chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
129 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Forgotten Tomb - Songs To Leave

Chronique

Forgotten Tomb Songs To Leave
J'ai toujours eu un malaise énorme en écoutant cet album, mais je ne peux jamais me passer de l'écouter de temps à autres. Je ne sais pas quelle est la raison qui me pousse à agir ainsi... peut-être que je me complais dans ma propre déprime? Ou peut-être que la musique de Forgotten Tomb est d'une qualitée telle qu'il serait stupide de ma part de ne pas ressombrer dans l'univers sombre du désépoir une fois de temps en temps... c'est à dire de me laisser manipuler? Je pense que les deux raisons sont adéquates, même si elles forment de toutes façons un cercle vicieux.

Ce qu'on nous propose ici est le fruit d'un esprit torturé répondant au pseudonyme de Herr Morbid. Fondateur de Forgotten Tomb, il est le cerveau de son groupe et c'est à lui que l'on doit l'excellent mélange Dark/Black dépressif qu'il nous prodigue encore aujourd'hui. « Songs To Leave » fut son premier méfait.

« Entombed By Winter »: l'atmosphère est aussi désagréable qu'une pluie battante en pleine procédures de funerailles et au moins tout aussi terne et lente. Dès le départ on y perçois quelques influences Doom (de par la lenteur de la chanson) et Burzumesque (la voix distordu), les guitares sont lentes ce qui donne une ambiance on ne peu plus lourde à porter sur nos épaule. La Négativité que Herr Morbide prône sans cèsse est belle et bien palpable ici. Pas de compromis, l'oeil de la tempête haineuse vient de passer sur nous, reste plus qu'attendre la tempête elle même...

Mais voici le titre qui résume le mieux, selon moi, ce que « Songs To Leave » a à offrir: « Steal My Corpse ». Déjà, le titre en dit assez long sur la folie du monsieur morbide. Ensuite l'atmosphère qui s'est immiscée dans cette chanson est littéralement impossible à supporter pour nos épaules frêles, on a seulement envie de s'écrouler tout le long du titre: on résiste longtemps... on croit qu'on va y arriver mais le fardeau est trop lourd: le titre, de par ses neuf longues minutes, rend la chose difficile à gérer... puis on s'écroule de désespoir... et à ce moment même, quelques arpèges retentissent dans notre tête pour laisser place au solo le plus mélancolique jamais produit... on pleure litteralement devant cette mélodie qui nous rend si nostalgique... mais de quoi? D'une vie qu'il fut bon autrefois de vivre? mais on se rend compte avec regret qu'il est impossible de retrouver cette sois-disante « vie aggréable »... il ne nous reste seulement qu'a se laisser agoniser...

« No Way Out » est un titre très frappant, et sa musique l'est tout autant. Sûrement la pièce la plus rapide. Les riffs de guitares sont accrocheurs et la voix est haineuse comme il faut. On se croirait pris entre deux tourments: celui de l'urgence d'un suicide, ou de l'accrochage à la vie. Lequel choisir? Le monde noir des limbes ou le monde noir de la terre? La paix envers sois-même ou la guerre envers les autres? Tout est dit...

Et voici pour finir la pièce incontournable de cet album, une chanson désormais culte et monumentale au sein de la scène du metal suicidaire: « Disheartenment ». Douze minutes de pure mélancolie suicidaire. La voix de Herr Morbid est plus tourmentée et torturée que jamais. Les mélodies que produisent les guitares sont tristes au possible, créant une ambiance malsaine nous projetant directement dans la folie d'une personne dont l'intérieur est mutilé autant que l'extérieur.

Comme je l'ai dit, je ressens un profond malaise à l'écoute de cet album, mais aussi déprimant soit-il, il reste que c'est tout de même un des album qui m'a le plus marqué au cours des dernières années. Ce que j'aime énormement de la musique qu'il contient sont les profonds sentiments criants de vérités. Les paroles nous prodiguent un désagréable pincement au coeur lorsqu'on les lis tout en écoutant la musique sombre et malsaine de ce « Songs To Leave ». Que nous reste-t'il après un album comme celui-ci? Rien...si ce n'est la satisfaction d'une complaisance à la déprime.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

5 COMMENTAIRE(S)

citer
Seb'
15/07/2008 00:03
C'est vraiment très "particulier" ce genre de style.
Je n'aime pas, je ne déteste pas non plus.
Mais, c'est vraiment pas pour moi. J'trouve ça trop "monotone" :/ et surtout LENT (Mais bon, c'sûrement le style qui doit vouloir ça.
DarkLord citer
DarkLord
08/02/2006 21:00
note: 9.5/10
Je suis d'accord avec Holy, il s'agit de leur meilleur album.Une tristesse profonde et malsaine, à hisser au côté de Xasthur !
Holy citer
Holy
21/05/2005 5:59
note: 9/10
Hein???
Jester citer
Jester
18/04/2005 21:25
moi j'comprends pas pourquoi y'a un canard sur la pochette....
narog citer
narog
12/10/2004
Très bonne chronique! Ca sent la conviction.

... sinon ben excellent album, en effet... Malheureusement bien souvent dénigré au profit de ses prédécésseurs (hahaha) et qualifié de plagiat des premiers Katatonia et Dolorian (les influences sont en effet présentes mais bien digérées).

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Forgotten Tomb
Dark/Black dépressif
2002 - Selbstmord Services
notes
Chroniqueur : 9/10
Lecteurs : (7)  8.36/10
Webzines : (13)  7.91/10

plus d'infos sur
Forgotten Tomb
Forgotten Tomb
Black Doom Metal - 1999 - Italie
  

tracklist
01.   Entombed By Winter
02.   Solitude Ways
03.   Steal My Corpse
04.   No Way Out
05.   Disheartenment

line up
voir aussi
Forgotten Tomb
Forgotten Tomb
...And Don't Deliver Us From Evil

2012 - Agonia Records
  
Forgotten Tomb
Forgotten Tomb
Obscura Arcana Mortis (MCD)

2000 - Treblinka Productions
  
Forgotten Tomb
Forgotten Tomb
Love's Burial Ground

2004 - Adipocere Records
  
Forgotten Tomb
Forgotten Tomb
Springtime Depression

2003 - Adipocere Records
  

Sulphur Aeon
The Scythe of Cosmic Chaos
Lire la chronique
Strigoii
The Oldest of Blood
Lire la chronique
Hwwauoch
Hwwauoch
Lire la chronique
Deicide
Overtures Of Blasphemy
Lire la chronique
Gama Bomb
Speed Between the Lines
Lire la chronique
Dirge
Lost Empyrean
Lire la chronique
Hats Barn
S.h.e.o.L (EP)
Lire la chronique
Sick Of It All
Wake The Sleeping Dragon!
Lire la chronique
Le Canyon - Épisode 22 - Hit-Parade 2018
Lire le podcast
Haunt
Grimoires Of Undead Power
Lire la chronique
Embryonic Cells
Horizon
Lire la chronique
Dodsferd
Diseased Remnants of a Dyin...
Lire la chronique
Machine Head
Catharsis
Lire la chronique
Bilskirnir
In Solitary Silence
Lire la chronique
Skulmagot
Skulled To Death
Lire la chronique
Cemetery Urn
Barbaric Retribution
Lire la chronique
Svartidauði
Revelations Of The Red Sword
Lire la chronique
The Necromancers
Of Blood and Wine
Lire la chronique
Metalhertz #1 - L'influence de Chuck Schuldiner
Lire le podcast
Nag
Nagged to Death
Lire la chronique
Alone in the Mist
Useless
Lire la chronique
Outre-Tombe
Nécrovortex
Lire la chronique
Nachtmystium
Resilient (EP)
Lire la chronique
Au-Dessus + Furia + Mysticum
Lire le live report
Cénotaphe
Horizons (EP)
Lire la chronique
VƆID pour l'album "Jettatura"
Lire l'interview
Iskandr
Euprosopon
Lire la chronique
Armaggedon
The Satanic Kommandantur
Lire la chronique
Infernal Coil
Within a World Forgotten
Lire la chronique
Death Karma
The History of Death & Buri...
Lire la chronique