chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
232 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Warkunt - Cyclonic Abyss

Chronique

Warkunt Cyclonic Abyss
Après nous avoir balancé à la figure le sympathique « Of Ruins And Agony » le combo strasbourgeois avait ensuite disparu des radars au point de se faire oublier, car il lui a fallu sept ans pour donner une suite à ce premier jet réussi et ainsi confirmer ou non les espoirs placés en lui. Durant toute cette période de l’eau a coulé sous les ponts et ça n’est que l’année dernière avec la sortie d’un titre inédit que l’on a eu des nouvelles du quintet, qui avait entre-temps largement changé de physionomie via un remaniement important de ses troupes. Car fort désormais de trois nouvelles têtes le groupe revient aujourd’hui en force comme en forme avec un second volet de ses aventures, qui musicalement va clairement lui faire passer un cap (avec en bonus une pochette absolument sublime), et lui donner ainsi une visibilité méritée. En effet en seulement trente-deux minutes les Alsaciens offrent une livraison dense et homogène à l’équilibre constant où l’on ne perd jamais le fil en cours de route, car ceux-ci vont suffisamment varier leur propos musical tout en n’abusant pas de la technique afin de garder de bout en bout leur attractivité.

D’ailleurs tout cela va apparaître immédiatement avec le démarrage intitulé « Surfacing Cyclonic Abyss » à la densité déjà bien marquée, vu qu’on va avoir droit à un assemblage de plans très lents et rampants parsemés de blasts explosifs et d’accélérations furieuses… mettant ainsi sur un relatif équilibre les deux extrémités rythmiques. Avec en prime des riffs gras portés par une production massive et opaque on se retrouve donc avec quelque chose de sombre, humide et furieux d’où rien ne dépasse et où nulle trace d’espoir ne pointe à l’horizon, faisant ainsi de cette ouverture un moment très réussi qui donne de bons espoirs pour la suite à venir. Et effectivement c’est cela qui se produit avec le dynamique et redoutable « Hammering Darkness » où le mid-tempo va être mis à l’honneur, afin d’offrir des instants épiques propices au headbanging en alternant sur les accélérations furieuses. Mettant donc la lenteur sur le côté cette plage tentaculaire ne lâche pas l’auditeur et le garde dans son étreinte jusqu’à sa conclusion, tant on est pris dans une vague attractive où l’on ne peut s’empêcher d’avoir envie d’en découdre avec n’importe qui. Et comme pour prendre le contre-pied à tout cela « A New March Of Death » qui s’ensuit va dévoiler une vision plus bridée et étouffante, car ici on a droit à un rendu plus froid et suffocant lié à un ensemble de tempos qui n’explosent qu’en de rares et courts instants, afin de privilégier les ambiances rampantes où la pédale de frein est fortement activée et où le résultat est toujours à la hauteur des attentes, vu qu’on ne s’y ennuie jamais tant ça conserve de la fluidité en toutes circonstances sans jamais s’éterniser inutilement.

Du coup après avoir proposé une large revue des troupes l’entité va retrouver des compositions où l’équilibre va être roi comme avec les impeccables « The Monster I Become » et « Vipers » qui misent principalement sur la vitesse, tout en proposant nombre d’alternances régulières (d’où ressortent quelques accents tribaux très agréables) afin de jouer les montagnes russes. C’est sobre, classique mais redoutablement efficace avec tous les ingrédients plaisants que l’on recherche facilement dans le style. Et une fois le court interlude éthéré terminé place à l’explosif « Dehumanized » aux accents plus modernes de par quelques passages presque syncopés, mais qui ne tombent pas dans les excès synthétiques car on a droit à une grosse dose de violence tant ça tabasse de tous les côtés avec juste ce qu’il faut de ralentissements pour mieux relancer la machine, et arriver dans de bonnes conditions pour la longue conclusion intitulée « Desolated Lands » qui va nous embarquer plus loin vers des contrées inconnues. Car après un démarrage où des notes froides légèrement en reverb’ retentissent dans le néant c’est ensuite tout le panel de jeu de ses auteurs qui revient pour une ultime fois, en y ajoutant une touche spatiale et presque nostalgique qui se greffe à merveille avec le versant basique et redoutable entendu en amont, clôturant donc les débats en prouvant une fois encore que les mecs sans en faire des tonnes ont gagné en maturité comme expérience.

On sent en effet qu’ils cherchent à sortir de leur zone de confort (où c’est déjà franchement réussi) sans pousser trop loin le délire… et à raison, tant on sent que l’équilibre précaire présenté avec brio aurait facilement perdu de son éclat si ça avait misé trop haut dès le départ. Peut-être que cela sera exploré plus profondément dans le futur mais pour le moment ce qui est proposé fait largement l’affaire et c’est bien l’essentiel, confirmant la grande vitalité et qualité de la scène hexagonale… dont la bande peut aujourd’hui se targuer de faire partie. Bien que restant encore discrète et en position d’outsider celle-ci se place désormais parmi les noms locaux à suivre, tant sa musique a les atouts pour être efficace en toutes circonstances...et avec encore un peu plus de vécu commun nul doute que ça sera encore plus virulent et addictif dans le futur. WARKUNT a donc désormais toutes les cartes en main pour y parvenir vu que ce cyclone des abysses emportera dans son sillage tous ceux qui prendront la peine de se pencher dessus avec attention, et le pire avec grand plaisir... ça ne fait aucun doute.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Warkunt
Death Metal
2025 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Warkunt
Warkunt
Death Metal - 2016 - France
  

tracklist
01.   Surfacing Cyclonic Abyss
02.   Hammering Darkness
03.   A New March Of Death
04.   The Monster I Become
05.   Vipers
06.   Yfern Yen
07.   Dehumanized
08.   Desolated Lands

Durée : 32 minutes

line up
parution
27 Septembre 2025

voir aussi
Warkunt
Warkunt
Of Ruins And Agony

2018 - Great Dane Records
  

Essayez aussi
Necrovation
Necrovation
Chants Of Grim Death (EP)

2004 - Blood Harvest Records
  
Brutally Deceased
Brutally Deceased
Chasms

2024 - Doomentia Records
  
Unembalmed
Unembalmed
The Stench Of Suffering

2020 - Autoproduction
  
Firespawn
Firespawn
Abominate

2019 - Century Media Records
  
Deathcult
Deathcult
Pleading For Death... Choking On Life (EP)

2014 - Me Saco Un Ojo Records
  

Pendrak
S/T
Lire la chronique
Eximperitus
Meritoriousness of Equanimity
Lire la chronique
Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
Six Feet Under
Next To Die
Lire la chronique
Dauþuz
Todeswerk: Uranium II
Lire la chronique
Nidelgret
Trauerlärm
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Evil Warriors
Evil Warriors
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
Malhkebre
B.A.M.N.
Lire la chronique
Temple Of The Fuzz Witch / Seum
Conjuring (Split 12")
Lire la chronique
To the Lions Tour 2026
Himinbjorg + Putrefaction o...
Lire le live report
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Paterna Spirituum
Pieśni pogardy
Lire la chronique
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Moongates Guardian
Come Shadow of My End
Lire la chronique
Despondency
Matriphagy
Lire la chronique
Funebrarum
Beckoning The Void Of Etern...
Lire la chronique
Apolaustic
No Plenitude Without Suffering
Lire la chronique
Vargrav
Dimension: Daemonium
Lire la chronique
Putrefaction of Rotting Corpses (P.O.R.C.)
Sociopatia
Lire la chronique
Deftones
Koi No Yokan
Lire la chronique
Galibot + Mephorash
Lire le live report
A Forest Of Stars
Stack Overflow In Corpse Pi...
Lire la chronique
Nightspell
Darkness Spreads Around (EP)
Lire la chronique
Funebrarum
Exhumation Of The Ancient (EP)
Lire la chronique
Imperial Triumphant
Alphaville
Lire la chronique