chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
132 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Abigail - The Final Damnation

Chronique

Abigail The Final Damnation
Toi, l’amateur de BM comme de thrash, je ne vais pas te faire l’injure de te présenter Abigail. Ces nippons dont la discographie est aussi longue que l’anatomie de l’ami Rocco (pour le fun et sauf oubli : 6 albums, 19 live, 3 demos, 45 split et quelques complis et EP en sus…). The final damnation est leur petit dernier et si tu es offusqué à la vue du sang, du sperme et de l’anatomie féminine tatouée jusqu’au clito, tu peux arrêter là la lecture. Abigail, c’est un savant mélange de porno et de BM thrash. De couche de marcassin et de metal satanique. Abigail est brut, primitif, comme le sont souvent les groupes de BM sud-américains. Mais surtout Abigail est sans concession et son black à fort relents thrash s’en ressent fortement.

Tu noteras de suite que les titres plongent dans l’ambiance sans tarder (Whisky Coke and Bitch ; Sex & Metal ; Sweet Baby Metal Sluts). Et en effet, les 36 minutes que dure cette galette, tu vas les prendre en pleine face. Sans temps morts. Car le black d’Abigail est surtout un prétexte ; un prétexte à faire parler la poudre, les guitares thrash acérées comme des lames de rasoir souillées, qui débitent leurs propos à la vitesse du son.

The Final Damnation ouvre les hostilités avec un départ gorgé de mélodies destiné à leurrer l’ennemi car très vite, comme à son habitude, ce sont des soli de dingue qui frappent en plein cœur l’auditeur perdu (Holocaust by Evil également). Ces soli qui vont à la vitesse de la lumière et qui te découpent avant que la rythmique, grosse batterie en tête, ne pilonne le sol (Blasphemy Night ; Sex and Metal ; Open the Gates of Hell, monstrueux). Quant à la voix, tu la connais déjà : entre hystérie et folie pure, elle colle parfaitement à ce thrash un peu black et lui donne sa coloration unique. L’impression de folie qui se dégage ne doit cependant pas faire oublier l’essentiel : les gars jouent parfaitement de leurs instruments et on est loin du war metal chaotique. Les soli sont merveilleusement exécutés et particulièrement nets. On fait parfois un bon de 30 ans en arrière, à l’époque des premiers Kreator / Exodus.

La vitesse est le maître mot d’Abigail ; elle sied parfaitement aux propos du groupe et au chaos scabreux que constitue leur univers fait de putes et d’alcool. Car le son, relativement organique, un poil cracra, cadre bien également avec la musique. Dans bien des cas, il semble même saisi live (Blasphemy Night ; Whisky Coke and Bitch ; Sex and Metal).

La force du combo tient dans ce mélange subtil entre black et thrash mais aussi dans sa capacité à créer des morceaux inspirés (Sex and Metal et sa progression mélodique jusqu’à l’explosion de violence) et à y injecter des doses de punk qui équilibrent la virtuosité des soli thrash et les aspects primitifs de leur musique (Whisky Coke and Bitch ou Sweet Baby Metal Sluts par exemple). Sur les plans les plus calmes – tout est relatif tout de même – c’est parfois même le heavy qui est appelé en la cause (Whisky Coke and Bitch encore), celui du Motörhead des débuts (Sweet Baby Metal Sluts ) ou encore le Venom de Black Metal (Sex and Metal ; No pain ! No Limit !). Et lorsque la basse s’en mêle – trop rarement à mon goût – la musique du combo prend des atours encore plus séduisants, le pilonnage se faisant plus fort encore (Open the Gates of Hell et sa rythmique ronde écrasante).

Tu auras saisi que j’ai beaucoup aimé cet album. Cela semble bas du front, c’est très technique. Cela semble basique et primitif, c’est hyper travaillé. Si l’on met de côté le revival thrash et son lot de groupes, bien peu peuvent se targuer de la carrière et de l’inspiration d’Abigail. Bien peu peuvent surtout tenir la comparaison. Au concours de celui qui a la plus grande, les japonais devraient vaincre. Et ça devrait leur plaire. Le concours, je veux dire.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Abigail
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (7)  6.79/10

plus d'infos sur
Abigail
Abigail
Black Thrash - 1992 - Japon
  

tracklist
01.   The Final Damnation
02.   Blasphemy Night
03.   Whisky Coke and Bitch
04.   Sex & Metal
05.   Open the Gates of Hell
06.   No Pain! No Limit!
07.   Sweet Baby Metal Sluts
08.   Holocaust by Evil

Durée : 36:38

line up
parution
30 Septembre 2016

Essayez aussi
Satanika
Satanika
Infection

2012 - Iron Shield Records
  
Perversor
Perversor
Demon Metal (EP)

2010 - Hells Headbangers Records
  
Perversor
Perversor
The Shadow Of Abomination (EP)

2011 - Hells Headbangers Records
  
Cop Skeletons
Cop Skeletons
Cop Skeletons (EP)

2018 - Grimfuture records
  
Torchbearer
Torchbearer
Yersinia Pestis

2004 - Metal Blade Records
  

HYSTERIA pour l'EP "From The Abyss… To The Flesh "
Lire l'interview
Morbid Messiah
In The Name Of True Death M...
Lire la chronique
Hysteria
From The Abyss… To The Fles...
Lire la chronique
Death Strike
Fuckin' Death
Lire la chronique
Aoratos
Gods Without Name
Lire la chronique
Trail of Lies
W.A.R
Lire la chronique
TOWERING pour l'album "Obscuring Manifestation"
Lire l'interview
The Meads of Asphodel
Running Out of Time Doing N...
Lire la chronique
Calyx
Vientos Arcaicos
Lire la chronique
Autophagy
Demo (Démo)
Lire la chronique
Disentomb
The Decaying Light
Lire la chronique
Turilli / Lione Rhapsody
Zero Gravity (Rebirth and E...
Lire la chronique
Tomb Mold
Planetary Clairvoyance
Lire la chronique
Jig-Ai
Entrails Tsunami
Lire la chronique
The Smashing Pumpkins
Gish
Lire la chronique
Helgafell
Landvaettir
Lire la chronique
CATALYST pour l'album "The Great Purpose Of The Lords"
Lire l'interview
Enthroned
Cold Black Suns
Lire la chronique
Anaptosis + Cenotaph + Gorgasm + Unbirth + Darkall Slaves
Lire le live report
PPCM #19 - C'est du Death ou du Cynic ? (spoiler alert : un peu des deux !)
Lire le podcast
Cave In
Final Transmission
Lire la chronique
Morteruine
Demo MMXVIII
Lire la chronique
Corrosion Of Conformity + Desert Storm + Witchfinder
Lire le live report
Catalyst
The Great Purpose Of The Lords
Lire la chronique
Darkthrone
Old Star
Lire la chronique
The Lord Weird Slough Feg
New Organon
Lire la chronique
Annihilator
For The Demented
Lire la chronique
Vader
Thy Messenger (EP)
Lire la chronique
Flamen
Furor Lunae
Lire la chronique
Grylle
Les Grandes Compagnies
Lire la chronique