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Helel - A Sigil Burnt Deep Into The Flesh

Chronique

Helel A Sigil Burnt Deep Into The Flesh (MCD)
A Sigil Burnt Deep Into The Flesh est l'archétype de l'album dont on ne sait pas quoi faire chez Thrashocore. Non pas que l'on soit contre une bonne séance de frisbee de temps en temps, mais on a trop de respect pour Debemur Morti qui nous envoie des jolis promos bien présentés, et on aimerait bien que ça continue. Alors la chronique traîne, et personne n'étant calé sur en black indus sur le site, c'est moi qui presque 6 mois après la sortie du disque, m'en charge. En plus, il me faut l'avouer, un disque ça vole mal, et celui-là ne mérite absolument pas ce châtiment cruel du vol plané. Car oui, Helel, il s'appelle Helel, et ce n'est pas un groupe tout à fait comme les autres.

Récemment formé, Helel est un groupe de la région parisienne (et non pas de Troyes), et dont je serais bien incapable de vous décrire le line-up, car il a pour politique apparente de ne communiquer que sur la musique. A Sigil Burnt Deep Into The Flesh est sa première offrande, que l'on pourrait décrire comme une espèce de black indus alternant le brutal et le plus ambiancé, et dont l'aspect synthétique de rigueur est renforcé par une boîte à rythme programmée de temps à autre pour aller plus vite encore que l'expansion d'une épidémie d'ebolavirus en Afrique équatoriale. Les effets, sons électroniques, dissonances et autres joyeusetés propres à l'indus sont là, et se fondent assez bien aux racines black metal personnifiées dans le chant et une bonne moitié des lignes de guitares. Les riffs sont très changeants, et se répètent peu de fois au sein de morceaux pourtant longs (respectivement : 6:02, 9:27, 5:21 et 6:37), qui donnent à ce mcd une durée de vie raisonnable.

Quant à savoir si tout cela est bien ou pas, la réponse est difficile à apporter. Le riff sweepé et toute la partie électro de « Mass Destruction/Mass Alienation » à partir de 2:30 sont très bien amenés, et me font penser, dans un genre singulièrement différent, aux expérimentations sonores des excellents Lex Talionis. Pourtant, sans jusqu'à avoir l'impression d'écouter un split entre Immortal et David Guetta, j'ai à titre personnel un sentiment de gêne à l'écoute de ce mcd, n'ayant pas franchement goût au mélange de deux univers sonores bien distincts. Même en allant au delà de ça, car il faut bien admettre que l'ensemble est très bien foutu, les dissonances, bends et autres recherches sonores à la guitare (et à la guitare seulement) m'apparaissent forcées, et un peu inutiles à l'ensemble, et mes goûts de techno-deatheux me disent que plus de sweep et leads comme au milieu de « Cosmos Is Out Of Order » apporteraient un net gain mélodique à l'œuvre d'Helel. Et en ajoutant à cela que j'ai toujours eu un net rejet pour les compositions où les guitares ne vont pas aussi vite que la batterie, j'avoue à avoir bien du mal à rentrer dans ce A Sigil Burnt Deep Into The Flesh.
Pour en revenir à des critères qui relèvent moins de mes goûts d'emmerdeur pointilleux et borné, il faut avouer que le premier morceau sus-cité fixe la barre à un niveau que ses trois successeurs n'arrivent pas à atteindre, étant moins rapides, furieux, et jouant plus la carte d'une ambiance contrastant avec le côté mécanique et inhumain de l'ensemble. C'est dommage, car certaines bonnes idées ne sont pas réutilisées très souvent, notamment les leads de guitare vraiment dans les aigus soutenus par une bar sous stéroïdes, présents uniquement dans le morceau d'ouverture et l'intro de « This Is Hel(e)l ». Au delà de ça, on peut saluer une recherche sonore de tous les instants, et des compositions qui peuvent paraître fourre-tout mais font preuve d'une grande cohérence.

J'avoue n'avoir jamais été un grand fan de black indus, mes réactions au contact de Aborym et de The Count Nosferatu Kommando et son désormais culte « Violence Über Alles » ayant été respectivement la somnolence et le fou rire il y a plusieurs années de cela. Je n'ai jamais trop compris l'intérêt de faire jouer une bar plus vite que le reste des instruments, mais c'est un choix que beaucoup ne font peut être pas. En cela la note qui échoit à cet album peut paraître galvaudée, et il est bien entendu que si vous êtes friands du style pratiqué, un à deux points de plus ne sembleraient pas usurpés à vos yeux embués de larmes. En tout cas, le fait que les trois derniers morceaux de l'album n'arrivent pas à atteindre le niveau du premier devrait en être le défaut universellement reconnu. Proposer une durée plus conséquente avec un premier album serait déjà un grand pas franchi vers la reconnaissance, et cela permettrait d'avoir Helel et la cuisse. Désolé.

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2 COMMENTAIRE(S)

cglaume citer
cglaume
29/07/2009 12:53
Citation : mes goûts d'emmerdeur pointilleux et borné

Naaaaaaaaaaan, tu noircis le tableau là ! Sourire
citer
(ancien membre)
23/07/2009 14:02
Bonne chronique, powered by Jean Roucas, Inc.

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Helel
notes
Chroniqueur : 3.25/5
Lecteurs :   -
Webzines : (17)  3.56/5

plus d'infos sur
Helel
Helel
Black Indus - 2007 - France
  

tracklist
01.   Mass Destruction / Mass Alienation
02.   A Sigil Burnt Deep Into The Flesh
03.   This Is Hel(e)l
04.   Cosmos Is Out Of Order

Durée : 27:30

line up
  • Zaal / Basse, Chant
  • Skvm / Guitare, Chant
  • Mz. / Guitare, Batterie, Chant, Claviers, Samples

parution
6 Février 2009

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