chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
229 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Inerte - Singulier

Chronique

Inerte Singulier
Le Lillois d’INERTE m’avait fait plutôt bonne impression avec son premier EP autoproduit S/C paru en 2022, le voilà donc qui nous revient trois ans plus tard avec un album intitulé Singulier, une sortie conséquente puisque proposant dix compositions pour une durée de quarante-trois minutes.

Globalement, je vais retrouver tout ce qui m’avait alors séduit mais également tout ce sur quoi je me montrais davantage dubitatif. Ainsi, une nouvelle fois, le one-man band a su soigner l’emballage avec une pochette dont l’artwork attire l’œil et retient l’attention, bien qu’un peu brouillonne quand on y regarde de plus près : même en zoomant je n’arrive pas à comprendre le visage du personnage central, sa texture, ni ce que représente l’arrière-plan et la masse noire qui forme la base de l’œuvre est trop opaque pour être parfaitement lisible. C’est dommage car le concept initial s’avère fort séduisant. La production est également bien affirmée, certes traditionnelle mais pour du boulot d’indépendant, nous avons tous déjà entendu largement pire. L’homme s’en sort donc très bien lorsqu’il s’agit de sonoriser sa musique, d’équilibrer les voix et les instruments, avec même un surcroît de puissance dans la mise en avant des riffs ce qui rend les titres plus percutants que par le passé.

Les textes ont eux aussi été particulièrement travaillés. Ils sont denses, il y a une plume indéniable, l’écueil étant qu’ils ne sont pas toujours parfaitement compréhensibles lorsque le groupe passe dans un registre extrême. Ainsi, l’introduction « Non Serviam » part d’un postulat intéressant où le chant va crescendo du murmure au hurlement mais sitôt que cette phase arrive il devient compliqué de suivre les paroles. L’intention est cependant intéressante et comme ce défaut ne survient pas dès lors que le nombre de mots est épuré, il ne relève donc pas d’un défaut d’articulation, problème toujours préjudiciable aux formations hexagonales choisissant de chanter dans leur langue maternelle. Par conséquent, INERTE marque des points importants en ayant autant insisté sur l’aspect littéraire du projet, ce qui est à mon sens l’une des particularités les plus attractives de la formation.

En revanche, puisqu’il y a bien des éléments qui me chagrinent, le disque me perd peu à peu tant il pioche dans différents registres sans jamais en adresser totalement un. Du black metal, il y en a : il ressort du riffing, d’une partie des vocaux, de certaines ambiances également et c’est sans doute le genre de metal qui domine au sein de Singulier, « Désirs inertes » m’évoquant le GLACIATION de Sur les falaises de marbre. Mais « J’aimais cette vie » sonne comme du blackened core, « Renaissance satanique » ou « Ne plus exister » sont des exemples du visage death, lui aussi davantage présent que dans l’EP, « Jamais ne tombez amoureuse » développe une posture doom, « Lévitation dans le cauchemar » se montre post et, pour tout dire, l’appellation initiale dark metal ne saurait justifier à elle seule autant de facettes.

Paradoxalement, le LP parvient à rester homogène, INERTE ayant suffisamment de personnalité pour s’approprier tout cela et écrire des choses qui lui ressemblent : noirceur du propos, sens de la lancinance, variations vocales et mid-tempos introspectifs. Pourtant, en dépit de qualités évidentes démontrant que la formation a charbonné entre ses deux productions, je ne parviens toujours pas à en saisir l’objectif. Si l’homme souhaite faire de son groupe un journal intime dans lequel il déverse son mal-être, c’est entendable car salvateur. Si ce mal-être est protéiforme et qu’il s’exprime au travers de différents genres musicaux, c’est tout aussi entendable car représentatif de la complexité des sentiments. Mais tout mettre dans un même disque n’est selon moi pas ce qui donnera pleinement de la cohérence à l’histoire. Peut-il faudrait-il fragmenter les idées et écrire des EP plus spécifiques où chaque influence pourrait être creusée, explorée à fond ? En effet, l’artiste en a largement les ressources tant en termes d’inspiration que de compétences techniques.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Inerte
Dark Metal
2025 - Indépendant
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Inerte
Inerte
Dark Metal - 2014 - France
  

formats
tracklist
01.   Non Serviam  (02:53)
02.   Désirs inertes  (05:45)
03.   Renaissance satanique  (04:34)
04.   Misère  (03:56)
05.   Avant que tu ne la prennes  (03:34)
06.   J'aimais cette vie  (04:19)
07.   J'amais ne tombez amoureuse  (04:44)
08.   Ne plus exister  (04:24)
09.   Lévitation dans le cauchemar  (05:32)
10.   S'il te plaît  (04:15)

Durée : 43:56

line up
  • Nico / Chant, Instruments

parution
19 Décembre 2025

voir aussi
Inerte
Inerte
S/C (EP)

2022 - Indépendant
  

Essayez aussi
Nightfall
Nightfall
Astron Black And The Thirty Tyrants

2010 - Metal Blade Records
  
October Tide
October Tide
Grey Dawn

1999 - Avantgarde Music
  
Rapture
Rapture
Futile

1999 - Spikefarm Records
  
Sans Roi
Sans Roi
Le rêve & la vie

2025 - Chapitre XIII
  
Naglfar
Naglfar
Harvest

2007 - Century Media Records
  

Voidhämmer
Noxious Emissions (EP)
Lire la chronique
Worm
Necropalace
Lire la chronique
Yûshû
Yûshû
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Crown Of Thornz
Mentally Vexed
Lire la chronique
Teigne
Résilience
Lire la chronique
Poison Ruïn
Confrere (EP)
Lire la chronique
Ectovoid
In Unreality's Coffin
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Puritan Bone
Ecstasy On The Frontier Of ...
Lire la chronique
Umulamahri
Learning The Secrets Of Aci...
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
20th Anniversary
Celeste + Ways.
Lire le live report
Chat Pile / Hayden Pedigo
In The Earth Again (Coll.)
Lire la chronique
Ellende
Zerfall
Lire la chronique
Self Hypnosis
Contagion of Despair
Lire la chronique
His Hero Is Gone
Fifteen Covnts of Arson
Lire la chronique
Phantom Corporation
Time And Tide
Lire la chronique
Sad Whisperings
The Hermit
Lire la chronique
Crush Your Soul
Ice Water
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique
Cross Of Disbelief
Hands Bound In Absent Praye...
Lire la chronique
Live Report Tanork - Skelethal
Lire le podcast
Carnal Savagery
Crypt Of Decay
Lire la chronique
Crystal Sun
The Trace You Left
Lire la chronique
Cave In
Tides Of Tomorrow (EP)
Lire la chronique
Live Report Esodic - Anthares
Lire le podcast
Ernte
Der schwarzen Flamme Vermäc...
Lire la chronique
Invictus
Nocturnal Visions
Lire la chronique
Bloodtruth
Execration
Lire la chronique