chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
114 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Unleashed - Odalheim

Chronique

Unleashed Odalheim
Pour tout vous dire je ne m’en suis pas encore remis… Dismember s’est séparé abruptement l’année dernière… Le « Big Four » du death metal de Stockholm n’est plus et se résume désormais au trio Grave, Entombed et Unleashed, premier groupe à dévoiler ses armes en ce début d’année 2012. Depuis le monstrueux Midvinterblot, la bande à Johnny nous a servi des albums de qualité, loin s’en faut, mais bien peu mémorables et à la musique en perte de vitesse (particulièrement As Yggdrasil Trembles, dont je ne me rappelle pas grand chose). Sans surprise, la bande n’abandonne pas sa thématique sur la mythologie nordique : l’Arbre-Monde a tremblé et a sonné la fin du monde. L’hiver Fimbul arriva, trois années de grand froid et de ténèbres qui causa la fin de la vie, le fameux Ragnarök. Les guerriers qui survécurent, bâtirent alors un nouveau monde sur ces cendres, Odalheim, onzième album (!!!) de nos vétérans suédois.

Je ne pensais pas dire ça d’Unleashed mais le groupe m’a plutôt surpris. Quelques pistes étaient ceci dit déjà perceptibles. Fredrik Folkare (producteur et compositeur attitré d’Unleashed) est désormais le nouveau lead guitariste de Necrophobic (un line-up prometteur !), quant à Anders Schultz il est le tapeur de fûts d’Unanimated. Cette appétence pour le black/death n’est pas nouvelle, Fredrik Folkare l’avait déjà apportée à Unleashed depuis Sworn Allegiance. Sauf que sur ce Odalheim, cela demeure encore plus flagrant. Quelques leads glacials rappelant la Suède des glorieuses années 90 : l’épique « White Christ », « Gathering The Battalions » (Necrophobic à souhait), l’imparable destructeur de cervicales « Vinland », le tube « Germania » (et son break syncopé façon « djent »)… Bref les amateurs seront plus que servis. Sans oublier évidemment les soli encore plus hallucinants de Fredrik (« The Hour Of Defeat ») sur chaque morceau composant ce Odalheim (sans exception) ! Mais au-delà de ces penchants mélodiques (la comparaison avec Amon Amarth reste inévitable), Unleashed ose expérimenter : un death metal transitant vers quelque chose de moins « primaire » et de plus ambiancée. Là aussi, quelques timides percées avaient déjà été faites sur les précédents opus, elles s’imposent dorénavant. Une atmosphère presque mélancolique s’y dégage et ça dès le titre d’ouverture « Fimbulwinter ». Assez étonnant de la part d’Unleashed mais savoureuse en tout point. Le groupe n’hésitera d’ailleurs pas à remplir presque sur la moitié des titres, des introductions acoustiques inquiétantes (« The Hour Of Defeat », « Viland », « By Celtic And British Shores », « The Soil Of Our Fathers », « Germania »…), comme un clin d’œil à un certain « Where No Life Dwells ».

On sent que les musiciens ont travaillé avec minutie les structures ainsi que les transitions de leurs titres, défaut majeur qui collait à Unleashed. La musique paraît plus « aérée » et permet de respirer entre deux secouages de touffe, couplée cette fois à une durée quasi-parfaite pour le style pratiqué (42 minutes). Nous sommes encore une fois à des années lumières des compositions limite « punk » des débuts (période Lindgren). Pour autant le death metal « néanderthalien » fait pour headbanguer la bière à la main n’est pas oublié, quant au timbre unique et aux refrains caricaturaux de Johnny (« Warriors ! Battle ! » et autres hurlements « Yaaah ! » à toutes les sauces, quitte même à reprendre certaines paroles de leurs anciens morceaux) ils sont toujours bien présents. Chaque titre ayant droit à ses passages bestiaux. Une recette qui dure depuis 1989. Malgré toutes ces louanges, il reste tout de même à Unleashed à encore peaufiner ses compositions. A l’instar de Hammer Battalion et As Yggdrasil Trembles, certains passages essoufflent la galette voire carrément des titres entiers (le vilain petit canard « Rise Of The Maya Warriors » en particuliers). Reste que le résultat final est plus que satisfaisant, cela suffit amplement.

Unleashed délivre un album transpirant l’effort de composition et une efficacité imposante. Un réveil fortement apprécié après un dernier opus (As Yggdrasil Trembles) bien morose nous en conviendrons. Certes, il manque encore d’avantage de passages mémorables pour que Odalheim puisse défier un Midvinterblot par exemple, mais la qualité est au rendez-vous et c’est bien tout ce que l’on exige pour le style pratiqué. Pas l’album de l’année mais un disque important de cette année 2012. « Come on warriors ! »

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

3 COMMENTAIRE(S)

Dark Nico citer
Dark Nico
24/03/2012 20:23
Depuis Sworn Alliance, Unleashed généralement nous gâte, celui ci a l'air prometteur. J'ai l'impression qu'ils ont reculés un peu la sortie, du CD. Dommage.
J'espère qu'il contient un hit genre "Winterland"
hurgh citer
hurgh
23/03/2012 10:52
Si le morceau en écoute est le plus mauvais de l'album, alors là je fonce pour l'acheter ce Unleashed ! C'est pas une chanson géniale, mais elle est bien torchée, et puis toujours le style de solo génial de Folkare. J'ai pas écouté "As Ygg...", mais "Hammer Battalion" m'avait filé une bonne beigne, album encore plus puissant pour moi que "mindvinter..."
Mitch citer
Mitch
22/03/2012 15:59
note: 8/10
Surtout ne pas se fier au titre en écoute (le plus faible), qui n'a pas grand chose à voir avec le reste de la galette.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Unleashed
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (7)  8.21/10
Webzines : (29)  7.7/10

plus d'infos sur
Unleashed
Unleashed
Death Metal - 1989 - Suède
  

tracklist
01.   Fimbulwinter  (04:11)
02.   Odalheim  (04:29)
03.   White Christ  (03:12)
04.   The Hour Of Defeat  (03:08)
05.   Gathering The Battalions  (03:06)
06.   Vinland  (03:58)
07.   Rise Of The Maya Warriors  (02:40)
08.   By Celtic And British Shores  (03:49)
09.   The Soil Of Our Fathers  (04:55)
10.   Germania  (03:33)
11.   The Great Battle Of Odalheim  (05:51)

Durée : 42:52

line up
parution
20 Avril 2012

voir aussi
Unleashed
Unleashed
As Yggdrasil Trembles

2010 - Nuclear Blast Records
  
Unleashed
Unleashed
No Sign Of Life

2021 - Napalm Records
  
Unleashed
Unleashed
Across The Open Sea

1993 - Century Media Records
  
Unleashed
Unleashed
The Hunt For White Christ

2018 - Napalm Records
  
Unleashed
Unleashed
Shadows In The Deep

1992 - Century Media Records
  

Essayez aussi
Abominated
Abominated
Decomposed (Démo)

2021 - Prior Satanae Production
  
Lectern
Lectern
Precept Of Delator

2016 - Via Nocturna
  
Axis Powers
Axis Powers
Marching Towards Destruction

2009 - Pulverised Records
  
Embrional
Embrional
The Devil Inside

2015 - Old Temple
  
Tombstoner
Tombstoner
Rot Stink Rip

2024 - Redefining Darkness Records
  

Dimmu Borgir
Grand Serpent Rising
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
The Uplift Mofo Party Plan
Lire la chronique
Ural
Anthropic Genetic Involution
Lire la chronique
Pendrak
S/T
Lire la chronique
Eximperitus
Meritoriousness of Equanimity
Lire la chronique
Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
Six Feet Under
Next To Die
Lire la chronique
Dauþuz
Todeswerk: Uranium II
Lire la chronique
Nidelgret
Trauerlärm
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Evil Warriors
Evil Warriors
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
Malhkebre
B.A.M.N.
Lire la chronique
Temple Of The Fuzz Witch / Seum
Conjuring (Split 12")
Lire la chronique
To the Lions Tour 2026
Himinbjorg + Putrefaction o...
Lire le live report
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Paterna Spirituum
Pieśni pogardy
Lire la chronique
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Moongates Guardian
Come Shadow of My End
Lire la chronique
Despondency
Matriphagy
Lire la chronique
Funebrarum
Beckoning The Void Of Etern...
Lire la chronique
Apolaustic
No Plenitude Without Suffering
Lire la chronique
Vargrav
Dimension: Daemonium
Lire la chronique
Putrefaction of Rotting Corpses (P.O.R.C.)
Sociopatia
Lire la chronique
Deftones
Koi No Yokan
Lire la chronique
Galibot + Mephorash
Lire le live report
A Forest Of Stars
Stack Overflow In Corpse Pi...
Lire la chronique