chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
131 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Blame - Resilience

Chronique

Blame Resilience
Notre ex-chroniqueur Scum (parti élever des gnous en Alaska aux dernieres nouvelles, si vous le croisez on attend toujours la carte postale qu’il nous avait promis) avait démarré sa chronique de la démo éponyme des Vosgiens de BLAME par un éloquent « Quoi de plus difficile que de chroniquer un album d'un groupe qu'on connait très bien ? ». Cette question à laquelle j'aurais répondu "OBI WAN KENOBI" pour plus d'incohérence, me permet de vous introduire l'idée que « Resilience » est me concernant le premier contact avec ces furieux du 88. Et d'en profiter pour ajouter que ça envoie du bois. Cool.

Dans un registre entre death, thrash et un peu de machin-core, BLAME m’a (très) agréablement surpris je vous le dis d’emblée. Nous sommes littéralement assailli tous les jours par des sollicitations de groupes, auxquels je m’excuse une nouvelle fois de ne pouvoir répondre, et BLAME est quasi instantanément ressorti du lot à l’écoute de « Double Face », quand je m’y suis intéressé. Et je vous précise que c’est l’un des titres les plus faibles de l’album. En effet, au croisement d’influences allant à mon sens de BENIGHTED (pour le chant de Jean, qui imite aussi bien le gruik gruik que le chant plus hardcore) à THE BLACK DAHLIA MURDER (« Triste Sire ») en passant par une multitude d’autres combos tout aussi talentueux, BLAME a très correctement digéré ses influences et pratique un Death / Thrash sacrément bien burné et souvent foutrement accrocheur. Le mérite en revient aussi et surtout à sa paire d’excellents guitaristes, qui m’ont comblé pendant ces 45 mn de riffs « so sexy », et aussi et surtout d’une quasi omniprésence de guitares leads divinement bienvenues dans un style d’ordinaire très rythmique et qui en oublie souvent les mélodies. Preuve en est cette sublime (et osée) intro de quasi 2 mn sur « l’Enfer Verre » qui ramène aux meilleurs moments d’un MEGADETH quand Mustaine se la joue guitar hero, avant que le titre n’embraye vers quelque chose de nettement plus couillu. « Ex Inhibitions » est aussi gavé à raz bord de leads, et ce dès ses premières secondes (mention très bien pour le solo de « Fureur » également) . Ca n’a l’air de rien mais c’est tellement agréable d’entendre une succession de notes mélodique entre deux déferlements de blasts, surtout quand ces mêmes notes dégagent vraiment quelque chose et ne sont là que pour dire « hé mon guitariste soliste joue plus vite que le tien ». On sent, enfin j’ai en tout cas senti une réelle connaissance des gammes abordées, et chaque touche des leads guitares est toujours judicieuse. Excellent, je vous dis. Et pour ne rien gâcher, quelques douces plages de guitares acoustiques font leur apparition sur la fin de « Fureur », et mènent même carrément la danse sur le titre qui donne son nom à l’album, un instrumental fleuve de plus de 4 mn ultra bien balancé et qui m’a ravit les esgourdes. Vous en connaissez encore beaucoup de nos jours, des groupes qui prennent le temps de balancer un morceau instrumental réellement construit, entre deux fulgurances ? Moi non plus.

Il me reste à parler des paroles, qu’on a tous tendance vous ne le nierez pas à zapper d’ordinaire au profit de la musique : regrettable erreur concernant celles de « Resilience », que j’ai eu l’occasion de lire en parallèle des écoutes répétés de l’album. Jean chante (hurle serait plus approprié) en français sur l’intégralité des titres, et si les thèmes abordés ne sont pas foncièrement originaux, la maîtrise de notre belle langue et de ses subtilités, via de nombreux jeux de mots qui ne tombent jamais dans le ridicule, prouve qu’on peut encore s’amuser avec la langue française en 2013 dans l’univers du métal.
S’il me fallait définir un point d’amélioration, sans hésitation je pointerais du doigt le son de batterie, qui sonne beaucoup mais alors beaucoup trop mécanique : une BAR aurait le même son. Je ne doute pas que le batteur a dignement joué toutes ses parties, mais le manque de roulements et des patterns assez communs dans le genre associé au son très clinique des percussions, tranche avec la qualité et l’excellence des lignes de guitare. Mais bon, je ne saurai pas jouer le quart de ce qu’il fait, bravo à lui.

Finissions avec la pochette, elle aussi très réussie à mon goût, et vous avez sous les yeux la chronique d’une excellente autoprod d’un groupe qui mérite un éclairage plus conséquent. Leur participation à la dernière édition du Sonisphère est un premier pas vers la notoriété. Chapeau les Vosgiens.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Momos citer
Momos
10/07/2013 23:43
la pochette m'a fait vomir

je demande que cette chronique soit retirée

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Blame
Death Metal
2013 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (4)  6.38/10

plus d'infos sur
Blame
Blame
Death Metal - 2004 † 2014 - France
  

écoutez
vidéos
Double Face
Double Face
Blame

Extrait de "Resilience"
  

tracklist
01.   Double Face
02.   HétaÏres
03.   En Bloc
04.   l'Enfer Verre
05.   l'Adulte Erre
06.   Ex Inhibitions
07.   Fureur
08.   Ode Hissée
09.   l'Os Ment
10.   Resilience
11.   Triste Cire

voir aussi
Blame
Blame
Blame (MCD)

2007 - Autoproduction
  

Essayez aussi
Abhorrence
Abhorrence
Evoking The Abomination

2000 - Evil Vengeance Records
  
Corpsessed
Corpsessed
The Dagger & The Chalice (EP)

2011 - Dark Descent Records
  
Unurnment
Unurnment
Spiritual Penury (Démo)

2019 - Maggot Stomp Records
  
Epitaph
Epitaph
Seeming Salvation

1993 - Thrash Records
  
Dismember
Dismember
Indecent & Obscene

1993 - Nuclear Blast Records
  

Reek
Death Is Something There Be...
Lire la chronique
Engrossed
Initial Decay (Compil.)
Lire la chronique
Pilori
À Nos Morts
Lire la chronique
French Black Metal : Les plus gros conn*rds
Lire le dossier
Misanthrope
Bâtisseur de Cathédrales : ...
Lire la chronique
Spell
Opulent Decay
Lire la chronique
Cemetarian
Tomb Of Morbid Stench (Démo)
Lire la chronique
16
Dream Squasher
Lire la chronique
Wayward Dawn
Haven Of Lies
Lire la chronique
October Falls
A Fall of an Epoch
Lire la chronique
Pearl Jam
Yield
Lire la chronique
Gris
Il était une forêt...
Lire la chronique
Odraza
Rzeczom
Lire la chronique
Ectoplasma
White-Eyed Trance
Lire la chronique
Violence Gratuite
EPonyme (EP)
Lire la chronique
Laetitia in Holocaust
Fauci Tra Fauci
Lire la chronique
Winter Deluge
Degradation Renewal (EP)
Lire la chronique
Nekrovault
Totenzug : Festering Peregr...
Lire la chronique
Infestment
Human Altar (Démo)
Lire la chronique
Naglfar
Cerecloth
Lire la chronique
Asofy
Amusia
Lire la chronique
Helfró
Helfró
Lire la chronique
Infestment
Maggots In Your Brain (Démo)
Lire la chronique
Serment
Chante, O Flamme de la Libe...
Lire la chronique
Unearthly Trance
V
Lire la chronique
Kurnugia
Forlorn And Forsaken
Lire la chronique
Misanthrope
Lire l'interview
Iku-Turso
Pakana
Lire la chronique
Cryptic Shift pour "Visitations from Enceladus"
Lire l'interview
Massacre
From Beyond
Lire la chronique