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Warfuck - Neantification

Chronique

Warfuck Neantification
Pas un, pas deux, pas trois. Non, seize. Seize, c'est le nombre de labels européens qui ont mis la main à la poche pour permettre au duo français Warfuck d'enregistrer et sortir ce "Neantification", une nouvelle bombe de Grindcore qui voit le jour un an à peine après "The Weak and the Wicked" (chroniqué sur Thrasho par AxGxB), un disque qui palliait à son manque de personnalité par une efficacité à toute épreuve - mais n'est-ce pas là le lot de n'importe quelle sortie du genre ? Bref, il fallait bien autant d'âmes généreuses pour que "Neantification" puisse se payer un master à l'Unisound Studio, responsable notamment de quelques albums de Nasum, Abruptum, Marduk mais aussi du très bon "The Contaminated Void" de Coldworker (pour ne citer qu'eux).

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la production est excellente. Surprenante, mais excellente. L'auditeur s'attendant à un son écrasant ne pourra qu'être "déçu" : les instruments, à défaut de sonner massif, ont gardé leur grain d'origine (mention spéciale à la batterie), organique, naturel, assez rare aujourd'hui dans un genre ou les fûts croulent sous les triggers et les guitares possèdent toutes le même son. Bien plus lisible et "propre" que "The Weak and the Wicked", elle n'en dénature pas moins les accélérations chaotiques et les parties "stop'n'go" qui rappelleront furieusement Jesus Cröst aux aficionados du genre. Le chant à deux voix, pas assez exploité à mon sens, reste très efficace, alternance entre voix gutturale et chant complètement hystérique - peu de coffre, d'ailleurs, mais le fait que ce soit "forcé" à la limite de la rupture de corde vocale apporte encore plus d'urgence à une galette déjà bien atteinte.

Quinze titres pour vingt-cinq minutes au compteur, l'auditeur se rassure : les galettes de Grindcore qui dépassent la demie-heure deviennent très généralement indigestes et finissent immanquablement en trade ou sur eBay. Aucune surprise, Warfuck reste bête et méchant, déglingue tout sur son passage à grands coup de blast-beats enragés. L'auditeur prendra quelques claques lors d'instants de bravoure véritables (le supersonique "La Gloire", rappelant Feastem), de mid-tempos taillés pour la scène ("Douleur & Vices", "Hauts Débats") mais aussi de titres un peu plus "en marge" d'un ensemble très (trop ?) homogène. L'instrumentale "Néant", par exemple, possède une teinte beaucoup plus tragique ("Throatruiner" est le premier mot qui m'est venu à l'esprit à son écoute), sonnant comme un Nesseria qui en aurait un peu trop pris. Ou encore "Disverge" et sa rythmique casse-gueule, groovy, déstructurée. Sans parler, bien sur, de l'instant "WTF" du disque, le dernier titre, "Rondelle", qui voit s'incruster le saxophone d'Uroben. Pas franchement bien intégré à l'ensemble (n'est pas Naked City qui veut), certes, mais la prise de risques (ou le "je-m'en-foutisme" à son paroxysme, au choix) est à saluer, d'autant que faire se terminer un défilé de coups de pied au derche par une ligne bruitiste soulignée par un saxo lancinant reste de l'ordre de l'inédit dans le genre. Bref, autant de petites respirations qui permettent à l'auditeur de reprendre un peu pied.

"Neantification" est ce qu'un bon disque de Grindcore se doit d'être. Une ogive que l'on écoute occasionnellement, quand le besoin de tout envoyer balader se fait un peu trop présent. Pas polémique pour un sou, centré d'avantage sur la puissance que sur un quelconque message politique, Warfuck délivre vingt-cinq minutes d'une puissance de feu assez impressionnante, vingt-cinq minutes de schémas rythmiques linéaires confectionnés avec amour pour faire saigner le pit. Pari remporté haut la main, messieurs.

Par souci de lisibilité, et pour ceux que ça intéresse, voici la liste des labels ayant coproduit le brûlot : Every Day Hate, Hecatombe, Grindpromotion, Crustatombe, Dingleberry, Grindfather Production, No Way Asso, Witch Bukkake, Wooaaargh, Booze Me Up, EBC Distro/Prod, Eardrum Terrorism, Underground Pollution, L'è Tütt Folklor, Junky Monkey , Trendkill... Et le groupe lui-même.

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1 COMMENTAIRE(S)

lkea citer
lkea
06/09/2014 14:09
note: 7/10
D'accord avec toi ! Un bon disque mais surtout un groupe à voir absolument en live.

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Warfuck
Grindcore
2013 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (4)  7.94/10

plus d'infos sur
Warfuck
Warfuck
Grind - 2011 - France
  

écoutez
tracklist
01.   Till The Bones
02.   Goût Amer
03.   At Least I Hope
04.   Hauts Débats
05.   Apprendre À Plaire
06.   Douleur & Vices
07.   La Gloire
08.   Millions Of Merits
09.   Abusey
10.   Néant
11.   Vivre d'Arnaque & d'Eau Fraîche
12.   Disverge
13.   Pan Crack
14.   Route Bloody Route
15.   Rondelle (Featuring UROBEN on saxophone & vocals)

Durée : 25:20

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