chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
97 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Immolation - Kingdom of Conspiracy

Chronique

Immolation Kingdom of Conspiracy
En ces temps troublés, il est bon de pouvoir se rattacher à certaines choses immuables : les notes en dessous de la ceinture de von_yaourt, les émissions télés débiles (Nelly qui repart avec Medhi, allo non mais allo quoi), et les albums d’Immolation. En effet, dans la famille Immolation, on se ressemble de père en fils quasiment trait pour trait ; et vu que le talent musical fait parti des gènes de la famille, on ne s’inquiète pas trop des allocations qu’on va devoir leur verser, on préfère laisser parler la musique !

Alors OK, ce « Kingdom of Conspiracy » est né avec une vilaine tête : ses grands frères avaient pour eux un physique bien plus agréable, et j’ai même envie de dire en refaisant le compte que jamais une pochette d’Immolation n’avait pas été moche avant ce jour. Ce constat en tête, le petit « Kingdom of Conspiracy » a voulu compenser son physique disgracieux en faisant remarquer à tout un chacun sa vigoureuse virilité… Un peu surprenant à l’heure où son progéniteur fête ses 25 ans de carrière et pourrait avoir tendance à s’assagir, et pourtant cela fait longtemps qu’un album d’Immolation n’avait pas autant « envoyé du bois », comme l’on dit encore dans les contrées lointaines de l’Internet. A l’exception de « Echoes of Despair » et « All That Awaits Us », qui contiennent des tempos un brin plus lents, la tendance est à la démultiplication des BPMs, menée par un Steve Shalaty qui s’adapte sans difficultés aux riffs chaotiques et non conventionnels de Rob Vigna. Immolation n’a pas viré sa cutie c’est certain, et c’est avec un plaisir sans retenue que j’ai retrouvé dès les premières minutes l’ambiance, l’univers et la maîtrise des New Yorkais, qui ont encore accouché d’un beau bébé. En se penchant plus en détail sur son berceau, on aura parfois le tournis à trop respirer les vapeurs méphitiques de certains leads (« Indoctrinate »), à humer ses rythmiques plombées (les deux premiers riffs de « Keep of Silence », WOW), ou à respirer à plein poumons la pleine puissance d’une attaque frontale (le titre éponyme) ; et alors qu’on croirait pouvoir se remettre en écoutant ses gazouillis de nouveau né, c’est Ross Dolan qui nous accueille avec son chant d’outre tombe, l’un des meilleurs du genre (et intelligible, la perf’ quand même).

Alors oui, si je ne m’inquiètes plus sur la durée de vie d’un aussi bel être, qui fera votre bonheur auditif des années durant, il me reste un regret à exprimer : que son producteur ait souhaité l’affublé d’une production trop aseptisé et « moderne », qui gâche l’expérience si l’on s’attache trop au son de la batterie. Une prod à la « Majesty & Decay » eut été parfait. Mais si vous savez faire l’impasse là-dessus, alors plus d’hésitations : adoptez cette progéniture d’un mariage d’amour (musical) entre 4 hommes majeurs et consentants, je vous promet que vous allez rapidement vous y attacher…jusqu’à son futur petit frère.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

Ander citer
Ander
26/07/2013 10:49
note: 7/10
Kingdom Of Digital Conspiracy. Wall

J'ai rarement entendu un album aussi mal produit, et pourtant j'en ai écouté des prod's made in Zach Ohren , mais là c'est juste pas possible, tout tombe à plat.

Vraiment dommage parce que en terme de qualité de compos, je pense qu'il aurait pu rivaliser avec M&D, il est même peut-être plus homogène.

Bref, l'album est à l'image de la pochette: l'impression que tout a été fait dans l'urgence.
Jotun35 citer
Jotun35
05/06/2013 14:19
note: 6.5/10
Je suis un gros fan d'Immo... mais surtout du Immolation lent, qui avance tel un char d'assaut écrasant lentement tout sur son passage. J'ai donc été énormément décu par cet album. Autant M&D était brillant et se hisse sans souci au sommet de leur discographie (ou pas très loin du sommet en tout cas), autant ce dernier album me fait penser à du Immo en pilote automatique avec un Steve peu inspiré qui se contente de "blaster comme un con" là où il avait réalisé un travail d'orfèvre sur le précédent opus (à tel point que je ne regrettais absoluement plus Hernandez).

Bref je le met à peine au dessus de leur pire album, Harnessing Ruin (qui n'est pas un mauvais album de death... juste un mauvais Immolation).
citer
(ancien membre)
07/06/2013 22:59
note: 4/10
Pénible, sans âme, surproduit, ... tout ça
Comme quoi les dégoûts et les douleurs
TyrannyForYou citer
TyrannyForYou
31/05/2013 10:04
note: 8/10
Excellent album !
Préférence pour "Bound to Order" avec ses riff dissonants et "The Great Sleep" pour son côté rampant et sa fracassante conclusion.
C'est effectivement leur opus le plus bourrin depuis longtemps..

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Immolation
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (14)  6.93/10
Webzines : (34)  7.78/10

plus d'infos sur
Immolation
Immolation
Death Metal - 1988 - Etats-Unis
  

vidéos
Kingdom of Conspiracy
Kingdom of Conspiracy
Immolation

Extrait de "Kingdom of Conspiracy"
  
Indoctrinate
Indoctrinate
Immolation

Extrait de "Kingdom of Conspiracy"
  

tracklist
01.   Kingdom of Conspiracy
02.   Bound to Order
03.   Keep the Silence
04.   God Complex
05.   Echoes of Despair
06.   Indoctrinate
07.   The Great Sleep
08.   A Spectacle of Lies
09.   Serving Divinity
10.   All That Awaits Us

line up
parution
10 Mai 2013

voir aussi
Immolation
Immolation
Dawn of Possession

1991 - Roadrunner Records
  
Immolation
Immolation
Close To A World Below

2000 - Metal Blade Records
  
Immolation
Immolation
Harnessing Ruin

2005 - Listenable Records
  
Immolation
Immolation
Shadows In The Light

2007 - Listenable Records
  
Immolation
Immolation
Unholy Cult

2002 - Listenable Records
  

Essayez aussi
Puteraeon
Puteraeon
Cult Cthulhu

2012 - Cyclone Empire Records
  
Funebrarum
Funebrarum
The Sleep Of Morbid Dreams

2009 - Cyclone Empire Records
  
Drawn And Quartered
Drawn And Quartered
Merciless Hammer Of Lucifer

2007 - Moribund Records
  
Illdisposed
Illdisposed
With The Lost Souls On Our Side

2014 - Massacre Records
  
Derogatory
Derogatory
Above All Else

2013 - F.D.A.
  

METAL MEAN FESTIVAL
Auðn + Convulse + Cult of F...
Lire le live report
Uniform
The Long Walk
Lire la chronique
Ulvegr
Vargkult
Lire la chronique
Hirax European Summer Tour 2018
Antagonism + Dissident + Hi...
Lire le live report
Sylak Open Air 2018
At The Gates + Bloodbath + ...
Lire le live report
Exocrine
Molten Giant
Lire la chronique
Mom hors-série - Metal et sport partie 1
Lire le podcast
Cry For Cthulhu
Cry For Cthulhu (EP)
Lire la chronique
ghUSa + Sadistic Intent
Lire le live report
Stortregn pour l'album "Emptiness Fills The Void"
Lire l'interview
Albionic Hermeticism
Ancient Hermetic Purity
Lire la chronique
Primitive Man / Unearthly Trance
Split (Split-CD)
Lire la chronique
Graven Maul
Crushed Skull Moon (EP)
Lire la chronique
Carnation
Chapel Of Abhorrence
Lire la chronique
Get The Shot
Infinite Punishment
Lire la chronique
Spaceslug
Eye The Tide
Lire la chronique
White Wizzard
Infernal Overdrive
Lire la chronique
Deafheaven
Ordinary Corrupt Human Love
Lire la chronique
Lofofora
L'épreuve du concert (Live)
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 15 - Sky Valley Summer Vibes sous l'Océan
Lire le podcast
PPCM #1 - Faut être un peu pessimiste (Pessimist)
Lire le podcast
Mars Red Sky
Stranded in Arcadia
Lire la chronique
Beyond Carnage
Profane Sounds Of The Flesh...
Lire la chronique
Iskald
Innhøstinga
Lire la chronique
Regnat Horrendum
Heathenland
Lire la chronique
Diocletian + Fin + Funeral Desekrator
Lire le live report
Thou
Rhea Sylvia (EP)
Lire la chronique
Wombripper
From The Depths Of Flesh
Lire la chronique
Ozzy Osbourne
No More Tears
Lire la chronique
Metallica
The $5.98 EP - Garage Days ...
Lire la chronique