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Darkenhöld - Echoes From The Stone Keeper

Chronique

Darkenhöld Echoes From The Stone Keeper
On ne cesse de le rabâcher, la scène française est d’une richesse infinie, avec une belle quantité de groupes qui ont influencé le monde du black au sens large. Si cela peut en ravir certains, il faut se rendre compte que cela entraine aussi une difficulté pour d’autres. Il n’est pas évident de rivaliser avec les cadors que sont PESTE NOIRE, ANOREXIA NERVOSA, BLUT AUS NORD ou DEATHSPELL OMEGA, et même un groupe de qualité n’entrera pas dans la crème de la crème hexagonale. C’est un peu le cas de DARKENHÖLD, qui confirme son talent avec ce deuxième album mais ne peut que se ranger aux côtés des groupes de troisième ordre, ceux qui font un bon travail mais sont encore loin de devenir des références. Oui, comme MOURNING FOREST ou MALCUIDANT entre autres.

Avant tout, pour ceux qui seraient passés entre les mailles du premier album qui a pourtant bénéficié d’une bonne promo de son ancien label Ancestrale Production, rappelons que DARKENHÖLD n’est pas le fait de nouveaux venus puisqu’on y retrouve Aldébaran, membre fondateur de feu ARTEFACT et également passé par FHOI MYORE et YSENGRIN. Il est accompagné d’Aboth, au palmarès tout aussi large puisqu’il a joué pour CONTINUUM, ETHERYÄL, NOHELLIA et d’un vocaliste méritant n’officiant nulle part ailleurs : Cervantes.

Cette équipe n’a pas changé pour ce deuxième album, mais elle a revu sa recette et apporte des différences suffisamment importantes à sa musique pour que le style évolue. Cela déplaira sûrement à ceux qui avaient été charmés et pourra convaincre au contraire les anciens réticents. Le principal changement vient de l’utilisation des guitares puisque, Hallelujah, elles sont plus en retrait ! Disons que c’est peut-être ce qui avait plu à certains sur A Passage to the Towers, mais elles bouffaient bien la musique et n’inspiraient pas vraiment ces châteaux qui étaient censés être l’inspiration première. Je comprenais bien l’envie du guitariste d’ajouter de la technique et des mélodies heavy à l’ensemble, mais elles apportaient trop de cavalcades et de complications qui avaient tendance à desservir la thématique. Sur cet Echoes from the Stone Keeper les guitares se la racontent moins et les ambiances ressemblent enfin au concept ! Alors du coup les soli sont plus rares et en deviennent plus appréciables, comme sur le final de « March of the Sylvan Beasts » où pour le coup on en demanderait plus ! Le feeling 90’s est bien plus fidèle à cette période où le black commençait à raconter des histoires de châteaux perdus dans les montagnes et l’on repense avec nostalgie à nos Dark Medieval Times et The Shadowthrone de SATYRICON ou encore aux débuts d’ANCIENT et de BEHEMOTH. Les riffs ont donc moins de prétention qu’avant et l’on retrouve ces petits éléments qui faisaient la joie des aficionados des formation citées. Une guitare acoustique fait de légères apparitions (« Wyvern Solitude Chant ») comme quelques claviers qui ne proposent que des mélodies de soutien et ne tentent pas de tirer la couverture vers eux. De plus, le son a beau être de bonne qualité, il ne verse pas dans la surenchère et conserve la brûme nécessaire autour du manoir. Il flotte alors une simplicité appréciable, manquante sur l’opus précédent.

Mais par contre, une fois ces qualités énumérées, il faut se rendre à l’évidence que les compositions ne sont pas à en tomber de son trône. Certes la sincérité est évidente, certes l’amour pour un black vieux d’une vingtaine d’années est bien retransmis, certes il y a un effort pour varier les rythmes mais qu final, cela reste une sorte d'hommage sympathique. Il manque encore quelque chose pour passer ce cap. C’est qu’il est difficile de devenir une référence quand il y en a déjà tant en place depuis bientôt une éternité. Ces 10 titres bien construits et sans longueurs s’écoutent alors indéniablement avec plaisir et sont rassurants, nous rappelant que certains groupes ont encore la flamme d'une époque que l'on pensait révolue.

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2 COMMENTAIRE(S)

Sakrifiss citer
Sakrifiss
14/02/2013 01:31
note: 7/10
Bien moins orchestralo-symphonique que Obtained Enslavement, mais effectivement plus porté sur les ambiances embrumées. Le clavier n'est pas si en avant que ça sur l'ensemble de l'album. Le titre ne écoute sur cette page doit être le plus marqué.
von_yaourt citer
von_yaourt
13/02/2013 18:20
Les quatre titres que j'ai pu écouter m'ont beaucoup moins plu que ceux du premier album, que je trouvais excellent. Leur style a basculé de Sacramentum à Obtained Enslavement, schématiquement : les claviers apportent l'harmonie (et harmoniquement le travail semble plus important que sur le premier opus) et les guitares sont presque cantonnées à un rôle rythmique, du coup j'i l'impression d'entendre du BM sympho, certes bien fait, mais du BM sympho quand même, là où le premier avait encore une ambiance développée sans besoin d'avoir le clavier en avant.
Je suis un peu déçu par les extraits, j'espérais les voir continuer dans la voie tracée par A Passage To TheTowers...

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Darkenhöld
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (2)  7.25/10
Webzines : (1)  9/10

plus d'infos sur
Darkenhöld
Darkenhöld
Black Metal Médiéval - 2008 - France
  

tracklist
01.   Intro  (01:21)
02.   Alchemy And Arcana  (03:33)
03.   Wyvern Solitude Chant  (06:51)
04.   Echoes From The Stone Keeper  (03:45)
05.   March Of The Sylvan Beasts  (04:48)
06.   Interlude  (01:02)
07.   Mesnie Hellequin  (05:02)
08.   Chasm Of Asylake  (05:39)
09.   Nightfall And The Fire Doom  (06:27)
10.   Castle Ruins Anthem  (03:55)

Durée : 42:23

line up
parution
25 Octobre 2012

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