chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
329 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Peccatum - Amor Fati

Chronique

Peccatum Amor Fati
C'est dingue tout ce que l'on peut lire sur Internet de mauvais à propos de cet album. Et malgré tout ça, j'ai osé acheter cet album (et oui, il y a encore des personnes qui achètent des CDs. Incroyable, non ?). Mais bon, il faut dire que la découverte de leur précédent et premier album, "Strangling From Within", m'avait vraiment fait forte impression et cet achat n'était pas régie par une pulsation masochiste de ma part. Enfin vous vous en foutez de tout ça et vous avez bien raison alors reprenons. Donc après un maxi-CD intitulé "O My Regrets" sorti la même année, "Amor Fati" vient enfoncer le clou de la magie du premier album et renforcer mon admiration pour ce grand compositeur qu'est Ihsahn. Et c'est toujours en compagnie de sa femme Ihriel et de son beau-frère Lord PZ que les choses se passent.

On a beau être habitué à la musique de Peccatum, il n'en demeure pas moins que l'écoute d'un de leur album nécessite une attention on ne peut plus attentive et une certaine concentration car depuis "Strangling From Within", Ihsahn et Ihriel se lâchent complètement dans ce projet. Pourtant, Peccatum est loin d'être un groupe que l'on pourrait classer dans la catégorie "extrême" : tout ici est très mélodique, magistralement orchestré, très grandiose voir grandiloquant comme Ihsahn a pu le faire avec Emperor. Et puisque l'on parle d'Emperor (c'est surtout moi qui parle mais bon), je crois qu'il n'est pas inutile de rappeler que c'est à cette période que "Prometheus" (l'album funeste d'Emperor) a été composé et que l'extrême complexité de "Amor Fati" n'est pas franchement une surprise, avec des compositions à structures "prise de tête", mais aux richesses quasi-inépuisables.

Par rapport au précédent album, il y a beaucoup de plus et toujours quelques moins qui empêchent le groupe d'atteindre l'excellence. Tout d'abord, l'ambiance est plus présente, plus poignante, plus profonde, à l'image de titres aussi torturés que "Rise, Ye Humans", "The Watchers Mass" et "A Game Divine?". Difficile de décrire concrètement ce qui se passe sur cet album : il est à la fois ténébreux, triste, un poil malsain, ... On passe par beaucoup d'états en l'écoutant et c'est une grande force. De plus, l'album a été totalement homogénéisé. Alors certes, la décomposition en deux parties de "Strangling From Within" faisait parti du concept imaginé par Ihriel, mais musicalement, certains pouvaient y voir une certaine incohérence. "Amor Fati" tient en un seul bloc avec un seul même esprit qui parcours chacun de ses 10 morceaux. Mais ça n'est pas pour autant que tous les morceaux se ressemblent : le groupe varie les tempos et les ambiances, passant de la musique extrême (limite black metal), à des parties plus planantes, plus atmosphériques. Techniquement, c'est bien mieux même si seul un orchestre avec de vrais instruments aurait pu révéler toute la profondeur de la musique du groupe, car les claviers ne rendent pas toujours bien, notamment l'imitation "ensemble de cordes" qui sonne un peu "cheap". Par contre, l'utilisation d'un vrai percussionniste est plutôt une bonne chose, donnant un son de batterie tout de même plus naturel. Mais le gros défaut de cet album concerne encore et toujours le chant faux de Ihriel qui rend certains passages carrément désagréables alors qu'ils auraient pu être magnifique. Je ne comprends pas comment le groupe peut laisser passer des trucs comme ça et j'ai vraiment du mal à croire que ça soit fait exprès tellement c'est choquant... En ce qui concerne le chant masculin interprété par les deux hommes du groupe, est bien mieux qu'auparavant. Et pour ce qui est du hurlement, Ihsahn c'est franchement la classe :)

Alors certes, les norvégiens n'ajoutent pas grand chose à ce qu'ils avaient déjà réalisé avec "Strangling From Within", mais cette seconde offrande est en tout point de vue supérieure à la précédente (excepté l'imondité qui lui sert de pochette), notamment en ce qui concerne les émotions et la cohérence. Peut-être un peu plus facile d'accès que son grand frère, il reste néanmoins un album à apprivoiser qui ne révélera tout ses charmes qu'après de nombreuses écoutes. N'écoutez pas ceux qui osent dire que la période pré-"Lost in Reverie" de Peccatum n'est pas globalement intéressante : si vous aimez la musique à la fois complexe et touchante, cet album est pour vous.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Dead citer
Dead
13/11/2004
note: 8/10
Au début, ça me faisait pareil, mais après de nombreuses heures d'écoutes, j'ai trouvé ce que le groupe a mis dans son CD. Je le trouve vraiment excellent Sourire

(enfin la chronique l'explique bien je crois)
Grimoald citer
Grimoald
13/11/2004
Franchement, moi je trouve cet album assez froid et trop tordu. Certaines parties sont vraiment magnifiques et superbement composées, mais je n'arrive pas à éprouver de plaisir en écoutant cet album.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Peccatum
Metal extrême expérimental
2000 - Candlelight Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (2)  7/10
Webzines : (9)  7.54/10

plus d'infos sur
Peccatum
Peccatum
Metal expérimental aux multiples influences - 1998 † 2006 - Norvège
  

tracklist
01.   One Play. No Script.
02.   No Title For A Cause
03.   Murder
04.   A Game Divine?
05.   -
06.   Rise, Ye Humans
07.   Between The Living And The Dead
08.   -
09.   - 10. The Watchers Mass

Durée totale : 44:25

line up
voir aussi
Peccatum
Peccatum
Lost In Reverie

2004 - Mnemosyne Productions
  
Peccatum
Peccatum
Oh, My Regrets (EP)

2000 - Candlelight Records
  
Peccatum
Peccatum
The Moribund People (EP)

2005 - Mnemosyne Productions
  
Peccatum
Peccatum
Strangling From Within

1999 - Candlelight Records
  

Submerged
Resurfacing Nautical Ruin (EP)
Lire la chronique
Flesh Libido
Flesh Libido
Lire la chronique
Lord Ketil
Ødeleggelse
Lire la chronique
Darkthrone
Pre-Historic Metal
Lire la chronique
Galibot
Catabase
Lire la chronique
Cage Fight
Exuvia
Lire la chronique
Gigan
The Order of the False Eye
Lire la chronique
Brutal Swamp Fest 4
Benighted + Bio-Cancer + Cr...
Lire le live report
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Entombed
Crawl (EP)
Lire la chronique
Türböwitch
Under Haunted Skies
Lire la chronique
Abscess
Through The Cracks Of Death
Lire la chronique
Moonchild Trio
Six Litanies for Heliogabalus
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
Freaky Styley
Lire la chronique
Exodus
Goliath
Lire la chronique
Corrosion Of Conformity
Good God / Baad Man
Lire la chronique
Möhrkvlth
Gwenojennoù An Ankounac'h
Lire la chronique
Fecundation
Moribund
Lire la chronique
Disembodiment
Spiral Crypts
Lire la chronique
Engorgement
They Rot Beneath Our Floor
Lire la chronique
Seum
Parking Life
Lire la chronique
Treponem Pal
Higher
Lire la chronique
Winterfylleth
The Unyielding Season
Lire la chronique
Skin Chamber
Wound
Lire la chronique
Trouble
Manic Frustration
Lire la chronique
Dark Medieval Fest
Aexylium + Darkenhöld + Fro...
Lire le live report
Corpus Offal / Undergang
Corpus Offal / Undergang (S...
Lire la chronique
Trouble
Trouble
Lire la chronique
Brozerz
PFFFFFF (Démo)
Lire la chronique