chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
165 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Baest - Colossal

Chronique

Baest Colossal
Après un début de carrière mené à cent à l’heure avec trois albums sortis en un peu moins de trois ans l’heure était venue pour les Danois de souffler un peu et de prendre leur temps avant de repasser par le chemin du studio, une période sans doute nécessaire pour recharger les batteries et trouver une inspiration qui peut-être s’étiolait doucement. Normal donc qu’il ait fallu quatre années et demi au quintet pour publier ce nouvel opus très attendu, et s’il comblera aisément une partie des fans il va aussi laisser un sentiment d’inachevé auprès d’autres de par une certaine prise de risque musicale pas forcément aboutie sur la durée. En effet le combo signe ici le disque le plus accessible de toute sa carrière où la violence comme le tempo vont clairement baisser d’un cran, vu que les passages rapides vont être inexistants ou presque à l’instar des blasts et présents de façon éparse comme pour dire que les gars savent encore les maîtriser, bien qu’ils soient presque au rebus. Attention le rendu est quand même largement acceptable et réussi mais force est de reconnaître que tout cela va finir un peu par se ressembler à la longue, et qu’on aurait bien aimé ravoir quelque chose de plus couillu et vindicatif... au lieu de cela on a parfois l’impression d’avoir affaire à du DESERTED FEAR avec ce que cela comporte comme points positifs et négatifs.

Il est certain en tout cas que la formation va gagner un nouveau public, et ce dès les premiers instants de l’impeccable « Stormbringer » qui va osciller entre passages lents rampants dynamiques et parties en médium remuantes avec quelques accents Heavy très agréables et qui font bien mal aux cervicales. Proposant donc une vision tranquille du Death Metal (et aidée par une production massive bien chaude et dense) la bande donne le ton de ce que va être la suite de ce long-format qui ne va jamais défaillir ni se louper totalement, même si un soupçon de virilité n’aurait pas été de refus pour booster un peu plus l’ensemble. Si les gars vont clairement appuyer sur le frein via le suffocant et doomesque « Colossus » (qui va néanmoins relâcher un peu la pression en proposant quelques relents Hardcore bienvenus) à la noirceur fortement accentuée, la doublette « In Loathe And Love » / « King Of The Sun » va elle voir le retour d’une certaine clarté bienvenue tant ça groove à mort en restant bien calé en rythmique intermédiaire, avec ce qu’il faut pour secouer la tête. On retrouve donc ici tous les éléments propres au genre... c’est propre et c’est efficace tout en étant taillé pour la scène, vu que tout le monde pourra s’agiter sans problèmes et avec grand plaisir (ce que « Mouth Of The River » placé plus loin dans l’écoute confirmera aisément en reprenant la même rhétorique).

Si « Imp Of The Perverse » va souffrir de quelques longueurs évitables (malgré une écriture somme toute identique à ce qui a déjà été proposé), en revanche « Misfortunate Son » va voir le retour à un peu de tabassage qu’on avait fini par oublier... même si ça ne s’éternise pas au profit d’un rendu pépère où l’accessibilité est primordiale. D’ailleurs ce point va trouver son paroxysme sur l’instrumental « Light The Beacons » qui sent bon les années 80 avec son solo aux accents shred et ses accords qui ne sont pas sans rappeler la bande originale de « Top Gun »... et dont l’efficacité est au rendez-vous. Tout cela sert donc d’ultime surprise avant l’arrivée de la très longue conclusion intitulée « Depraved World » qui va en terminer de fort belle façon, en proposant longuement un mode poids-lourd imparable avant que les choses ne s’excitent de manière plus frontale... même si cela ne va pas s’éterniser et c’est dommage car il y avait du potentiel, cela clôturant donc un disque qui va laisser un sentiment partagé.

Car on ne peut pas reprocher à celui-ci d’être raté loin de là mais il est évident que la prise de risques va être à double tranchant, soit le passage au cap supérieur en ratissant une frange plus large ou alors voire l’intérêt des puristes se réduire pour qu’ils ne reviennent hélas jamais... et c’est peut-être ce qu’il adviendra. Un peu plus de variété et d’énergie n’auraient pas été de refus tant ici ça ronronne parfois en donnant l’impression de repiquer de nombreux plans similaires, même si effectivement tout cela reste fluide et cohérent et s’écoute sans déplaisir vu qu’on ne s’ennuie quasiment jamais. A voir donc ce que tout cela donnera dans le futur car on n’est pas sur un échec cuisant ni une réussite intégrale, juste calé dans un entre-deux moyen mais pas dégueulasse qu’on n’avait pas vu venir qui plaira à certains mais nettement moins à d’autres... à eux de faire leur choix désormais.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Sosthène citer
Sosthène
22/10/2025 19:56
Bah là sur les premières écoutes, j'en viens presque à le préférer à un "Venenum" que j'avais trouvé très anecdotique au regard des critiques positives qu'il recevait. j'aime assez la prod, c'est très groovy, pas magique mais je me demande si ce n'est pas au final leur meilleur disque.
En revanche, la pochette est bien moisie, pourquoi y a un oursin dessus ?
Niktareum citer
Niktareum
21/10/2025 10:26
Sans être un inconditionnel du groupe, j'aimais bien. Mais là les extraits m'ont douché ! C'est mou, de la pop death metal. Triste...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Baest
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  7.86/10

plus d'infos sur
Baest
Baest
Death Metal - 2015 - Danemark
  

tracklist
01.   Stormbringer
02.   Colossus
03.   In Loathe And Love
04.   King Of The Sun
05.   Imp Of The Perverse
06.   Misfortunate Son
07.   Mouth Of The River
08.   Light The Beacons
09.   Depraved World

Durée : 42 minutes

line up
parution
15 Août 2025

voir aussi
Baest
Baest
Necro Sapiens

2021 - Century Media Records
  
Baest
Baest
Justitia (EP)

2022 - Century Media Records
  

Essayez aussi
Warkunt
Warkunt
Of Ruins And Agony

2018 - Great Dane Records
  
Ghoul
Ghoul
Dungeon Bastards

2016 - Tankcrimes Records
  
Morbid Angel
Morbid Angel
Blessed Are The Sick

1991 - Earache Records
  
Escarnium
Escarnium
Interitus

2016 - Testimony Records
  
Sabbatory
Sabbatory
Endless Asphyxiating Gloom

2014 - Unspeakable Axe Records
  

Submerged
Resurfacing Nautical Ruin (EP)
Lire la chronique
Flesh Libido
Flesh Libido
Lire la chronique
Lord Ketil
Ødeleggelse
Lire la chronique
Darkthrone
Pre-Historic Metal
Lire la chronique
Galibot
Catabase
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
Gigan
The Order of the False Eye
Lire la chronique
Brutal Swamp Fest 4
Benighted + Bio-Cancer + Cr...
Lire le live report
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Abscess
Through The Cracks Of Death
Lire la chronique
Moonchild Trio
Six Litanies for Heliogabalus
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
Freaky Styley
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Corrosion Of Conformity
Good God / Baad Man
Lire la chronique
Möhrkvlth
Gwenojennoù An Ankounac'h
Lire la chronique
Fecundation
Moribund
Lire la chronique
Disembodiment
Spiral Crypts
Lire la chronique
Engorgement
They Rot Beneath Our Floor
Lire la chronique
Seum
Parking Life
Lire la chronique
Treponem Pal
Higher
Lire la chronique
Winterfylleth
The Unyielding Season
Lire la chronique
Skin Chamber
Wound
Lire la chronique
Trouble
Manic Frustration
Lire la chronique
Dark Medieval Fest
Aexylium + Darkenhöld + Fro...
Lire le live report
Corpus Offal / Undergang
Corpus Offal / Undergang (S...
Lire la chronique
Trouble
Trouble
Lire la chronique
Brozerz
PFFFFFF (Démo)
Lire la chronique