chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
142 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Tristania - Illumination

Chronique

Tristania Illumination
Le hasard du calendrier crée parfois des situations amusantes. Ainsi, à moins d'une semaine d'intervalle sortaient les troisièmes albums de Sirenia et Tristania sans Veland (le cinquième sinon), deux vétérans de l'ancienne scène metal symphonique et éternels rivaux depuis que Veland s'est barré de Tristania pour monter Sirenia (enfin ça fait vachement people de le dire et vous savez qu'ici, à Thrashocore, on aime les ragots). Etant donné la médiocrité de leurs dernières productions, on était en droit de se demander ce que tous ces norvégiens allaient devenir.

Comme vous le savez tous (enfin on va dire, ça m'arrange), l'ami Veland (Sirenia) a pécuniairement succombé au chant des sirènes en signant chez Nuclear Blast et en optant pour un style néo-metal gothique des plus insipides (cf. chronique de "Nine Destinies And A Downfall"). Avec un titre d'album aussi audacieux que "Illumination", Tristania avait vraiment intérêt à remonter le niveau du très moyen "Ashes" sous peine d'essuyer de vieux jeux de mots du genre "Ils ne l'ont toujours pas eu... l'illumination", etc. Sans parler d'illumination proprement dite (non je n'irai pas plus loin), les norvégiens ont su se rassembler, se forger une nouvelle identité et il ne serait pas étonnant que ce nouvel album soit le début d'une nouvelle ère.

Toutefois, n'attendez pas de Tristania qu'il révolutionne le metal gothique. De toutes façons, je crois que ça ne sert pas à grand chose d'attendre une révolution dans ce domaine. Le groupe demeure fidèle à lui-même et affine ce nouveau cap amorcé il y a deux ans sur "Ashes". Pour ceux qui espéraient encore, je suis au regret de vous annoncer que c'en est définitivement terminé des choeurs et autres orchestrations qui ont fait leur renommée : il faut désormais compter sur un metal gothique moins grandiose, plus épuré. Ainsi, les guitares réinvestissent l'espace sonore en compagnie bien sûr du chant de Vibeke qui se veut beaucoup moins sirupeux et plus ambiguë. D'ailleurs, le groupe adopte une utilisation moins manichéenne des chants, chacun d'entre eux participe à tous les moments et toutes les ambiances, chaudes ou austères. Quant aux hurlements, avec le départ de Kjetil Ingebrethsen, ils se font de plus en plus rares mais ont été néanmoins exécutés par un certain Vorph de Samael (!!!) sur cet album.

Même s'il n'est pas très original, "Illumination" n'est pas pour autant un album dénué d'intérêt. Tristania y a mis du coeur à l'ouvrage et nous offre des compositions riches et bien senties, tantôt lentes, tantôt plus violentes mais toutes s'inscrivent dans le même esprit. Entre mélodies subtiles, refrains enchanteurs et interprétation raffinée, le groupe développe ces atmosphères sombres et tristes qu'on leur connaît, atmosphères qui prennent ici une autre dimension. Les norvégiens semblent s'être concentrés sur l'essence de leur musique et les émotions. Toutefois, "Illumination" ne s'assimile pas si facilement, et sa richesse ne se révèlera qu'au fil des écoutes contrairement au dernier Sirenia. Et pour ceux qui seraient prêt à l'acquérir, sachez que l'artwork est magnifique (notamment le digipack), sobre, classieux et sied à merveille à la musique. Un album de metal gothique de plus donc, mais un bon qui ravira les amateurs du style.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Tristania
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (3)  5/10
Webzines : (25)  7.23/10

plus d'infos sur
Tristania
Tristania
Metal gothique - 1996 - Norvège
  

tracklist
01.   Mercyside
02.   Sanguine Sky
03.   Open Ground
04.   The Ravens
05.   Destination Departure
06.   Down
07.   Fate
08.   Lotus
09.   Sacrilege
10.   In the Wake (bonus track)
11.   Deadlands

Durée : 52:30

line up
parution
22 Janvier 2007

voir aussi
Tristania
Tristania
Ashes

2005 - Steamhammer Records (SPV)
  
Tristania
Tristania
Darkest White

2013 - Napalm Records
  
Tristania
Tristania
Beyond The Veil

1999 - Napalm Records
  
Tristania
Tristania
Widow's Weeds

1998 - Napalm Records
  
Tristania
Tristania
World Of Glass

2001 - Napalm Records
  

Essayez aussi
Flowing Tears
Flowing Tears
Serpentine

2002 - Century Media Records
  
Fall Of The Leafe
Fall Of The Leafe
Fermina

2002 - Icarus Music
  
Entwine
Entwine
Chaotic Nation

2015 - Spinefarm Records
  
Autumn
Autumn
My New Time

2007 - Metal Blade Records
  
Flowing Tears
Flowing Tears
Thy Kingdom Gone

2008 - Ascendance Records
  

Contre-Feux
Mort/Vivant
Lire la chronique
Carcass
Symphonies Of Sickness
Lire la chronique
Mourir
Animal Bouffe Animal
Lire la chronique
Slaughtbbath
Alchemical Warfare
Lire la chronique
Yacøpsæ
Timeo Ergo Sum
Lire la chronique
Caronte
Wolves Of Thelema
Lire la chronique
Lurker of Chalice
Tellurian Slaked Furnace (C...
Lire la chronique
Azels Mountain
Wieczny sen
Lire la chronique
Petits labels français BM : Rupture de stock CHALLENGE
Lire le podcast
Come to Grief
Pray for the End (EP)
Lire la chronique
Hellvetron
Trident Of Tartarean Gateways
Lire la chronique
Svarttjern
Shame Is Just A Word
Lire la chronique
Schizophrenia
Voices (EP)
Lire la chronique
Beneath The Massacre
Fearmonger
Lire la chronique
Vulture
Ghastly Waves & Battered Gr...
Lire la chronique
Nefarious Dusk
The Wanderer of the Cold North
Lire la chronique
Nova
Veniamo Dal Cielo
Lire la chronique
Nekrofilth
Worm Ritual
Lire la chronique
Helloween
Keepers of the Seven Keys p...
Lire la chronique
PPCM #30 - La Mort fait recette !
Lire le podcast
Black Mold
Tales of Degradation (Démo)
Lire la chronique
RAM
The Throne Within
Lire la chronique
White Ward
Love Exchange Failure
Lire la chronique
Adversary
Forgotten Remains Of Death ...
Lire la chronique
Svart Crown
Wolves Among The Ashes
Lire la chronique
Leprophiliac
Caskets Of Flesh (Démo)
Lire la chronique
Nawaharjan
Lokabrenna
Lire la chronique
Sadus
Chemical Exposure (Illusions)
Lire la chronique
Crusadist
The Unholy Grail
Lire la chronique
Ulcerot
Necuratu (Démo)
Lire la chronique