chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
62 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Code - Augur Nox

Chronique

Code Augur Nox
"Nouveau Gloaming" fut une des grosses claques de 2005 pour moi. Code signait un premier album original et possédé, une oeuvre psychologiquement instable à la fois puissante et perturbante. A raison d'un album tous les quatre ans et de divers problèmes de line-up, les choses ont évolué rapidement. En 2009, "Resplendent Grotesque" n'avait déjà plus la même saveur. Plus conventionnel, plus compact, il abandonnait déjà une partie de l'âme du groupe qui avait attiré mon attention sur ce projet. C'est pourquoi je n'ai pas pris le temps l'année dernière de me pencher sur le troisième album des Anglais dont seul Aort à survécu de la formation d'origine, sans doute par peur d'être déçu une nouvelle fois. Mais j'ai été rattrapé par ma curiosité.

Je n'attendais pas de miracle et ça tombe bien car "Augur Nox" n'en propose pas. En quatre ans, le style du groupe a bien changé. Si "Resplendent Grotesque" possédait encore une once de personnalité torturée et un arrière goût de cette atmosphère démoniaque d'asile psychiatrique qui régnait sur le premier album, ce n'est plus du tout le cas de ce troisième opus qui aurait presque pu naître sous un autre nom. Car en fin de compte, il ne reste pas grand chose du concept d'origine : leur musique n'offre plus rien de réellement surprenant et glisse vers un metal progressif teinté de black comme de nombreuses formations s'y sont essayé avant eux. Ainsi, "Augur Nox" se pose à la croisée des chemins entre la démesure d'un Arcturus, les expérimentations d'un Ihsahn (pré-"Das Seelenbrechen") et surtout le riffing d'un Enslaved dont la ressemblance est souvent frappante. Il vous faudra donc tourner la page pour apprécier cette nouvelle offrande : moins brute, moins agressive, elle est probablement le reflet de l'évolution de la maturité de ses géniteurs, délaissant l'expression incontrôlée d'un mal-être pour la construction d'une oeuvre plus aboutie d'une certaine manière et paradoxalement moins prenante. La production s'inscrit dans la lignée de cette nouvelle direction, sobre et claire, gommant les aspérités qui autrefois laissaient des traces sur la peau.

Pour autant, Code n'a pas à rougir de son passé et cette cuvée 2013 est loin d'être anecdotique. A travers ces 54 minutes, le groupe nous propose des compositions solides et variées aux atmosphères froides et austères où la rugosité des guitares et des hurlements contrastent avec les superbes leads et le chant clair de Wacian. Au passage, le remplacement de Kvohst par ce dernier derrière le micro ne fait pas un pli, sa technique en chant clair et sa voix black collant à merveille avec l'ambiance générale de l'album. Dans sa progression, "Augur Nox" varie les plaisirs en dosant ingénieusement violence brute et relatives accalmies, intercalant notamment des titres plus aériens ("The Lazarus Cord", "Harmonies in Cloud") ainsi que des interludes ("Dx", "Rx"). L'inspiration est malheureusement tout aussi variable et Code peine à captiver sur la durée, entre refrains décevants ("Garden Chancery", "Trace of God", ...) et passages de moindre intérêt. Dommage car les temps forts sont nombreux ; il serait d'ailleurs injuste de ne pas saluer le travail de composition qui laisse derrière lui des tubes tels que "Black Rumination", "Glimlight Tourist", "The Lazarus Cord" ou "White Tryptych" et une pelletée de bons moments ici et là comme les conclusions de "Ecdysis" et "Garden Chancery". "Augur Nox" ne me réconciliera pas avec Code mais je ne peux que saluer cette démarche d'évolution qui semble prometteuse et qui pourrait bien plaire aux amateurs de black progressif. Un très bon album donc qui ne souffre que de quelques passages à vides.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Invité citer
Stockwel
28/02/2014 18:24
Entièrement d'accord avec toi. Je suis archi fan de Nouveau Gloaming que je considère comme un chef-d'oeuvre, et qui arrive à garder l'atmosphère et la noirceur d'un true BM tout en étant complètement novateur et hors-norme.
Puis bien sûr j'ai été déçu par resplendent qui n'est pas mauvais, mais bien en-dessous.
Pour celui-là c'est un peu pareil, quelques bons passages (black rumination en tête) mais on est loin des frissons de nouveau gloaming...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Code
Black metal progressif
2013 - Agonia Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (24)  7.68/10

plus d'infos sur
Code
Code
Post-rock - 2002 - Royaume-Uni
  

vidéos
Glimlight Tourist
Glimlight Tourist
Code

Extrait de "Augur Nox"
  

tracklist
01.   Black Rumination
02.   Becoming Host
03.   Ecdysis
04.   Glimlight Tourist
05.   Dx
06.   Garden Chancery
07.   The Lazarus Cord
08.   The Shrike Screw
09.   Rx
10.   Trace of God
11.   Harmonies in Cloud
12.   White Tryptych

Durée : 54 min.

line up
parution
19 Novembre 2013

voir aussi
Code
Code
Resplendent Grotesque

2009 - Tabu Recordings
  
Code
Code
Nouveau Gloaming

2005 - Spikefarm Records
  
Code
Code
Mut

2015 - Agonia Records
  

Essayez aussi
Ars Moriendi
Ars Moriendi
Du tréfonds d'un être

2011 - Archaic Sound
  
Dysylumn
Dysylumn
Chaos Primordial (EP)

2016 - Egregor Records
  
Shining
Shining
V - Halmstad
(Niklas Angående Niklas)

2007 - Osmose Productions
  
Zemial
Zemial
Nykta

2013 - Hells Headbangers Records
  
Shabti
Shabti
Trembling And Shorn

2019 - Autoproduction
  

The European Regeneration MMXXV
...and Oceans + Angstskrig ...
Lire le live report
Détresse
Pessimismes
Lire la chronique
Sunken
Lykke
Lire la chronique
Danzig
Danzig III: How The Gods Kill
Lire la chronique
Gosudar
Eschatological Agony Of The...
Lire la chronique
Embraced By Darkness
Ex Inferis
Lire la chronique
Bloodfield
Homunculus sapiens
Lire la chronique
Lamp Of Murmuur
Saturnian Bloodstorm
Lire la chronique
Brutal Decay
Slaughter in Hell
Lire la chronique
Pustulant Flesh
Gurgling Pustulence (EP)
Lire la chronique
Old Black
D.T.R. / R.T.D.
Lire la chronique
Cryptic Process
Gulps (EP)
Lire la chronique
Collier d'Ombre
Distant Grandiosity Of Hori...
Lire la chronique
Primitive Man
Observance
Lire la chronique
Ammanas
The Source of Primordial Wi...
Lire la chronique
Forteresse
À Couteaux Tirés (EP)
Lire la chronique
Carnage Inc.
Carnage Inc. (EP)
Lire la chronique
"Transmutations" European Tour 2025
Candelabrum + Dødsforakt + ...
Lire le live report
Cephalic Carnage
Anomalies
Lire la chronique
Exhuman
Fear of Oneself
Lire la chronique
Sainte Obyana du Froid
The Purest Ending
Lire la chronique
Plasmodulated
An Ocean Ov Putrid, Stinky,...
Lire la chronique
Dark Divination
Liitto hengen ja veren
Lire la chronique
Thron
Vurias
Lire la chronique
Maudits
In Situ
Lire la chronique
Deathhammer
Crimson Dawn
Lire la chronique
Hyperdontia
Dormant Scourge (EP)
Lire la chronique
Dysentery
Dejection Chrysalis
Lire la chronique
Echoes from Earth
Atlas I: Cities
Lire la chronique
Cathedral
Society's Pact With Satan (EP)
Lire la chronique