chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
260 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Germ - Escape

Chronique

Germ Escape
GERM revient après 2 ans et demi d’attente. Une durée relativement normale entre deux opus, voire courte, mais qui a semblé une éternité avec notre Australien. Non seulement parce qu’on avait attendu moins d’un an la dernière fois, mais aussi parce que le groupe a une identité et une patte personnelle qui intriguent et donnaient envie de découvrir la suite. Ses armes étaient le black dépressif, reste de son passé en tant qu’AUSTERE, ainsi que des éléments post black à la ALCEST. Sur le premier album (Wish) il y ajoutait de grosses gouttes électroniques. Sur le second (Grief) des passages plus pop / rock qui m’avaient amené à citer GUNS N’ROSES en mode « Estranged » pour présenter le titre « How Can I ».

Ces deux éléments ne se retrouvent pas sur le nouvel album, le troisième donc. Escape a gardé les éléments d’origine et balayé le reste. C'est-à-dire qu’il se concentre sur ses deux facettes principales. « Le salé et le sucré » disais-je il y a deux ans. « L’ombre et la lumière » aimerais-je corriger aujourd’hui. Deux extrêmes donc, qui sont couplés pour un plaisir auditif certain. Deux extrêmes mais qui ne sont pas dosés à l’identique. Les éclaircies prennent le pas sur les ténèbres.

Mais avant tout, pour ceux qui découvriraient le groupe, reparlons une seconde de ces extrêmes. Ils commencent par les vocaux. On retrouve des cris stridents inaudibles, qui retransmettent toute la souffrance de M. Germ (Tim Yatras pour les intimes), identiques à ceux qu’il balançait à son époque dépressive AUSTERienne. Mais il aime aussi répandre du pathos à coup de vocaux clairs, avec une voix douce, qui articule, qui glisse sur nos oreilles. Le résultat est facile à retranscrire : c’est comme si vous étiez irrité par votre pauvre existence et que vous sautez par la fenêtre, du 10ème étage. Mais au lieu de vous écraser comme la merde que vous avez enfin compris être, vous êtes sauvé par un nuage en chamallow. Souffrance, désespoir, sauvetage, molletonnage… On sent un peu de tout cela rien qu’avec les voix.

Mais la musique a exactement la même fonction. De l’agressivité avec des parties accélérées, et du Cajoline extra doux. Mais l’équilibre est l’inverse de celui des voix. C’est donc un maximum de caresses qui vous attend. Et beaucoup de longs passages instrumentaux qui vont vous couver tendrement. Les mélodies sont souvent calmes, mais rendent différemment selon la voix qui lui est apposée. Germ ne cesse de naviguer avec ses outils le long des 45 minutes. Il se permet le total doudou quand il utilise vocaux clairs sur musique claire, le tristounet révolté quand il choisit les vocaux clairs sur une musique plus torturée. Puis le désespéré maudit avec des vocaux stridents sur une musique claire. Et plus rarement le vilain rebelle avec des vocaux stridents sur une musique plus torturée. Quatre variantes qui s’enchainent sur les 8 pistes.

Si vous êtes un habitué du groupe, vous reconnaissez la formule. Par contre, comme je le disais, il n’y a pas d’autres essais ou expériences sur ce coup-ci. On reste avec les visages déjà connus de Germ. Au lieu de mettre ses efforts pour tenter autre chose, il a décidé de mieux travailler son monde et d’améliorer ses acquis. Il préfère polir ses compositions, les raboter, les poncer, les rendre parfaites. Certains diront sans doute que c’est l’album le plus logique et avec la qualité la plus égale de l’Australien. Personnellement, malgré un réel intérêt pour « The Old Dead Tree », « Escape » et « I’ll Give Myself to the Wind », je suis moins touché par l’album parce que je suis toujours sensible à l’effet de découverte. J’ai trop une impression de redite et de déjà entendu pour être entièrement transporté. D’autant que certains passages en font vraiment trop. Chamallow sauce caramel...

Un album uniquement destiné à ceux qui ont besoin d’un gros câlin. Et si cela ne leur suffit pas, qu’ils aillent aussi faire un tour du côté de SLEEPING PEONIES, très doué dans l’exercice.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Sakrifiss citer
Sakrifiss
02/08/2016 01:24
Streker a écrit : Sauf que pour arriver à mettre la main sur un cd de sleeping peonies faut avoir du courage !
Germ plus facile à trouver !

Sleeping Peonies a effectivement fait le choix de vendre via téléchargement... Et de limiter au maximum les CD... C'est peut-être le seul groupe que j'achète en dématérialisé d'ailleurs...
Streker citer
Streker
01/08/2016 23:14
Sauf que pour arriver à mettre la main sur un cd de sleeping peonies faut avoir du courage !
Germ plus facile à trouver !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Germ
Post black dépressif lumineux
2016 - Prophecy Productions
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (10)  7.6/10

plus d'infos sur
Germ
Germ
Post black dépressif lumineux - 2009 - Australie
  

tracklist
01.   I
02.   Escape
03.   I'll Give Myself to the Wind
04.   Under Crimson Skies
05.   V
06.   The Old Dead Tree
07.   With the Death of a Blossoming Flower
08.   Closer

Durée : 44:58

line up
parution
29 Avril 2016

voir aussi
Germ
Germ
Grief

2013 - Eisenwald
  
Germ
Germ
Wish

2012 - Eisenwald
  

Essayez aussi
Autumn Nostalgie
Autumn Nostalgie
Metanoia

2025 - Northern Silence Productions
  
Ghost Bath
Ghost Bath
Moonlover

2015 - Northern Silence Productions
  
Shining
Shining
IV - The Eerie Cold

2005 - Avantgarde Music
  

Combat Shock
Nightmare Fuel
Lire la chronique
HateSphere
Guillotine
Lire la chronique
Noothgrush
Violations Of Consensual Re...
Lire la chronique
The Young Gods
L'Eau rouge
Lire la chronique
Violent Omen
Locomotive of Chaos
Lire la chronique
Rorcal
Mahre
Lire la chronique
Egregore
It Echoes In The Wild
Lire la chronique
Ritual
Fathomless Vacuity
Lire la chronique
Taufpatin
Les Malfaisances de la Tauf...
Lire la chronique
Amanite
The Dance Of The Datura
Lire la chronique
Flammene Fra Nord
Flammene Fra Nord
Lire la chronique
Victims of Contagion
Egregore
Lire la chronique
Deathcult
Cult Of The Dog
Lire la chronique
Viscerated
Rotting Golgothan Remains (EP)
Lire la chronique
Staghelm
Natura Semper Praevalet
Lire la chronique
Forteresse
Métal Noir Québécois
Lire la chronique
Tårfödd
En Känsla Av Hopplöshet
Lire la chronique
Ablazen Winds
Kingsblood / Burning Script...
Lire la chronique
Razorvoid
Into The Void
Lire la chronique
Nihilism
Psalms of Misanthropy
Lire la chronique
30 Years of Humanity is the Devil
Integrity + Ringworm + Worl...
Lire le live report
Bras d'Honneur
Hate Speech
Lire la chronique
Feast of Brutality Tour
Darkall Slaves + Deflesher ...
Lire le live report
Drudkh
Thaw (EP)
Lire la chronique
Miroir, mon beau miroir...
Lire l'interview
Uncle Acid And The Deadbeats
Shapes Of Midnight
Lire la chronique
Dissimulator
Artifice Dissolves
Lire la chronique
Firtan
Helios
Lire la chronique
Enterré Vivant
Kurogoku (黒獄)
Lire la chronique
Appear Disappear Tour
The Young Gods
Lire le live report