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Gigantes - Home

Chronique

Gigantes Home (EP)
GIGANTES est un groupe comme il en fleurit une centaine par mois sur Facebook. J’ai leur EP sous le boisseau depuis le début de l'année et si j’ai tant tardé à le chroniquer c’est que j’ai du mal à trouver des raisons de le faire. Non pas que ce disque soit très mauvais, à la limite c'eût été plus facile. Là, c’est juste qu’il n’a aucun intérêt.

Originaire de Chico (Californie), GIGANTES est un quintet de Metalcore fondé en 2013. Ils ont sorti un premier EP éponyme en 2014 suivi, en 2017, de ce nouvel EP, Home. Le gang qui ne manque ni d’énergie ni d'agressivité a en revanche gardé pour des jours meilleurs toute velléité d’audace, de créativité ou d’originalité. A l’instar de sa pochette aussi triste que la moquette d’une salle d’attente de cabinet dentaire (à ce stade on ne parlera pas d’artwork), Home est d’une totale platitude. Tout a déjà été fait par d’autres, généralement en mieux. Je ne vais pas me lancer dans une compétition de name dropping pour expliquer que ce riff vient de machin et ce plan de batterie de truc, si vous avez la patience d’aller au bout des vingt minutes de la galette, vous identifierez bien par vous-même les grossières inspirations du combo.

GIGANTES représente tout ce que je déteste dans l’évolution du Metal(core) “moderne”. C’est une musique qu’on dirait calibrée. Calibrée pour passer sur les radios qui font la pluie et le beau temps aux Etats Unis, mais aussi calibrée pour un public peu exigeant, préférant l’ivresse d’une soirée binge drinking à la profondeur d’une biture méthodique au vin rouge. Tout est fait pour livrer un effet blast (“Fractures”) et rappeler les canons du genre, dans une forme séduction un peu putassière (“Young”). L’alternance de screaming et de chant clair mielleux est déséquilibrée. Le screaming n’est bien souvent qu’un alibi, l’essentiel des compos reposant sur ce chant clair, lisse et choral (“Sailing Stone”) manquant tellement de personnalité et de grain qu’on le croirait passé à la moulinette de l’auto-tune. Les compos sont à l’avenant, inoffensives, empruntant un parcours narratif plus balisé que le GR 20. N’attendez pas de surprises du côté du mixage : une batterie triggée et monotone, des lignes de guitare passe partout, un chant tout sauf original, une basse anecdotique et cet effet “gros son” si caractéristique des prod américaines où tous les instruments semblent mixés au même niveau, garantissant un effet mastoc au détriment d'un quelconque relief. En un mot comme en mille, Home n'offre vraiment rien de bien folichon.

Je ne connais pas la formule magique qui fait les grands albums, mais force m’est de constater (et de déplorer) qu’une écrasante majorité des sorties Metal récentes manquent à la fois de créativité, d’audace et de couilles. Plutôt que d’oser la différence, bien des jeunes groupes se contentent de singer plus ou moins adroitement les formations emblématiques. Une stratégie à court terme qui peut vous valoir quelques dates dans les clubs de votre région mais je vois mal comment des groupes aussi interchangeables pourront prétendre à autre chose qu’un succès local et éphémère, le public préférant bien souvent Dieu à ses saints.

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Gigantes
Metalcore
2017 - Autoproduction
notes
Chroniqueur : 1.5/5
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Gigantes
Gigantes
Metalcore - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Fractures  (03:51)
02.   Young  (04:32)
03.   Sailing Stone  (04:08)
04.   A Certain Fountain (Short Drink)  (03:18)
05.   Take Me Home  (04:56)

Durée : 21:00

parution
20 Janvier 2017

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