chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
71 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Gorod - Kiss The Freak

Chronique

Gorod Kiss The Freak (EP)
Ils sont comme ça les petits gars de Gorod, ils aiment bien se lancer des défis.
Une tournée avec des groupes de thrash ? Même pas peur… Au contraire !

« Tiens les gars du coup si on s’amusait à faire un petit EP thrashy vite fait bien fait ?
_Raaaaah mais ouais carrément et pis on dirait qu’on ferait un truc bien fun avec des paroles un peu débiles !
_ Ha ha ! Ouais grave… On pourrait même le sortir le 1er avril !
_ Ouais ben faut qu’on se magne le fion alors !! »
- trinquage de bières –

Sauf qu’ils ont aussi un petit côté agaçant quand même. Vous savez comme ce petit con de voisin y’a vingt-cinq ans qui enchainait les jumps et les slides avec ses rollers fraichement achetés la veille alors que, vous, vous essayiez juste de ne plus vous fracturer les poignets après 3 semaines de dur labeur ou comme ce petit con de cousin qui au bout de six mois de guitare commence à se taper le solo de « Master Of Puppets » alors vous vous galérez faire sonner correctement le riff d’ « Enter Sandman »... J’imagine que c’est un peu ça qu’on dû ressentir les collègues de Warbringer ou Havok en posant l’oreille sur les extraits de « Kiss The Freak », car en à peine vingt minutes nos frenchies font la leçon à toute une scène dont les versants les plus techniques semblent avoir tant la cote aujourd’hui.

Parvenant de façon remarquable à préserver toute leur identité et leur patte (notamment en terme de riffing et de solos) Gorod se balade sur un échiquier thrash qu’il traverse d’un coin à l’autre avec une aisance presqu’indécente. D’un brûlot d’ouverture façonné d’un thrash franchement viril très in your face mené pied au plancher à une « Lost In Osaka » aux accents techniques éclatants, en passant par les accents moshy limite crossover de « Tony P. Shot » ou le groove irrésistible de cet hymne à l’anis et sa saveur bien old school la bande à Mathieu Pascal réalise un sans-faute sur ce qui aurait pourtant pu être un exercice périlleux ! Car finalement on pourrait avoir tendance à minimiser la chose en face d’un groupe qui tend à réussir tout ce qu’il entreprend mais il faut tout de même en avoir pour oser le pari et risquer une plantade qui aurait facilement pu passer pour un « Gorod ne se sent plus pisser ». Mais non, sûr de son affaire, le quintette ne fait que confirmer ici tout son talent même en lorgnant vers un style qui n’est pas le sien habituellement. Et si les riffs tranchants et les leads de la paire Pascal/Alberny sont évidemment à mettre en avant tant ils font mouche immédiatement (raaaah ces duels à 1’53 sur « Being A Jerk » et ces leads en contrepoint sur « Tony P. Shot » !!), Gorod n’a laissé aucun aspect de côté avec notamment ces back-vocals entrainants aux accents bien old school et une dynamique d’ensemble increvable à base de tchouka-tchouka effréné et de rasades de double (et quelques blasts tout de même faut pas pousser). Et quand bien même il ne s’aventure pas à proprement sur un terrain aussi technico-progressif qu’un Vektor (on est plus proche du côté abrasif d’un Black Fast ici et de façon globale sur un EP où la patte technique du combo ressort inévitablement) le groupe envoie un petit message à la « si je voudrais je pourrais d’abord !! » sur une « Lost In Osaka » qui – bien que titre le plus court de l’EP – montre que Gorod en a encore sous le pied et que ça pourrait faire très très mal si les gus s’amusaient à prendre le jeu un peu plus au sérieux. Un titre qui n’aurait certainement pas fait tache sur « Leading Vision ».

Et en parlant de « Leading Vision » comment ne pas évoquer enfin cette version revisitée de « Chronicles From The Stone Age » ? Si j’ai régulièrement tendance à considérer les reprises comme du remplissage (qu’elles soient d’un autre groupe ou juste une nouvelle version d’un ancien titre), ici c’est au contraire une 2ème jeunesse qu’ils ont réussi à donner à ce qui reste encore aujourd’hui l’un des tout meilleurs titres de Gorod. Comment ? Déjà en y incorporant de nouveau éléments comme ces petits gimmicks de guitare en fond sur l’intro ou ce petit passage avant le break mélodique (lui-même introduit par de jolis arpèges inexistants sur la version initiale) et surtout en parvenant magistralement à lui insuffler un feeling thrash qu’il n’avait pas (ou peu) initialement afin de coller au mieux à l’ambiance de l’EP (changement de certains patterns de batterie comme à partir 48’’ par exemple où le blast est remplacé par une superbe cavalcade du plus bel effet). Gorod parvient ici à nous faire redécouvrir un de leurs tubes et c’est du grand art, chapeau !

« Kiss the Freak » est donc une réussite de plus à accrocher au tableau de chasse d’un groupe dont le talent n’est plus à prouver et qui se montre ici sous une nouvelle facette qui finalement leur colle à merveille. Je ne serais pas du tout fâché que ce genre d’accident de parcours devienne une habitude.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Mera citer
Mera
02/06/2017 15:55
Bon, c'est pas dégueu à écouter du tout hein, ça passe même plutôt bien, mais j'sais pas, ça m’emballe pas autant que quand ils font du death...

La reprise de Chronicles From The Stone Age est vraiment excellente par contre !
coreandcoupdate citer
coreandcoupdate
02/06/2017 00:17
Ah les salaud que c'est bon!

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Gorod
notes
Chroniqueur : 4/5
Lecteurs : (3)  3.5/5
Webzines : (5)  4.15/5

plus d'infos sur
Gorod
Gorod
Death Metal Technico-Mélodique - 2005 - France
  

vidéos
 Being A Jerk
Being A Jerk
Gorod

Extrait de "Kiss The Freak"
  

tracklist
01.   Being A Jerk
02.   Tony P. Shot
03.   Anise Power
04.   Lost In Osaka
05.   Chronicles From The Stone Age

Durée : 19'15

line up
parution
1 Avril 2017

voir aussi
Gorod
Gorod
Æthra

2018 - Overpowered Records
  
Gorod
Gorod
Neurotripsicks

2005 - Willowtip Records
  
Gorod
Gorod
Process Of A New Decline

2009 - Listenable Records
  
Gorod
Gorod
Leading Vision

2006 - Willowtip Records
  
Gorod
Gorod
Transcendence (EP)

2011 - Autoproduction
  

Essayez aussi
Mortal Scepter
Mortal Scepter
As Time Sharpens The Sentence (EP)

2015 - Unspeakable Axe Records
  
Kreator
Kreator
Terrible Certainty

1987 - Noise Records
  
Legion Of The Damned
Legion Of The Damned
Malevolent Rapture

2006 - Massacre Records
  
Tankard
Tankard
One foot in the Grave

2017 - Nuclear Blast Records
  
Dew-Scented
Dew-Scented
Incinerate

2007 - Nuclear Blast Records
  

Baise ma Hache
F.E.R.T
Lire la chronique
Gorod
Æthra
Lire la chronique
Radien
Maa (EP)
Lire la chronique
Le Canyon - Spécial 2 + Concours - Le Dernier Sabbath
Lire le podcast
Ton MoM en Stream (pilote) - Cherchons du "Medieval Death Metal"
Lire le podcast
Bloodbath
The Arrow of Satan Is Drawn
Lire la chronique
Bâ'a / Hyrgal / Verfallen
s/t (Split-CD)
Lire la chronique
Cerebral Rot
Cessation Of Life (Démo)
Lire la chronique
Nécrocachot
Malfeu
Lire la chronique
Kult
The Eternal Darkness I Adore
Lire la chronique
Monolyth
A Bitter End - A Brave New ...
Lire la chronique
Profane Order
Tightened Noose Of Sanctimo...
Lire la chronique
The Great Old Ones au LADLO Fest - 10th Year Anniversary
Lire l'interview
Steingrab
Jahre nach der Pest
Lire la chronique
Lucifer's Hammer
Time is Death
Lire la chronique
Livid
Beneath This Shroud, the Ea...
Lire la chronique
Deiquisitor
Downfall Of The Apostates
Lire la chronique
Infestus
Thrypsis
Lire la chronique
Author & Punisher
Beastland
Lire la chronique
Bölzer + One Tail, One Head + Orkan + Taake
Lire le live report
Vanhelgd
Deimos Sanktuarium
Lire la chronique
VƆID
Jettatura
Lire la chronique
Obskuritatem
U Kraljevstvu Mrtvih...
Lire la chronique
Behemoth
I Loved You at Your Darkest
Lire la chronique
Aorlhac au LADLO Fest - 10th year anniversary
Lire l'interview
Alchemyst
Nekromanteion
Lire la chronique
Jesus Piece
Only Self
Lire la chronique
Black Sin
Solitude Eternelle
Lire la chronique
Unholy Baptism
Volume I: The Bonds of Serv...
Lire la chronique
Frozen Graves
Frozen Graves
Lire la chronique