chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
115 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Revel In Flesh - Emissary Of All Plagues

Chronique

Revel In Flesh Emissary Of All Plagues
Revel In Flesh n’a jamais pu réellement satisfaire mes besoins primaires de metal de la mort suédois, rentrant dans ma (grosse) case « énième groupe death old school de seconde zone pratiquant le recyclage ». Ennuyeux en somme. Revoilà les Allemands pour un quatrième album (en cinq ans de formation, sans compter les huit splits : beau score), deux ans presque jour pour jour après Death Kult Legions. Alors un nouveau disque comme musique de fond pour passer l’aspirateur ? Le commentaire (peu objectif) de maître Swanö (encore au mixage et mastering, le bonhomme faisant l’effort de faire le travail à la fois pour la version CD et vinyle) : « …what I believe to be the ultimate tribute to the SweDeath guitar tone ! » laisserait à penser toute autre chose. Etonnamment une brève écoute titillera mes sens malgré sa pochette « rétro-kitsch » (série Z) repoussante de Juanjo Castellano (qui suit la bande depuis leur premier opus). Bref tout ça pour vous dire que je reprends le flambeau de mon collègue « live-reporter » Keyser.

Après réécoute j’ai peut-être été un peu dur envers Death Kult Legions… Ce dernier pouvait d’ailleurs laisser présager de cette tournure 2016, certaines influences plus « mélo » et « subtiles » se faisant clairement ressentir (outre les délectables Edge Of Sanity et Hypocrisy première génération). Ainsi à l’instar de ses camarades de label Bodyfarm et Winter Of Sin ou encore de ses voisins Dawn Of Disease, Revel In Flesh oriente cette fois d’avantage leur « death old school » puisant (trop ?) dans les classiques (Dismember, Entombed, Bolt Thrower ou Asphyx) vers le death/black mélodique suédois du début des années 90 (Gates Of Ishtar, Unanimated, Eucharist, At The Gates). Joie. Le groupe allemand en profite pour rogner ses compositions pour un rendu très « direct », un metal nettement plus fluide (restriction sur les rallonges) qui arrive à accrocher quasiment tout le long dès les premières secondes. La faute à des leads par poignée des trois guitaristes (mais aussi Jonas de Puteraeon et Jimmy d’Entrails prêtant en plus main forte pour les soli), des mélodies dans une atmosphère glaciale savoureuse typiquement « nineties » : le black «Torture Throne » (samples inquiétants et ses tremoli aux sonorités d’un Belphegor), le casse nuque « The Dead Lives On », le hit « Sepulchral Passage » ou « Dead to This World » sauront en combler.

Les tares des disques précédents refont malheureusement surface par intermittence. Forcément on retrouve certains passages avec un gros « déjà entendu », le plus flagrant étant le riff du break de « Dead to This World » (3:29) calqué sur « Into Armageddon » (Necrophobic) mais globalement Revel In Flesh arrive à délivrer ses propres riffs. Et puis difficile de ne pas échapper à des passages un peu (voire « très ») maigres essoufflant la galette mais vite rattrapés par une mélodie entêtante, notamment sur « Casket Ride », « Servants of the Deathkult » (quel solo à 1:33 !) ou « Lord Of Flesh ». Une grosse mandale de blasts beats aurait aussi fait le plus grand bien sur ces moments amorphes (« Fortress of Gloom »). Les « cojones » habituelles de la scène teutonne paraissent timides ici, dommage pour le son de batterie en retrait et le son de tronçonneuse désormais plus propre. Le frontman au coffre conséquent viendra tout de même rehausser la dose de testostérone. Vous grognerez comme lui le « Kneel and confess ! » de « Torture Throne », les « I open the gates ! » de « Sepulchral Passage » ou la puissante introduction de « Dead to This World ». Le plaisir est là.

Emissary Of All Plagues ou de nombreux leads redoutables et ambiancés ainsi que des passages brutes pour muscler les cervicales qui raviront les adeptes… Sur le moment. Tout comme le récent Dawn Of Disease ou le dernier Bodyfarm, du death metal old school aux influences death/black suédoises qui fera succinctement son effet (particulièrement la deuxième partie) mais que l’on oubliera aussitôt... Avec un peu plus d’impact et une atmosphère encore plus léchée, la recette de Revel In Flesh devrait monter d’un bon cran. J’espère que la prochaine chronique ira en ce sens.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
23/11/2016 08:51
note: 7/10
On retrouve chez le groupe les mêmes bons points et reproches qu'on pouvait leur faire précédemment, à savoir que ça joue bien, c'est en place, il y'a de l'envie et on ne peut rien leur reprocher au niveau musicalité.

En revanche il manque toujours le petit plus pour vraiment marquer les esprits, et reste toujours un bon outsider mais sans arriver à gravir un échelon supplémentaire.

On passe quand même un bon moment, car c'est efficace et ça envoie !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Revel In Flesh
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (12)  7.96/10

plus d'infos sur
Revel In Flesh
Revel In Flesh
Death Metal - 2011 - Allemagne
  

tracklist
01.   Emissary of All Plagues  (03:42)
02.   Casket Ride  (04:41)
03.   Fortress of Gloom  (04:56)
04.   Servants of the Deathkult  (03:22)
05.   Torture Throne  (05:22)
06.   The Dead Lives On  (03:29)
07.   Lord of Flesh  (05:03)
08.   Sepulchral Passage  (03:36)
09.   Dead to This World  (06:24)
10.   Doctor, Doctor (reprise UFO)  (03:46)

Durée : 44:21

line up
parution
2 Décembre 2016

voir aussi
Revel In Flesh
Revel In Flesh
Death Kult Legions

2014 - Cyclone Empire Records
  
Revel In Flesh
Revel In Flesh
Relics Of The Deathkult (Compil.)

2018 - War Anthem Records
  
Revel In Flesh
Revel In Flesh
Manifested Darkness

2013 - F.D.A.
  

Essayez aussi
Phrenelith
Phrenelith
Desolate Endscape

2017 - Me Saco Un Ojo Records
  
Sinister
Sinister
Syncretism

2017 - Massacre Records
  
Scolex
Scolex
Torn From Beyond (EP)

2013 - Autoproduction
  
Hortlak
Hortlak
Hortlak

2016 - Autoproduction
  
Gorguts
Gorguts
The Erosion Of Sanity

1993 - Roadrunner Records
  

Krypts
Cadaver Circulation
Lire la chronique
HYSTERIA pour l'EP "From The Abyss… To The Flesh "
Lire l'interview
Morbid Messiah
In The Name Of True Death M...
Lire la chronique
Hysteria
From The Abyss… To The Fles...
Lire la chronique
Death Strike
Fuckin' Death
Lire la chronique
Aoratos
Gods Without Name
Lire la chronique
Trail of Lies
W.A.R
Lire la chronique
TOWERING pour l'album "Obscuring Manifestation"
Lire l'interview
The Meads of Asphodel
Running Out of Time Doing N...
Lire la chronique
Calyx
Vientos Arcaicos
Lire la chronique
Autophagy
Demo (Démo)
Lire la chronique
Disentomb
The Decaying Light
Lire la chronique
Turilli / Lione Rhapsody
Zero Gravity (Rebirth and E...
Lire la chronique
Tomb Mold
Planetary Clairvoyance
Lire la chronique
Jig-Ai
Entrails Tsunami
Lire la chronique
The Smashing Pumpkins
Gish
Lire la chronique
Helgafell
Landvaettir
Lire la chronique
CATALYST pour l'album "The Great Purpose Of The Lords"
Lire l'interview
Enthroned
Cold Black Suns
Lire la chronique
Anaptosis + Cenotaph + Gorgasm + Unbirth + Darkall Slaves
Lire le live report
PPCM #19 - C'est du Death ou du Cynic ? (spoiler alert : un peu des deux !)
Lire le podcast
Cave In
Final Transmission
Lire la chronique
Morteruine
Demo MMXVIII
Lire la chronique
Corrosion Of Conformity + Desert Storm + Witchfinder
Lire le live report
Catalyst
The Great Purpose Of The Lords
Lire la chronique
Darkthrone
Old Star
Lire la chronique
The Lord Weird Slough Feg
New Organon
Lire la chronique
Annihilator
For The Demented
Lire la chronique
Vader
Thy Messenger (EP)
Lire la chronique
Flamen
Furor Lunae
Lire la chronique