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Cnoc An Tursa - The Giants of Auld

Chronique

Cnoc An Tursa The Giants of Auld
L'Ecosse, la nation préférée des metalleux ! Non ? Bah si, quand même, c’est pas de chez eux que vient l’autre groupe, là, celui qui fait du metal, là... Allez flûte, filez-moi un coup de main et mettez le nom d’un groupe en commentaire au lieu d’attendre que je le fasse ! Quoi ? Vous insinuez que je ne connais pas un groupe venu de ce merveilleux endroit à la nature magnifique ? Eh bah détrompez-vous car maintenant j’ai mon nouveau joker dans ma poche, et en plus il n’est pas tout en caoutchouc : c’est CNOC AN TURSA, formé en 2006 mais avec enfin son premier essai en 2013 !

Et la surprise est au rendez-vous parce que ces guerriers bondissants envoient sévère et pourraient plaire à toute une ribambelle de fans de genres différents. Le groupe composé de quatre personnes (un chanteur guitariste, un guitariste claviériste, un batteur et un bassiste) n’a pas fait les choses à moitié et s’est trouvé une identité forte, marquée musicalement par un équilibre bien pensé entre le death mélodique et le pagan ! Le premier est plus fort, le second vient donner du goût. On aurait presque l’impression d’être en face d’un fils caché entre le vieux WINTERSUN et MOONSORROW. Le chant est à rapprocher de celui de MORS PRINCIPIUM EST et SOILWORK tout comme le goût pour l’énergie en barre, les soli récurrents, les refrains évidents et une durée qui n’excède que rarement 5mn par morceau. Vu que j’étais fan du style il y a une dizaine d’année autant dire que je replonge avec nostalgie dans une autre époque. Ceux qui ont renié ce style ou ceux qui lui sont toujours fidèles mais devenus assez exigeants pourront quand même trouver leur bonheur sur ces 42 minutes parce que comme je le soulignais du pagan folk vient s’y greffer et donc ajouter de l’intérêt. L’apport a beau être récurrent, il n’est pas envahissant. Il se manifeste souvent par des flûtes qui ne s’éternisent jamais (« Ettrick Forest in November », « Winter – A Dirge », « Culloden Moor »...), ou alors par des chœurs féminins envoûtants (« The Spellbound Knight », « In Shadowland »...). Ces éléments sont intégrés avec intelligence et l’on comprend que Candlelight se soit intéressé au groupe. Et si le son est aussi bien maîtrisé et adapté aux ambiances, c’est parce que The Giants of Auld a bénéficié du travail d’un professionnel bien connu : Chris Fielding. Il a déjà bossé avec WINTERFYLLETH, NAPALM DEATH et PRIMORDIAL et leur a fait un beau travail sur ces huit titres introduits et conclus par des titres instrumentaux très folk qui savent planter le décor.

CNOC AN TURSA est un groupe surexcité qui parvient à ajouter du pagan qui ne ramollit pas mais donne de la consistance aux morceaux. Le dynamisme et les mélodies sont simples mais efficaces charismatiques. Et cette aura vient également du fait que la thématique est aussi très bien mise en avant dans les titres des morceaux ou les paroles. Il y a ainsi un souci de respecter son identité et de faire partager ses origines en tant qu’Ecossais. Le meilleur morceau, « The Lion of Scotland » est alors en rapport avec Guillaume 1er (appelé le Lion) et « Bannnockburn » et « Culloden Moor » sont des noms de bataille. La première fut gagnée par l’armée d’Ecosse sur l’Angleterre durant la première guerre d’indépendance écossaise (14ème siècle), et l’autre a été perdue par les Jacobites qui espéraient la restauration de la lignée des Stuarts en Ecosse et Angleterre. Quant à « Ettrick Forest in November » et « Winter – A dirge », ce sont des poèmes de Sir Walter Scott et de Robert Burns (du 18ème siècle tous les deux). Bref, c’est un panorama intéressant de la culture de cette Nation !

Alors après tant d’éloges pourquoi pas une note plus haute ? Parce que cet album est comme beaucoup d’autres efficace sur le coup mais pas sur la durée. Il s’essouffle au bout de quelques écoutes, en partie parce qu’il est trop direct et facile d’accès. Il n’en reste pas moins idéal lorsqu’on a besoin de se requinquer. Entrainant, il saura à coup sûr plaire à ceux qui veulent un petit coup de fouet avant d’aller au travail / à l’université / au lycée / à Pôle Emploi.

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3 COMMENTAIRE(S)

Dark Nico citer
Dark Nico
16/03/2013 09:50
Cnoc An Trusa fait partie, à mon avis, des innombrables groupes, dont la très bonne musique est gâchée par un chant commun et médiocre...
Putain, il suffit pas d'avoir bouffé une tronçonneuse pour chanter du Death !
Sakrifiss citer
Sakrifiss
16/01/2013 15:07
note: 7/10
Bah tu vois, moi j'ai (ré)appris plein de choses grâce à leurs thématiques. Je les aurai oublié dans 3 mois, mais ça m'a fait aller sur d'autres sites que ceux que je fréquente habituellement ^;^
Sinon, je rajouterai un extrait plus tard. J'en ai pas vu, mais si quelqu'un a un lien, qu'il fasse partager !
citer
(ancien membre)
15/01/2013 19:47
Ah ah je prends, j'va écouter ça tiens.
J'aime bien le ptit côté "historique, j'explique aux nuts" de ton avant dernier paragraphe !!
Après, la "bite à jaco", pas trop mon époque de prédilection (désolé ...)

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Cnoc An Tursa
Pagan Melodeath
2013 - Candlelight Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (19)  7.55/10

plus d'infos sur
Cnoc An Tursa
Cnoc An Tursa
Mélodeath pagan épique - 2006 - Royaume-Uni
  

tracklist
01.   The Piper O'Dundee
02.   The Lion of Scotland
03.   Bannockburn
04.   Hail Land of My Fathers
05.   Ettrick Forest in November
06.   The Spellbound Knight
07.   In Shadowland
08.   Winter - A Dirge
09.   Culloden Moor
10.   Blar na h-Eaglaise Brice

Durée : 42 min.

line up
parution
25 Février 2013

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