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Stav - Meditate To Kill

Chronique

Stav Meditate To Kill
Faire la lumière sur des œuvres passées sous silence, voilà également la mission d’un chroniqueur consciencieux. En plus d’un travail d’histoire, c’est aussi et surtout l’occasion de rendre justice à des albums dont on n’a peu parlé malgré des qualités souvent évidentes. Sorti en décembre 2012 sur le label Chalice Of Blood Angel (rebaptisé depuis Cryptic Visions Arts), ce premier album de Stav n’a pas eu la couverture médiatique qu’il mérite. En effet, une petite recherche sur Google vous montrera qu’il n’existe presque aucune chronique (au moins en français) au sujet de celui-ci. Même moi j’ai jusque-là botté en touche alors que j’écoute Meditate To Kill depuis maintenant plus d’un an. Ceci étant, mieux vaut tard que jamais, alors allons-y...
A l’époque de ce premier album, Stav était formé sur la base d’un duo. Un gars, une fille pour le meilleur et pour le pire. Depuis fin 2013, la demoiselle accompagnant Aksel Boscato a pris ses cliques et ses claques pour aller voir ailleurs, laissant ainsi le jeune homme seul avec tous ses instruments. Le projet strasbourgeois n’en est pas mort pour autant puisque si l’on en croit la page Facebook de Stav (dont la dernière mise à jour remonte à fin 2013), une suite serait dans les tuyaux.

Tant mieux car Meditate To Kill mérite l’attention de tous les amateurs de Black Metal digne de ce nom. Une attention probablement déjà aiguisée par l’artwork somptueux d’un Paolo Girardi bien inspiré. Une œuvre monstrueuse et grouillante poussant instinctivement l’auditeur curieux à poser ses oreilles sur ce Black Metal abrasif plein de surprises.

Ce qui séduit dans un premier temps c’est le choix de la production. Stav a très certainement souhaité marquer les esprits sans pour autant en faire des caisses. Le résultat est extrêmement convaincant tant cette production réussit à paraître old school tout en étant particulièrement puissante. Le son de guitare se fait à la fois abrasif et cru, un atout évident pour ce type de Black Metal. La basse est quant à elle particulièrement surprenante par sa présence quasi systématique, là où la majorité des groupes ont plutôt tendance à la laisser vaquer à ses occupations au second plan. Enfin la batterie se montre plutôt naturelle bien qu’assez sèche et claquante, comme pour ne pas empiéter sur le reste des instruments. Bref, un choix tout à fait intéressant qui permet d’emblée à Stav de tirer son épingle du jeu en se distinguant du reste de la masse, offrant au passage une dynamique évidente.

Une production au service de titres particulièrement bien ficelés grâce à la qualité des riffs et des mélodies déployés par le duo strasbourgeois. C’est effectivement l’un des plus gros atouts de Stav, une qualité d’écriture et de composition rarement mis en défaut et offrant ainsi de véritables moments de bravoure à l’image de ces nombreux riffs particulièrement vicieux et incisifs qui pullulent sur ce Meditate To Kill (en particulier le début absolument jouissif de "Jail Of Flesh And Bones" suivi de ce break à 0:43, la dernière partie de "Meditate To Kill" à partir de 3:06, "Oblivion Ritual" à 1:27, le début de "Black Journey" et ses trémolos à vous glacer le sang...). Pour accompagner ces riffs noirs et sinistres, Stav se fend de leads mélodiques absolument superbes que ce soit sur "Jail Of Flesh And Bones" à 0:18 et 1:13, "Meditate To Kill" à 1:46 (probablement le plus chouette de l’album avec ce côté épique à vous hérisser le poil), "Oblivion Ritual" à 1:01 et 3:14, "Black Journey" plus en discrétion à partir de 1:07 puis à 4:23. Bref, pas grand-chose à jeter sur ce premier album, même lorsque le groupe se fait un poil moins inspiré sur un "Empty" tout en fouge mais aussi moins marquant.

Enfin, cette chronique ne serait pas complète s’il n’était pas fait mention du soin apporté par le duo français aux atmosphères de Meditate To Kill. Une ambiance que le groupe cultive selon deux approches différentes mais complémentaires. La première, la plus évidente mais aussi la plus marquante, est celle qui se dégage de la musique. Que ce soit lors de ces passages soutenus où lorsque Stav calme le jeu, l’atmosphère est alors toute en puissance, vicieuse et glaciale à la fois, bien réelle. La seconde est bien différente et consiste finalement en des passages instrumentaux aux sonorités religieuses orientales, à la réalité bien plus diffuse, créées autours d’un synthétiseur ("The Call", "Jail Of Flesh And Bones" à partir de 5:17, quelques ajouts discrets sur "Oblivion Ritual", le break de "Black Journey" de 2:14 à 3:17, l’instrumental "Plainly Path" de plus de cinq minutes). L’auditeur est alors attrapé dès les premières secondes pour n’être libéré que trente-cinq minutes plus tard, épuisé, fasciné, conquis.

Ainsi cette chronique de Meditate To Kill n’est là que pour rendre justice au premier album d’un groupe français méritant davantage d’exposition et qui on l’espère saura lui donner une suite digne de ce nom. Le travail d’écriture et le soin apportés aux atmosphères révèlent un sérieux potentiel qu’on espère voir concrétiser malgré des problèmes de line-up évoqués par la seule tête pensante de l’entité strasbourgeoise. Quoi qu’il en soit, Meditate To Kill mérite clairement que les amateurs de Black Metal y jettent une oreille attentive. Et si vous ne l’avez pas déjà fait, voilà désormais une occasion de réparer cet oubli.

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3 COMMENTAIRE(S)

AxGxB citer
AxGxB
11/02/2015 10:48
Bah y a le Bandcamp pour ça. Regarde mon lien en dessous de ton message Clin d'oeil
Streker citer
Streker
11/02/2015 10:46
Inconnu au bataillon pour moi...
Je vais essayer de trouver un morceau en écoute quelque part pour me faire une idée.
La pochette est vraiment magnifique !
AxGxB citer
AxGxB
11/02/2015 10:37
En écoute intégrale sur Bandcamp.

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Stav
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  7.5/10

plus d'infos sur
Stav
Stav
Black Metal - 2009 - France
  

tracklist
01.   The Call
02.   Jail Of Flesh And Bones
03.   Meditate To Kill
04.   Oblivion Ritual
05.   Black Journey
06.   Plainly Path
07.   Empty

Durée : 34:28

parution
12 Décembre 2012

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