chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
458 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Woods Of Desolation - Torn Beyond Reason

Chronique

Woods Of Desolation Torn Beyond Reason
Plus que quelques semaines avant de vous faire découvrir le prochain bijou de Woods Of Desolation, As The Stars. Pour compléter sa riche discographie (splits, EP, compilation) et introduire ma future chronique, le deuxième opus Torn Beyond Reason, ou l’album jalon qui fit connaître le groupe à un plus large public (moi compris). Après l’EP Sorh, Woods Of Desolation se sépare de nouveau de son chanteur (Desolate d’Austere). Ce chassé-croisé avec Austere (D. a été bassiste de session sur To Lay like Old Ashes), séparé en 2010, se conclura par l’arrivée de son autre frontman, Sorrow (Tim Yatras). Le groupe australien signe alors chez Northern Silence Productions pour pleinement exprimer sa musique cathartique.

Woods Of Desolation n’est plus le même. Le black metal atmosphérique à la fois misanthropique et cru laisse place à une musique accrocheuse et des plus imposantes. Un metal extrêmement proche d’un Totalselfthatred (la comparaison est inéluctable) mais surtout des cendres d’Austere laissées par Tim. Première surprise, une musique ainsi « chaude » de part sa production, à des années lumières des précédents travaux. L’inaudible Sorh (au mixage insolite) sorti deux ans avant semble avoir été conçu par un tout autre groupe. Le son est cette fois écrasant, la faute en grande partie à la batterie. Instrument autrefois utilisé comme simple accompagnement, il surélève maintenant la musique de D.. Les frappes viriles sans concession de Tim collent littéralement au siège. Pourtant, la subtilité est toujours bien présente. Le rock sombre et mélancolique d’un Anathema/Katatonia (« Somehow… ») et les réminiscences lumineuses post-rock (« November ») font de discrètes apparitions, comme des indices pour la prochaine œuvre. L’artère principale elle demeure. D. aiguise ses riffs mélodiques simples et hypnotiques, répétés tout le long du morceau pour gratter à chaque seconde un peu plus votre barrière émotive. Les breaks du titre éponyme (2:40) et « Somehow » (3:32), les mélodies lumineuses de « Darker Days » et « Somehow » (introduction magnifique) ou l’introduction assommante de « The Inevitable End » sont saisissants. Quel talent.

Le chant de Tim n’a par contre rien des aspects psychotiques d’Austere ni des lamentations « effacées » des précédents vocalistes, des hurlements puissants sobres et particulièrement déchirants désormais mis en avant. Couplé aux riffs crucificateurs de D., le résultat est sans appel (« Torn Beyond Reason » : « Life's touch has faded, all meaning lost / I stride into death's open arms / The wind will carry no farewell » et « The Inevitable End » : « I drown in the sadness of your eyes / Behind them the knowing / My every touch turns to ash / My every word fades to silence »). Bouleversant. Ses virées dans les lignes claires enfonceront le clou, la touchante « Somehow… » vous hantera pendant quelques temps. Mais si l’on gagne en efficacité, l’on perd aussi en ambiance. L’atmosphère dépressive unique de Toward The Depths, celle qui vous transportait isolé et perdu dans ces forêts et ce froid glacial d’Europe du Nord a disparu. Une véritable thérapie pour transposer sa solitude et ses blessures intérieures. Quant aux imperfections passées, elles ne sont pas entièrement gommées. Certains morceaux perdent en intensité. Typiquement « The Inevitable End » débutant frontalement pour s’affaiblir peu à peu ou bien un « An Unbroken Moment » trop commun.

Continuité de To Lay like Old Ashes, Woods Of Desolation reprend en partie le black metal dépressif laissé par Austere. Il l’associera à son socle musical ainsi qu’à un aspect d’avantage « accessible ». Les premiers adeptes critiqueront pour la plupart ce black metal « easy-listening » (sur les terres de Totalselfhatred), bien loin de la musique « raw » et « underground » des débuts. Peut-être auraient-ils apprécié une transition entre ces deux époques ? Woods Of Desolation gomme pourtant les défauts antérieurs (compositions confuses), mais perd l’atmosphère frissonnante de Toward The Depths, paraissant presque « synthétique » ici. Malgré tout, une étape est franchie. Torn Beyond Reason ravira les amateurs de black metal accrocheur, imposant et gorgé d’émotions. Poignant.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

LANGOUSTE citer
LANGOUSTE
02/01/2014 22:14
Superbe, merci pour la déccouverte !
Dark Nico citer
Dark Nico
02/01/2014 20:27
note: 8/10
Un très bon album qui tient bien la route même dans le temps.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Woods Of Desolation
Black Metal dépressif
2011 - Northern Silence Productions
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (7)  8.86/10
Webzines : (15)  8.19/10

plus d'infos sur
Woods Of Desolation
Woods Of Desolation
Black Metal - 2005 - Australie
  

tracklist
01.   Torn Beyond Reason
02.   Darker Days
03.   An Unbroken Moment
04.   The Inevitable End
05.   November
06.   Somehow...

Durée : 37:43

line up
  • D. / Guitare, Basse
  • Tim / Chant, Batterie

parution
1 Mars 2011

voir aussi
Woods Of Desolation
Woods Of Desolation
Sorh (EP)

2009 - Eisenwald
  
Woods Of Desolation
Woods Of Desolation
As The Stars

2014 - Northern Silence Productions
  
Woods Of Desolation
Woods Of Desolation
The Falling Tide

2022 - Season Of Mist
  
Woods Of Desolation
Woods Of Desolation
Toward The Depths

2008 - Hammer Of Damnation
  

Essayez aussi
Shining
Shining
V - Halmstad
(Niklas Angående Niklas)

2007 - Osmose Productions
  
Suicide Forest
Suicide Forest
Suicide Forest

2019 - Avantgarde Music
  
Nihill
Nihill
Krach

2007 - Monumentum Records
  
Bovary
Bovary
Par amour du vide

2023 - Remparts Productions
  
Grift
Grift
Budet

2020 - Nordvis Produktion
  

Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
Six Feet Under
Next To Die
Lire la chronique
Dauþuz
Todeswerk: Uranium II
Lire la chronique
Nidelgret
Trauerlärm
Lire la chronique
Prisonnier Du Temps
Prendre Le Pouvoir Par La F...
Lire la chronique
Evil Warriors
Evil Warriors
Lire la chronique
Portrayal Of Guilt
…Beginning Of The End
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
Fake Dust
Decrepitizing Din Of The Ce...
Lire la chronique
Malhkebre
B.A.M.N.
Lire la chronique
Temple Of The Fuzz Witch / Seum
Conjuring (Split 12")
Lire la chronique
To the Lions Tour 2026
Himinbjorg + Putrefaction o...
Lire le live report
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Paterna Spirituum
Pieśni pogardy
Lire la chronique
NecroBeast
Iron Baphomet
Lire la chronique
Savage Mania
Demonic Assault
Lire la chronique
Moongates Guardian
Come Shadow of My End
Lire la chronique
Despondency
Matriphagy
Lire la chronique
Funebrarum
Beckoning The Void Of Etern...
Lire la chronique
Apolaustic
No Plenitude Without Suffering
Lire la chronique
Vargrav
Dimension: Daemonium
Lire la chronique
Putrefaction of Rotting Corpses (P.O.R.C.)
Sociopatia
Lire la chronique
Deftones
Koi No Yokan
Lire la chronique
Galibot + Mephorash
Lire le live report
A Forest Of Stars
Stack Overflow In Corpse Pi...
Lire la chronique
Nightspell
Darkness Spreads Around (EP)
Lire la chronique
Funebrarum
Exhumation Of The Ancient (EP)
Lire la chronique
Imperial Triumphant
Alphaville
Lire la chronique
Illdisposed
In Chambers of Sonic Disgust
Lire la chronique
Opera IX
Veneficium
Lire la chronique