chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
311 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Wolverine - Cold Light of Monday

Chronique

Wolverine Cold Light of Monday
Les résolutions de Dead pour l'année 2013.
Résolution #4 : rattraper le retard.

Vous qui n'êtes pas dans le secret des dieux, accrochez-vous, je vais vous révéler quelque chose que peu de gens savent. Sur Thrashocore, non seulement nous avons la possibilité de créer et publier du contenu quand nous le voulons, mais nous pouvons également mettre du contenu en attente, histoire de gagner du temps à la publication une fois l'article rédigé. N'est-ce pas fabuleux ? Hein ? Hein ? Et pour ça, je suis le spécialiste. Si les octets pouvaient prendre la poussière, ceux qui ont permis de sauvegarder cette chronique (entre autres) en auraient une sacré couche tant elle traine désespérément dans mes trucs à faire depuis des années. La fin du monde étant derrière nous (quoi qu'ayant découvert Rap Contenders et Liza Monet récemment, j'ai moins de certitudes), je me suis dit qu'il était temps de boucler mes dossiers pour aller de l'avant. 2013 sera donc, j'espère, l'année du retour à l'équilibre chronicatoire (mot offert par la maison), à défaut d'être financier. C'est toujours mieux que rien.

Le titre et l'artwork de ce second album de Wolverine m'ont toujours fasciné, pour des raisons que je ne saurais exprimer clairement. Peut-être est-ce cette moitié de visage féminin ou la direction artistique qui me rappellent certains films dramatiques que j'adore ? En tous cas, "Cold Light of Monday" a été pensé de la sorte puisqu'il s'agit d'un concept album tournant autour d'une jeune femme à l'esprit torturé et à la vie mouvementée. L'ensemble est construit comme une histoire de 50 minutes où les morceaux qui s'enchaînent font plutôt office de chapitres, chacun d'eux dépeignant un épisode de cette vie avec une atmosphère différente. Ces différentes ambiances justement sont ce qui frappent à la première écoute, tantôt angoissantes, tantôt plaintives, parfois contemplatives ou reposées... Elles illustrent parfaitement les humeurs et émotions de l'héroïne dans sa traversée du désert, ses doutes, ses peurs, ses blessures, ses joies et sa quête de vérité. Hétérogène et complexe, l'album n'est pas facile à cerner mais reste néanmoins assez cohérent pour que la sauce prenne.

Musicalement, les compositions sont donc très variées. Pour créer ces images, le groupe n'a pas lésiné sur les moyens et expérimente à tout va pour faire de chaque pièce du puzzle, un élément unique. Leur metal progressif passe alors par divers états, calme ou moins calme, sombre ou lumineux, glauque ou aseptisé... Vu la tonalité du récit, leur musique demeure avant tout froide et triste. Ces sentiments sont renforcés par un travail colossal sur l'intégration des claviers et de l'électronique qui donne un côté très clinique au voyage. Ceux qui avaient découvert le combo suédois avec "The Window Purpose" avaient sans doute senti un certain potentiel ; ce second opus ne fera pas taire cette réputation tant la prestation ici est impeccable, notamment le chant de Stefan qui crève le coeur et le jeu de Marcus, décidément surprenant derrière ses futs. On ne boudera pas non plus les quelques solos de guitare sans quoi la classe n'aurait pas été totale.

"Cold Light of Monday" est un album que l'on a envie d'aimer. Intelligent, pensé, peaufiné jusqu'à la dernière seconde, il est le fruit d'une minutieuse entreprise de recherche artistique. Malheureusement, pour moi, Wolverine s'est fait légèrement grignoté par son concept qui prend parfois le pas sur la musique et le plaisir. La diversité offerte n'est pas toujours une bonne chose et crée quelques longueurs : personnellement, les nombreuses instrumentales m'ont ennuyé et la ballade "Trust" ne m'a pas atteint du tout. Heureusement, autour des trous laissés par ces morceaux, le disque compte quelques pépites telles que l'enchainement poignant "Sarah" / "New Best Friends", le percutant "Carousel", le rêveur "Tied With Sin" ou la sublime conclusion "The Final Redemption". Globalement, "Cold Light of Monday" est donc plutôt un bon album, inégal certes mais bon et c'est ce qu'on retiendra. L'exercice était difficile et il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas saluer la performance du groupe ; devant tant de grâce, on regrette juste qu'il n'ait pas été meilleur. A l'avenir, les Suédois ne retenteront pas l'expérience en revenant 3 ans plus tard avec une production plus classique, le très bon "Still".

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

citer
(ancien membre)
11/01/2013 17:41
Avec un blase pareil, il faut du saignant, du violent, du griffu !!
Invité citer
Aguirre
11/01/2013 12:22
J'ai à peine survolé Still sur youtube mais globalement, il ne me laisse pas la moitié de l'impression que m'avait fait ce Cold Light. J'adore l'ajout de growls très parcimonieusement utilisés, mais toujours à bon escient. Un fort bon album de Prog Metal. Je le conseillerais au fans de Pain of Slavation.
Le premier album, je ,e connais pas du tout par contre.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Wolverine
Metal progressif
2003 - Elitist Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (15)  7.57/10

plus d'infos sur
Wolverine
Wolverine
Metal/rock progressif - 1995 - Suède
  

vidéos
New Best Friends
New Best Friends
Wolverine

Extrait de "Cold Light of Monday"
  

tracklist
01.   Dawn
02.   Sarah
03.   New Best Friends
04.   Tightrope
05.   Carousel
06.   Trust
07.   Pantomime
08.   Red Canvas
09.   Dusk
10.   Tied With Sin
11.   The Final Redemption

Durée : 52 min.

line up
voir aussi
Wolverine
Wolverine
Machina Viva

2016 - Sensory Records
  
Wolverine
Wolverine
Communication Lost

2011 - Candlelight Records
  
Wolverine
Wolverine
Still

2006 - Candlelight Records
  

Essayez aussi
Dream Theater
Dream Theater
A View From The Top Of The World

2021 - InsideOut Music
  
Haken
Haken
The Mountain

2013 - InsideOut Music
  
Pain of Salvation
Pain of Salvation
In The Passing Light of Day

2017 - InsideOut Music
  
Devin Townsend
Devin Townsend
Empath

2019 - InsideOut Music
  
Electro Quarterstaff
Electro Quarterstaff
Gretzky

2006 - Willowtip Records
  

Converge
Hum Of Hurt
Lire la chronique
Anasarca
Achlys
Lire la chronique
Pisscorpse
Precipice of Death
Lire la chronique
Iron Maiden
Senjutsu
Lire la chronique
Dimmu Borgir
Grand Serpent Rising
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
The Uplift Mofo Party Plan
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
Pendrak
S/T
Lire la chronique
Eximperitus
Meritoriousness Of Equanimity
Lire la chronique
Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
Six Feet Under
Next To Die
Lire la chronique
Dauþuz
Todeswerk: Uranium II
Lire la chronique
Nidelgret
Trauerlärm
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Evil Warriors
Evil Warriors
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
Malhkebre
B.A.M.N.
Lire la chronique
Temple Of The Fuzz Witch / Seum
Conjuring (Split 12")
Lire la chronique
To the Lions Tour 2026
Himinbjorg + Putrefaction o...
Lire le live report
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Paterna Spirituum
Pieśni pogardy
Lire la chronique
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Moongates Guardian
Come Shadow of My End
Lire la chronique
Despondency
Matriphagy
Lire la chronique
Funebrarum
Beckoning The Void Of Etern...
Lire la chronique
Apolaustic
No Plenitude Without Suffering
Lire la chronique
Vargrav
Dimension: Daemonium
Lire la chronique