chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
223 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Officium Triste - Reason

Chronique

Officium Triste Reason
A une ère où le doom metal refait surface, un peu comme pour toute choses mises de côté qui sortent de l’oubli, on retrouve deux types d’acteurs : ceux qui innovent et sortent du lot, et ceux qui se basent sur les acquis. Les hollandais d’Officium Triste font partie de la seconde catégorie. Une classe malheureusement peu reluisante instauré par My Dying Bride et ses deux compagnons de route (Paradise Lost et Anathema premières époques), dans laquelle on jette un peu trop souvent le groupe, qui en contrepartie de lui donner une image de clone, confère au hollandais un statut de valeur sure pour ceux qui leur auront donner une chance.

Officium Triste est effectivement l’un des nombreux fils de cette lignée, pratiquant un doom metal lent et mélodieux, gorgé de ce feeling romantique et triste qui a fait la grandeur des britanniques. Après deux albums et deux split avec Cold Mourning, Officium offre sa troisième offrande sur Displeased en 2004. On pourrait rapprocher le doom d’Officium Triste à celui de formations récentes tels que Swallow The Sun sans le côté « doom-pour-s’faire-des-bisous »

Au premier abord, Reason peut paraître somme toute classique ; de lentes et lourdes complaintes avec un claviers discret et léger en trame de fond, du piano, des growls monocordes mais très expressifs, quelques accélérations bien senties et de somptueux relâchement de pressions avec claviers et leads de guitares bien couinants. Autre petites chose à noter, l'absence totale, à part quelqeus murmures çà et là, de chant clair.

Alors on pourrait se dire « ouai, cool, je vais pouvoir attendre le nouveau MDB, comme ça… », seulement Reason révèle sa magie immédiatement. Même si les circonstances et l’imaginaire sont de la partie, on ne peut passer à côté de l’aura qui se dégage de cet album. Ce mystérieux mélange d’espoir et de désespoir, d’amour et de mépris, de sérénité et de détresse, de paysages tristes et de visions ensoleillés et majestueuses, dualité illustré par les riffs lents et plaintifs et les sublimes moments de piano, de claviers et de mélodies de guitares, imprégnés des émotions citées plus haut. Sentiments qui prennent toute leur ampleur dans des titres tels que In Pouring Rain ou This Inner Twist. Les textes quant à eux, bien que pas très originaux, ont le mérite d'être bien écrits et particulièrement tristes.

On ressort de Reason le cœur et l’esprit tremblant, accablé par tant de sincérité ; Officium Triste n’est peut-être pas personnel dans sa forme (ni généreux parce que bon, 42 minutes pour un album aussi bon, c’est pas top), mais l’est dans son fond. Et c’est sûrement ce petit détail qui fera la différence.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Christliar citer
Christliar
05/10/2006 23:27
note: 8.5/10
Rajout du titre This Inner Twist en MP 3. Régalez-vous mes chéri(e)s !
Christliar citer
Christliar
27/06/2006 16:41
note: 8.5/10
@ Clém : euh.... bah c'est pas sur...
Kleim Antyne citer
Kleim Antyne
26/06/2006 9:20
Miam !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Officium Triste
Doom death mélodique
2004 - Displeased Records
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (2)  7.25/10
Webzines : (13)  7.64/10

plus d'infos sur
Officium Triste
Officium Triste
Doom Death - 1994 - Pays-Bas
  

tracklist
01.   In Pouring Rain
02.   The Silent Witness
03.   This Inner Twist
04.   The Sun Doesn't Shine Anymore
05.   A Flower In Decay

Durée : 42 minutes

line up
voir aussi
Officium Triste
Officium Triste
Hortus Venenum

2024 - Transcending Obscurity Records
  
Officium Triste
Officium Triste
Mors Viri

2013 - Hammerheart Records
  

Essayez aussi
Swallow The Sun
Swallow The Sun
Plague of Butterflies (EP)

2008 - Spinefarm Records
  
Autumnal
Autumnal
The End of the Third Day

2014 - Cyclone Empire Records
  
Visceral Evisceration
Visceral Evisceration
Incessant Desire For Palatable Flesh

1994 - Napalm Records
  
Amorphis
Amorphis
Tales From The Thousand Lakes

1994 - Relapse Records
  
Painted Black
Painted Black
Cold Comfort

2010 - Ethereal Sound Works
  

Breakdown
Divide and Konquer (EP)
Lire la chronique
Innumerable Forms
Pain Effulgence
Lire la chronique
Bilan 2025
Lire le bilan
Suicidal Madness
Nous sommes déjà morts
Lire la chronique
SoulReapers
Melody of Chaos
Lire la chronique
KEN Mode
Void
Lire la chronique
Sardonic Allegiance
Coast II (EP)
Lire la chronique
Nyctophilia
Stargazer
Lire la chronique
KEN Mode
Null
Lire la chronique
Perfidious
Savouring His Flesh
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Janvier 2026
Jouer à la Photo mystère
Castle Rat
The Bestiary
Lire la chronique
Ectospire
Spiritual Dismemberment (EP)
Lire la chronique
Defamatory
Path Of No Return
Lire la chronique
Buried Souls
Here Comes the Void (EP)
Lire la chronique
Ruinous Power
Extreme Danger: Prototype W...
Lire la chronique
Kirottu
Barren
Lire la chronique
Chaos Inception
Vengeance Evangel
Lire la chronique
Enthroned
Ashspawn
Lire la chronique
Filthcrawl / Peine Kapital
Split (Split-tape)
Lire la chronique
KEN Mode
Entrench
Lire la chronique
Dead Twilight
Endless Prophecy (Compil.)
Lire la chronique
Karévana
夜明けの空へ – To the Dawn Sky...
Lire la chronique
Collier d'Ombre
Autumnal Fortress
Lire la chronique
Caronte
Spiritus
Lire la chronique
The Body
All The Waters Of The Earth...
Lire la chronique
Various Artists
Judgment Night (Music From ...
Lire la chronique
Gloombound
Dreaming Delusion
Lire la chronique
Death Reich
Stockholm Syndrome (EP)
Lire la chronique
Downthesun
Downthesun
Lire la chronique