chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
212 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

SubRosa - No Help For The Mighty Ones

Chronique

SubRosa No Help For The Mighty Ones
On pense que le mouvement « girl power » dans le doom, on en a assez bouffé. Entre les sorties rapprochées de Wooden Stake, Blood Ceremony et SubRosa, faudrait pas oublier qu'on a des couilles bordel ! Puis on lit quelques bons mots sur un webzine qui l'est tout autant, on se dit qu'une pochette aussi mon-ange-ma-lune-et-la-fin-des-temps et des textes inspirés par le roman La Route de Cormac McCarthy ne peuvent que servir une musique pas si mal que ça et que hé, Profound Lore, ces gens-là ont rarement tort ! Alors on tente.

On pense à Acid King, forcement, ça ronfle avec nonchalance et caresse de double-chromosome X. Si Subrosa a deux membres masculins dans ses rangs (l'un à la batterie, l'autre à la basse, occupés tout deux à tenir une rythmique simple et solide avec quelques passages dédiés à l'image du début de « Beneath The Crown » où la basse vire aux infra), c'est bien le trio féminin qui capte l'attention. Kim Pack, Sarah Pendleton et Rebecca Vernon se chargent des parties vocales, qu'elles soient chantées ou hurlées avec parcimonie et classe Celtic Frostienne. Ces différents chants sont ce qui marque en premier, le groupe semblant avoir basé son écriture sur ces lignes. Tantôt pop (l'over the top « Whippoorwill », « Borrowed Time, Borrowed Eyes »), tantôt cérémonielles, ces dernières sont toujours d'une tristesse troublante à la fois morne et sensuelle. On pense à Jex Thoth, forcement, ça aguiche, mais dans une version abattue, naïve mais lasse (« Whippoorwill », ses paroles candides voulant voler tel un oiseau, sa montée boudeuse qui n'y croit pas vraiment) avec un arrière fond grave et lové sur soi.

On pense que tiens, c'est marrant, ça groove et pourtant sonne plus eighties que sixties ou seventies. Les violons électriques (l'idée qui change tout) sont dégoulinants comme des claviers new wave, comprendre mous, comprendre génialement mous. Ils n'arrêtent jamais de jouer que ce soit de façon stridente ou enjôleuse et leurs pleurs dorés restent en tête longtemps après l'écoute. Sarah Pendleton et Kim Pack ont beau avoir abattu un travail de composition impeccable, empilant cordes sur cordes et mélodies sur mélodies, leur magnificence paraît esseulée, l'amplitude onirique étant cloisonnée dans une production feutrée où les guitares occupent un espace reléguant les autres instruments dans une brume lointaine. Cela n'empêche pas No Help For The Mighty Ones d'être catchy dans ses formats épiques, d'un accablement accrocheur me rappelant l'étrangeté que je ressens chez The Cure.

On pense que ce disque est bourré de défauts lui allant bien, notamment cette capacité à faire durer les morceaux jusqu'au bout du bout, transformant ce qui aurait pu être mignonnement mélancolique en traîne-cadavre à la manière du dernier US Christmas Run Thick In The Night. La seule incartade est « House Carpenter », reprise d'une chanson folk réconfortante d'a capella, trop tard pour calmer l'envie d'aller détrousser le pharmacien du coin de son stock d'anxiolytique. Terriblement séduisant, terriblement impuissant et ce même dans les riffs les plus enlevés (la ténue « Stonecarver », la conclusion de « The Inheritance »), il possède le charme de la personnalité donnant l'impression de découvrir un album comme une personne, avec ses traits de caractère et ses inconstances.

On pense… ben qu'on a beaucoup pensé, entre autre que c'est franchement énorme malgré un dernier morceau plan-plan où les longueurs deviennent ennuyeuses là où elles arrivaient auparavant à nous hypnotiser. On pense finalement que No Help For The Mighty Ones est trop empli de solitude insulaire pour provenir des États-Unis (Salt Lake City précisément, oui comme Gaza et non, quoiqu'en disent les acteurs eux-mêmes, ce n'est pas un hasard), qu'il sent trop la mort dans les herbes rendues grises par un ciel menaçant, sans personne autour pour nous venir en aide... On pense à un enterrement. On pense à l'Islande.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

9 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
blasting D
06/05/2012 10:17
disque très sympa! une des bonnes surprises de 2011 pour moi.
c'es tpour ça que j'ai fait une interview du groupe pour mon blog Blasting days, enfin pour vous en fait puisque vous pouvez lire ça ici :
http://theblastingdays.blogspot.fr/2012/04/subrosa-no-help-for-mighty-one-no-help.html
chaussure citer
chaussure
26/01/2012 19:31
note: 9.5/10
ah mais carrément!
sensible, ritualiste et country. ils ont tout compris.
(et la fin déglingue bien je trouve.)

j'pense à un mélange de Kylesa, Bloody Panda et de Celestial Season.
(oups.. pour ce dernier, j'ai oublié de préciser que je venais d'ouvrir le [mode vieux con])

mais avec un côté Badlands qui leur sied à merveille.
Häxan citer
Häxan
25/01/2012 19:37
C'est quand même un peu génial ce disque !!!
gulo gulo citer
gulo gulo
01/09/2011 21:26
note: 8/10
toi zici !
merde, va falloir que je réécoute God Machine attentivement, alors ?
BBB citer
BBB
30/08/2011 16:57
note: 8/10
Entrain d'écouter l'album en entier pour la première fois. Mais ça transpire God Machine par tous les pores!!! Que ces filles (...gars) ont bon goût!
Ikea citer
Ikea
07/05/2011 19:16
note: 8/10
Je regarderai ça, merci !

edit : ah oui, d'après ce que tu dis, ça a l'air fille élevée à la dur, et qui rêve. J'aime déjà.
gulo gulo citer
gulo gulo
07/05/2011 18:33
note: 8/10
bien vu pour Cure et Acid King, tiens ; tu devrais écouter si ce n'est fait Hazard County Girls : http://satanowesusmoney.blogspot.com/2008/04/hazard-county-girls-divine-armour.html
Barak citer
Barak
07/05/2011 17:02
Bon disque, il tourne régulièrement à la maison, et j'aime beaucoup le style de la chronque Sourire
Le seul truc, c'est qu'à chaque fois que je démarre le premier morceau je ne peux m'empêcher d'imaginer Robert Smith en roux. C'est chiant.
Ikea citer
Ikea
07/05/2011 10:56
note: 8/10
Les quelques bons mots sur le webzine qui l'est tout autant :

http://www.slowend.com/c/?d=1187

Le myspace avec un extrait de "Borrowed Time, Borrowed Eyes" :

http://www.myspace.com/subrosatheatre

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
SubRosa
Stoner / Doom avec de la femelle et du violon dedans
2011 - Profound Lore Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (12)  7.88/10
Webzines : (12)  7.55/10

plus d'infos sur
SubRosa
SubRosa
Doom Metal / Post Metal - 2005 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Borrowed Time, Borrowed Eyes
02.   Beneath The Crown
03.   Stonecarver
04.   The Inheritance
05.   Attack On Golden Mountain
06.   Whippoorwill
07.   House Carpenter
08.   Dark Country

Durée : 59 Mns

line up
parution
29 Mars 2011

voir aussi
SubRosa
SubRosa
More Constant Than The Gods

2013 - Profound Lore Records
  
SubRosa
SubRosa
For This We Fought the Battle of Ages

2016 - Profound Lore Records
  

Messalina
Golden Wounds (EP)
Lire la chronique
Gadget
Coerced (EP)
Lire la chronique
Coffret de bijoux
Lose Myself in You
Lire la chronique
Barren Canyon
A Virulent Steam
Lire la chronique
Ablation
Lethal Abuse (EP)
Lire la chronique
Xorsist
Aberrations
Lire la chronique
DGS
Delusional Grasp Of Sanity
Lire la chronique
Brånd
Tåg & Nåcht
Lire la chronique
Neurosis
An Undying Love For A Burni...
Lire la chronique
Converge
Hum Of Hurt
Lire la chronique
Anasarca
Achlys
Lire la chronique
Pisscorpse
Precipice of Death
Lire la chronique
Iron Maiden
Senjutsu
Lire la chronique
Dimmu Borgir
Grand Serpent Rising
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
The Uplift Mofo Party Plan
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
Pendrak
S/T
Lire la chronique
Eximperitus
Meritoriousness Of Equanimity
Lire la chronique
Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
Six Feet Under
Next To Die
Lire la chronique
Dauþuz
Todeswerk: Uranium II
Lire la chronique
Nidelgret
Trauerlärm
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Evil Warriors
Evil Warriors
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
Malhkebre
B.A.M.N.
Lire la chronique
Temple Of The Fuzz Witch / Seum
Conjuring (Split 12")
Lire la chronique
To the Lions Tour 2026
Himinbjorg + Putrefaction o...
Lire le live report