N’ayant pu glaner que peu d’informations au sujet des Israéliens de
MENTAL MAZE à part que le groupe fut fondé en 2008, il va falloir se contenter du strict minimum pour en apprendre davantage, à savoir l’EP
Here Goes Nothing contenant cinq pistes lourdingues de
deathcore brutal.
Le titre éponyme annonce immédiatement la couleur : un style exclusivement rythmique, des breaks hyper massifs, des vocaux de brute épaisse, soit ce qui constitue environ 90% de la scène actuelle. Je reconnais que des efforts sont faits pour sortir des carcans, à l’instar d’un « 21 Fingers » qui nous glisse non pas des doigts mais quelques dissonances bienvenues, des riffs plus alambiqués ainsi que des relents mélodiques fugaces trop rapidement écrabouillés sous des tonnes de
beatdown complètement abrutissants. Ce genre me procure exactement le même sentiment que si j’observais des culturistes en train de comparer leurs biceps. Certes, le rendu s’avère foncièrement méchant, avec un vocaliste taillé pour la baston et des guitares sous-accordées qui ne font pas beaucoup d’efforts pour utiliser toutes les cases, si ce n’est toutes les cordes.
Au début c’est rigolo car il y a quelque chose de démesuré allant jusqu’à l’absurde dans cette volonté de sonner comme un gros bourrin, cependant nombre de musiciens semblent ne pas avoir conscience que les ralentissements d’un
SUFFOCATION au début des années 90 ou que le
slam death de
DEVOURMENT les enterrent toutes et tous. Sans une malignité viscérale pour le sous-tendre, le
deathcore m’apparaît comme un genre fondamentalement creux qui ne cherche qu’à se montrer plus gaillard que le voisin, une histoire de taille de bistouquette marrante mais rapidement lassante.
Si
MENTAL MAZE s’est fixé un objectif, ce doit être l’absorption de l’atmosphère, le désir de rendre l’écoute irrespirable (vous me comprenez), ce à quoi il parvient régulièrement, sur « Horrible Demise » en particulier mais également dans nombre de passages de chacun des morceaux en présence. Il y a parfois même un sens du
groove étonnant au cours d’« October » mais la triste réalité des riffs à deux notes revient vite au galop. Honnêtement, ça me fatigue la cervelle d’écouter cela…
N'étant pas totalement obtus, je conçois que ce style séduise et je n’ai aucun mal à imaginer que
Here Goes Nothing trouvera de nombreux adeptes : sa froideur mécanique est efficace, la formation est rodée, légèrement plus technique que la moyenne et le vocaliste fait vraiment mal dans son registre
growlé globalement naturel. Chaque composition équivaut à une grosse poutre contre laquelle les crânes se fracassent mais que voulez-vous que je raconte de plus au sujet d’un disque dont la seule ambition affichée est d’exhiber sa musculature ?
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