Sonication  (07:32)

Durée : 39:07

line up
parution
7 Février 2025

voir aussi
Obscura
Obscura
A Valediction

2021 - Nuclear Blast Records
  
Obscura
Obscura
Omnivium

2011 - Relapse Records
  
Obscura
Obscura
Diluvium

2018 - Relapse Records
  
Obscura
Obscura
Cosmogenesis

2009 - Relapse Records
  

Essayez aussi
Within The Ruins
Within The Ruins
Halfway Human

2017 - Long Branch Records
  
Born Of Osiris
Born Of Osiris
The New Reign

2007 - Sumerian Records
  
Virvum
Virvum
Illuminance

2016 - Autoproduction
  
Catalyst
Catalyst
The Great Purpose Of The Lords

2019 - Great Dane Records
  
Allegaeon
Allegaeon
Apoptosis

2019 - Metal Blade Records
  

Winter Rites Of The Mountain Land
Κυν-λακ-αχ (KIN-LAK-AX)...
Lire la chronique
Gaerea
Loss
Lire la chronique
Nostromo
Argue
Lire la chronique
Crème Flesh
For Your Ass Only
Lire la chronique
Pilori
Sans adieu
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
Nine Inch Nails
Broken (EP)
Lire la chronique
Interview de TOWERING pour l'album "The Oblation Of Man"
Lire l'interview
Ape Unit
Sticks
Lire la chronique
Immolation
Descent
Lire la chronique
Towering
The Oblation Of Man
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Ascend
Ample Fire Within
Lire la chronique
Bitter Branches
Let's Give The Land Back To...
Lire la chronique
Malum
From The Voids
Lire la chronique
Speed
All My Angels (EP)
Lire la chronique
Unearthly Rites
Tortural Symphony Of The Flesh
Lire la chronique
Bong-Ra
Esoterik
Lire la chronique
Interview de Gorgoyl pour la sortie de leur premier album "Stone Guardian"
Lire l'interview
Gorgoyl
Stone Guardian
Lire la chronique
Iniquity
Serenadium
Lire la chronique
Witch's Hollow Festival
Belenos + Borgne + Ernte + ...
Lire le live report
Ailurophobia
Contemplation of a Declinin...
Lire la chronique
Ildfar
Der ligger et land
Lire la chronique
Tanork
Diskar
Lire la chronique
Skeletal Spectre
Keeping The Cauldron Warm
Lire la chronique
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Cruel Force
Haneda
Lire la chronique
Bong-Ra
Black Noise
Lire la chronique
Mizery
Mizery (EP)
Lire la chronique