chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
189 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Hatred - Madhouse Symphonies

Chronique

Hatred Madhouse Symphonies
HATRED, à ne pas confondre avec le groupe de death-thrash batave du même nom, ça ne vous dit sûrement pas grand chose. Il faut dire qu'en dix ans de carrière (formation en 1998), les allemands n'ont sorti qu'un MCD (« Fractured », 2002) et un full length, « Soulless », en 2004. Pour avoir tapé l'incruste en première partie de combos comme TESTAMENT, ANNIHILATOR, SODOM ou encore TANKARD, on se doute bien que HATRED ne donne pas dans le funeral doom mais bel et bien dans le thrash à l'ancienne, s'abreuvant à la source bay area des premiers faits d'armes de METALLICA et EXODUS. Un de plus vous me direz. La différence avec les fils plus ou moins légitimes qui tentent de surfer sur la vague neo/retro thrash de ces derniers mois ? Sinon de la magie, au moins quelque chose qui s'apparente au fameux supplément d'âme dont assez peu de groupes du même genre, finalement, peuvent se prévaloir.

Alors certes, « Madhouse Symphonies » reste très classique dans l'exécution des 13 morceaux qui le composent et rien ne surprendra véritablement l'amateur de grosses rythmiques bien carrées, même si HATRED, c'est à souligner, ne tire son inspiration d'aucun groupe en particulier, si ce n'est peut être EXODUS (ce ne serait pas le riff de « War Is My Shepherd » que j'entends là, sur « Madhouse Symphonies »?). C'est donc à la scène thrash américaine des 80's dans son ensemble que HATRED se réfère et si l'album n'est pas exempt de défauts (un léger manque de patate rythmique par moments, des lignes de chant parfois un peu naïves), son statut d'autoproduction incite à la plus grande mansuétude. Et puis franchement, réussir à capter l'attention 55 minutes durant avec un fond de jeu aussi old school, ça relève de l'exploit, d'autant que les allemands ne jouent pas la carte de la rapidité à tout crin. Le tempo reste assez enlevé mais dès l'opening track « Follow The Leader », HATRED place un break mélodique comme on en trouve à foison chez le père Waters (ANNIHILATOR). L'occasion pour le tandem Martin Köth/Frank Schmauser de faire ses preuves au rayon lead guitars, les solis étant sur « Madhouse Symphonies » de qualité franchement supérieure. Les duels de gratte sont nombreux mais, à l'image de ceux de « Resurrection », ne déséquilibrent jamais le songwriting par quelques excès démonstratif que ce soit. A ce titre, impossible de ne pas mentionner ce passage somptueux sur « Explosions », qui évoque autant « Creeping Death » des Four Horsemen que n'importe quel pont mélodique racé du frontman d'ANNIHILATOR. Evidemment, le rendu final est moindre mais réussir à tutoyer pareils sommets métalliques constitue déjà une sacré victoire!

Autre point fort du disque, Matthias Mauer, son chanteur. L'immense majorité des combos thrash récents étant dépourvus de gueulards charismatiques du niveau de Steve Souza ou Bobby « Blitz » Ellsworth, on saluera d'autant plus volontiers l'excellente prestation du dit Matthias, aussi à l'aise dans les gueulantes crossover façon MUNICIPAL WASTE que dans le chant clair forcé (belles digressions vocales sur le title track). Et si les lignes de chant plus traditionnelles restent à parfaire, à l'image du démarrage difficile de l'excellente power ballad « Gates Of Hell », le bougre lâche régulièrement quelques screams bien sentis (on pense souvent à Schmier de DESTRUCTION) qui renforcent l'aspect heavy de l'ensemble. Des vocaux bien variés qui permettent à HATRED de couvrir un spectre assez large de la scène US, de SLAYER (sur « Schizophrenia ») à OVERKILL en passant par MEGADETH, le riff principal de « Walk Through The Fire » étant une réminiscence évidente de « Holy Wars ». Peu avare en citations classieuses, les cinq thrashers ont le bon goût de ne pas en faire la clé de voûte de leurs morceaux, au contraire des vandales norvégiens de BLOOD TSUNAMI. Allemagne oblige, HATRED n'oublie pas de faire un détour vers la case festive avec la terriblement jouissive « (We Are The) Mosh Crew », concentré de fun dans la grande tradition d'un « Friebier » de leurs compatriotes TANKARD. Du tout bon donc, à ranger au rayon bonnes surprises 2008 (ou 2009 si, comme moi, vous êtes à la bourre).

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Thomas Johansson citer
Thomas Johansson
14/05/2009 17:59
note: 8/10
riven a écrit : Sinon, la pochette me rapelle très bizarrement celle d'un album d'Iron Maiden (dont je ne me rapelle pas le nom)

Effectivement, ça ne m'a pas non plus échappé. J'ai demandé au guitariste s'il y avait référence directe à "Piece Of Mind" mais il m'a assuré que non.
Niktareum citer
Niktareum
13/05/2009 23:50
riven a écrit : Du bon thrash en effet Gros sourire

Sinon, la pochette me rapelle très bizarrement celle d'un album d'Iron Maiden (dont je ne me rapelle pas le nom)

Anyway
7.5/10

Pice of Mind peut-être. Juste pour la chambre forte.
riven citer
riven
13/05/2009 22:19
note: 7.5/10
Du bon thrash en effet Gros sourire

Sinon, la pochette me rapelle très bizarrement celle d'un album d'Iron Maiden (dont je ne me rapelle pas le nom)

Anyway
7.5/10
Keyser citer
Keyser
03/03/2009 10:03
Pas mal du tout ça en effet!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Hatred
Thrash metal
2008 - Twilight-Vertrieb
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (7)  7.9/10

plus d'infos sur
Hatred
Hatred
Thrash metal - 1998 - Allemagne
  

tracklist
01.  Follow The Leader
02.  Caught In The Pit
03.  Schizophrenia
04.  Prelude(r) - instrumental
05.  Resurrection
06.  Explosions
07.  Gates Of Hell
08.  Madhouse Symphonies
09.  Call To Arms
10.  Walk Through The Fire
11.  Surrender
12.  Thrill Me
13.  (We Are The) Mosh Crew

Durée : 54:55

line up
parution
21 Novembre 2008

Essayez aussi
Ultra-Violence
Ultra-Violence
Deflect The Flow

2015 - Candlelight Records
  
Suicidal Angels
Suicidal Angels
Sanctify The Darkness

2009 - Nuclear Blast Records
  
Chemicide
Chemicide
Common Sense

2022 - RipRide Records
  
Demolizer
Demolizer
Thrashmageddon

2020 - Mighty Music
  
Nervosa
Nervosa
Agony

2016 - Napalm Records
  

Uninhibited
From Flesh to Void (EP)
Lire la chronique
Le Diable
Le Diable - I
Lire la chronique
Fossilization
Advent Of Wounds
Lire la chronique
In Aeternum
...Of Death And Fire
Lire la chronique
Deftones
Deftones
Lire la chronique
La photo mystère du 16 Février 2026
Jouer à la Photo mystère
D.R.I.
Dirty Rotten EP (EP)
Lire la chronique
Hexvessel
Polar Veil
Lire la chronique
Lard
Pure Chewing Satisfaction
Lire la chronique
Voidhämmer
Noxious Emissions (EP)
Lire la chronique
Worm
Necropalace
Lire la chronique
Yûshû
Yûshû
Lire la chronique
Furi Helium
No Altar Stands Eternal
Lire la chronique
Crown Of Thornz
Mentally Vexed
Lire la chronique
Teigne
Résilience
Lire la chronique
Poison Ruïn
Confrere (EP)
Lire la chronique
Ectovoid
In Unreality's Coffin
Lire la chronique
Power Abuse
Madness Inside
Lire la chronique
Puritan Bone
Ecstasy On The Frontier Of ...
Lire la chronique
Umulamahri
Learning The Secrets Of Aci...
Lire la chronique
Kreator
Krushers Of The World
Lire la chronique
20th Anniversary
Celeste + Ways.
Lire le live report
Chat Pile / Hayden Pedigo
In The Earth Again (Coll.)
Lire la chronique
Ellende
Zerfall
Lire la chronique
Self Hypnosis
Contagion of Despair
Lire la chronique
His Hero Is Gone
Fifteen Covnts of Arson
Lire la chronique
Phantom Corporation
Time And Tide
Lire la chronique
Sad Whisperings
The Hermit
Lire la chronique
Crush Your Soul
Ice Water
Lire la chronique
Dementia
The Insanity Chronicles
Lire la chronique