chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
95 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

At The Soundawn - Shifting

Chronique

At The Soundawn Shifting
Il y a des skeuds comme ça, dont on attendait au moins autant que le dernier forfait télévisuel en date de Casper Van Dien, et qui s'avèrent être d'authentiques bonnes surprises, voire dans le cas du « Shifting » qui nous occupe (deuxième livraison pour AT THE SOUNDAWN après « Red Square : We Come In Waves »), de grands albums. Pourtant, au regard de l'empreinte génétique du combo, c'était tout sauf gagné avec en premier lieu une origine italienne à mes yeux fort suspecte – quand j'avais onze ans lors de ma visite de Rome, je me suis fait refourguer des lires en plastique et depuis ce jour fatidique, j'associe tous les italiens sans exception (oui même toi, Fabrizzio Ravanelli !) aux poules voleuses de roumains chères à Von Yahourt – étant donné que seul NATRON et EPHEL DUATH ont réussi pour l'heure à capter mon attention, le pire restant encore la filiation au mouvement postcore dont les geignards les plus reconnus, les on ne peut plus surcôtés NEUROSIS, sont pour moi synonyme d'atteinte à l'intégrité physique des auditeurs et de défenestration immédiate pour les moins résistants.

Vous n'êtes pas d'accord avec la radicalité de mes propos ? Pas bien grave vu que le genre qui nous (vous !) intéresse a trouvé un repreneur solvable en la personne de l'assembleur de meubles venu de Suède, la privatisation du post n'étant ici plus qu'une question de lignes de basse et de textures de guitares éthérées, avant que je ne rende mon tablier pour me consacrer à des genres plus nobles comme le gore grind ou le thrash qui tâche. En apparence donc, tout les éléments semblaient réunis pour que je botte en touche (y compris leur signature chez Lifeforce Records, plutôt habitués aux groupes de troisième zone jusqu'ici) mais un court passage sur leur myspace m'a convaincu de surmonter ces préjugés et d'accorder mon attention à un groupe qui, soyons clairs, mérite bien des louanges. De par sa construction déjà, « Shifting » rompt avec cette tradition d'albums monolithiques déjà expérimentée chez TOMBS ou BURIED INSIDE avec plus ou moins de succès. Pas de concentré de souffrance brute de décoffrage balancée sous forme de parpaing ici mais une approche bien plus subtile et digeste, AT THE SOUNDAWN jouant la carte de l'accalmie bienfaitrice à de nombreuses reprises, que ce soit par le biais d'adjuvants jazzy bien plus adaptés à leur trame musicale qu'aux errances récentes d'un IHSAHN ou lorsqu'ils empruntent au compositeur Elliot Goldenthal le final tétanisant du « Heat » de Michael Mann sur « Drifting Lights ». Dans le même ordre d'idées, le chant, loin d'être prédominant, surgit au détour d'un break lorsqu'on ne s'y attend plus, AT THE SOUNDAWN prenant un malin plaisir à brouiller les pistes musicales en combinant, sans jamais tomber dans le piège du patchwork facile comme BURST et son décevant « Lazarus Bird », à merveille les passages énervés typés postcore classique – bien exécutés mais loin d'être mémorables par rapport au reste – avec cette ambiance spleen caractéristique d'une fin de soirée dans un petit club de banlieue que seul l'indéboulonnable saxophoniste n'a pas encore déserté.

Et c'est le gros point fort de ce « Shifting » délicieusement intimiste et volontiers introspectif, ce liant entre parties metal et plages atmosphériques plus rock que véritablement core qui changent un banal chemin de croix en ballade mélancolique inattendue, le chanteur Luca s'improvisant guide au fur à mesure que défile le paysage gentiment tourmenté et parfois carrément suave dessiné par les italiens. Et si nos oreilles étaient des yeux, c'est à Edward Hopper et son obsession pour la lumière, aux contours étranges d'œuvres à l'évident caractère photographique et à l'atmosphère étouffante que l'on ferait référence, autant pour la solidité de l'édifice érigé par AT THE SOUNDAWN que pour la fragilité touchante d'un chant clair toujours à la limite, mais qui participe du fort potentiel émotionnel de l'ensemble. Et de trois donc, après le death furieux des brutes NATRON et le whatever-you-call-it metal des excellents EPHEL DUATH !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

DR.Jkl citer
DR.Jkl
08/04/2010 20:32
J'aime beaucoup les extraits.
LostSon citer
LostSon
11/03/2010 22:06
"dont les geignards les plus reconnus, les on ne peut plus surcôtés NEUROSIS, sont pour moi synonyme d'atteinte à l'intégrité physique des auditeurs et de défenestration immédiate pour les moins résistants. "

Burn in hell le tennisman !!
Ikea citer
Ikea
11/03/2010 21:37
Du Post-core qui plaît à TJ, je me dois de l'écouter (plus tard)

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
At The Soundawn
Post Hardcore/Rock atmosphérique
2010 - Lifeforce Records
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines : (22)  7.42/10

plus d'infos sur
At The Soundawn
At The Soundawn
Post Hardcore/Rock atmosphérique - Italie
  

tracklist
01.  Mudra: In Acceptance and Regret
02.  7th Moon
03.  Caofedian
04.  Drifting Lights
05.  Black Waves
06.  Hades
07.  Prometheus Bring Us the Fire

Durée : 45:45

line up
parution
12 Mars 2010

Essayez aussi
Planes Mistaken For Stars
Planes Mistaken For Stars
Do You Still Love Me?

2024 - Deathwish Inc.
  
KEN Mode
KEN Mode
Void

2023 - Artoffact Records
  
Helms Alee
Helms Alee
Stillicide

2016 - Sargent House
  
Cult Of Luna
Cult Of Luna
Somewhere Along The Highway

2006 - Earache Records
  
Harkonen
Harkonen
Shake Harder Boy

2002 - Hydra Head Records
  

Nostromo
Argue
Lire la chronique
Crème Flesh
For Your Ass Only
Lire la chronique
Pilori
Sans adieu
Lire la chronique
Vomitory
In Death Throes
Lire la chronique
Nine Inch Nails
Broken (EP)
Lire la chronique
Interview de TOWERING pour l'album "The Oblation Of Man"
Lire l'interview
Ape Unit
Sticks
Lire la chronique
Immolation
Descent
Lire la chronique
Towering
The Oblation Of Man
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Ascend
Ample Fire Within
Lire la chronique
Bitter Branches
Let's Give The Land Back To...
Lire la chronique
Malum
From The Voids
Lire la chronique
Speed
All My Angels (EP)
Lire la chronique
Unearthly Rites
Tortural Symphony Of The Flesh
Lire la chronique
Bong-Ra
Esoterik
Lire la chronique
Interview de Gorgoyl pour la sortie de leur premier album "Stone Guardian"
Lire l'interview
Gorgoyl
Stone Guardian
Lire la chronique
Iniquity
Serenadium
Lire la chronique
Witch's Hollow Festival
Belenos + Borgne + Ernte + ...
Lire le live report
Ailurophobia
Contemplation of a Declinin...
Lire la chronique
Ildfar
Der ligger et land
Lire la chronique
Tanork
Diskar
Lire la chronique
Skeletal Spectre
Keeping The Cauldron Warm
Lire la chronique
Paradox
Heresy
Lire la chronique
Cruel Force
Haneda
Lire la chronique
Bong-Ra
Black Noise
Lire la chronique
Mizery
Mizery (EP)
Lire la chronique
Forlorn Citadel
An Oath Undone
Lire la chronique
Interview de DAMNATIO AD BESTIAS pour l'album "Martyr Incipit"
Lire l'interview