chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
175 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Harlots - Betrayer

Chronique

Harlots Betrayer
En manque de musique ultra chaotique et technique piochant autant dans le grind/death que dans le hardcore ? Les Américains d'Harlots devraient peut-être rassasier (ou simplement faire chier ton voisin) ton côté psychopathe skyzophrène « violeur-de-pékinois-et-fan-de-Frédéric-François » (Dead on t'a cramé !) une petite demi-heure. Formé dans l'Ohio en 2002, le groupe sort très vite deux albums et un EP puis enchaîne les concerts (300 à ce jour). Une réputation se crée dans le milieu underground et n'échappe au label germanique éclectique Lifeforce Records, signant le groupe le plus extrême de son catalogue. Betrayer est lancé.

A première écoute (trois premiers titres d'une violence sans équivoque) et vue la dénomination « technical grind/death » sur Metal-Archives©, le choix de chroniquer ce promo pourrait paraître totalement suicidaire, j'aurais pu le transmettre à mes collègues bourrinos… Que nenni, la définition de Metal-Archives n'est pas franchement exacte (peut-être leurs anciens albums ?) même si le collage d'étiquette reste assez périlleux. Ici, Harlots se situerait entre un Cephalic Carnage et un The Red Chord qui irait rencontrer le mathcore ouvert (vous verrez pourquoi) d'un The Dillinger Escape Plan. Comparaison sans exagération aucune, la (très) jeune bande possédant un niveau de jeu plutôt hallucinant ! Véritable foutoir que j'éviterai d'analyser si vous le voulez bien (un Doliprane en suppo svp ?), les riffs piochent dans toutes les sauces et proposent quelques leads death ou riffs alambiqués méchamment headbanguant (enfin secouage de tête avec camisole hein !). Relativement éprouvant la première fois, Betrayer nécessitera une petite mise en jambe avant de s'habituer à la chose mais aussi d'y découvrir ses subtilités, aidé d'une production exemplaire de Joel Lauver (Job For A Cowboy, Demericous, Destroyer Destroyer).

Effectivement, l'album ne se limite pas à un capharnaüm de 43 minutes (heureusement pour moi !) : Harlots ne cache pas son amour pour le post-core. Dans la veine d'un Isis, un titre complet comme « Dried Up Goliathan », « The Concept Of Existence » ou la sublime conclusion « Suicide Medley » démontre un nouvel Harlots entièrement méconnaissable ! Le pire c'est que la bande arrive à proposer son nouvel style avec une certaine réussite (il y a encore pas mal de boulot tout de même), les musicos passant du riff tremolo/blasts à du post-rock sans broncher. Le chanteur varie dans la course ses hurlements hybrides (death/hardcore très proche de Tommy de BTBAM) vers un chant parlé (PTW/Shaï Hulud) et clair (« Full Body Contortion », « Dried Up Goliathan » et « This Is A Test, No Flesh Shall Be Spared ») pas très juste certes, mais pardonnable. Tout pour faire un grand album malheureusement la technique ne fait pas tout et camoufle parfois des compos pas très fraîches voire carrément fadasses (notamment sur la fin : « Building An Empire Towards Destruction » ou « Consensus For The Locus Of Thought »), entendre par là de la branlette pour la branlette sans rien derrière (à quoi tu penses petit cochon ?!)… Dommage.

Bourrins ouverts d'esprits (« post-core » ne te fais pas peur) et autres adeptes d'un Silent Circus (Betrayer s'en rapproche beaucoup), cet album te défoulera bien comme il faut. Malgré un côté inégal (bourrin comme calme) et des transitions relativement grinçantes couplés à des critiques incendiaires pour la plupart, Betrayer annonce une suite de discographie extrêmement intéressante. Le groupe devrait affiner son style puis bientôt trouver un label plus imposant (comme 90% des groupes de Lifeforce) et marquer ainsi une plus grande partie du public.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Saku' citer
Saku'
10/02/2008 23:43
Mon frère écoute ça à fond avec les 1ers Ion Dissonance, et si on est pas friand du style, ça fait très mal au crâne !
citer
Personne
23/01/2008 01:49
http://www.myspace.com/harlots

Bien plus de son ici

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Harlots
Grind/Death/Mathcore
2008 - Lifeforce Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (23)  6.31/10

plus d'infos sur
Harlots
Harlots
Grind/Death/Mathcore - 2003 † 2009 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   The Weight Unweighable
02.   Avada Kedavra
03.   Full Body Contortion
04.   Dried Up Goliathan
05.   Duilding An Empire Towards Destruction
06.   Consensus For The Locus Of Thought
07.   This Is A Test No, Flesh Should Be Spared
08.   The Concept Of Existence
09.   Suicide Medley

line up
parution
11 Février 2008

Submerged
Resurfacing Nautical Ruin (EP)
Lire la chronique
Flesh Libido
Flesh Libido
Lire la chronique
Lord Ketil
Ødeleggelse
Lire la chronique
Darkthrone
Pre-Historic Metal
Lire la chronique
Galibot
Catabase
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
Gigan
The Order of the False Eye
Lire la chronique
Brutal Swamp Fest 4
Benighted + Bio-Cancer + Cr...
Lire le live report
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Abscess
Through The Cracks Of Death
Lire la chronique
Moonchild Trio
Six Litanies for Heliogabalus
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
Freaky Styley
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Corrosion Of Conformity
Good God / Baad Man
Lire la chronique
Möhrkvlth
Gwenojennoù An Ankounac'h
Lire la chronique
Fecundation
Moribund
Lire la chronique
Disembodiment
Spiral Crypts
Lire la chronique
Engorgement
They Rot Beneath Our Floor
Lire la chronique
Seum
Parking Life
Lire la chronique
Treponem Pal
Higher
Lire la chronique
Winterfylleth
The Unyielding Season
Lire la chronique
Skin Chamber
Wound
Lire la chronique
Trouble
Manic Frustration
Lire la chronique
Dark Medieval Fest
Aexylium + Darkenhöld + Fro...
Lire le live report
Corpus Offal / Undergang
Corpus Offal / Undergang (S...
Lire la chronique
Trouble
Trouble
Lire la chronique
Brozerz
PFFFFFF (Démo)
Lire la chronique