chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
75 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Sollertia - Light

Chronique

Sollertia Light
Basé à Minneapolis ce projet surprenant n’est pourtant pas du tout Américain de prime abord, car ce duo trouve ses racines un peu partout sur le vieux continent vu qu’il est composé du vétéran Britannique James Fogarty (IN THE WOODS, OLD FOREST) au chant, du Français Voa Voxyd (AD INFERNA, DE PROFUNDIS) aux instruments, et de la Serbe Vanja Obscure (qui intervient vocalement sur quelques titres), qui viennent tous d’horizons musicaux très différents. Cette association colle à merveille au nom du groupe qui signifie en Latin l’habileté et l’adresse, et il va en falloir beaucoup pour faire cohabiter toutes les idées du duo qui en prend chacun de son côté pour ensuite les associer et obtenir un mélange original entre Dark Metal, Progressif et relents de Doom ici et là. Si trop souvent ces mélanges des genres se révèlent assez mitigés ici ça n’est absolument pas le cas, le binôme réussit en effet à emmener l’auditeur en voyage, au tréfonds de l’âme humaine, de sa vie jusqu’à son dernier souffle entre purgatoire et paradis, le tout sans jamais sonner kitch ou pompeux.

Comme on s’en aperçoit avec « Abstract Object Theory » qui démarre au piano doucement, l’ensemble va être d’une grosse densité et homogénéité, car dès que la guitare et le chant très haut entrent en piste l’attraction est immédiate et l’intérêt ne va que peu retomber par la suite. En n’hésitant pas à mettre en avant des moments plus puissants qui restent cependant toujours dans une veine mélancolique et de deuil où l’onirisme de la musique se mêle à des passages planants et une voix inspirée qui n’en fait jamais de trop. Plus on avance dans cette quête spirituelle et plus les influences classiques se font apparentes, notamment sur « Enter The Light Eternal » où l’on peut entendre du clavecin et aussi un court passage électrique qui reprend de manière furtive le « Lac des Cygnes » de Tchaïkovski, pour un rendu apaisant et tout en douceur, à l’instar du plaintif « Mathematical Universe Hypothesis ». Entre la voix haut perchée et les nombreux solis d’une guitare qui ne cesse de pleurer, on trouve des nappes de clavier très éthérées qui donnent l’impression que l’âme est sur le point de quitter son enveloppe charnelle pour s’envoler vers son destin. Cependant les deux compères ne se contentent pas de répéter ce schéma indéfiniment, car avec une durée globale de près d’une heure il est facile de vite tomber dans la redondance et l’ennui, hors ils ont ajouté aussi à certaines parties plus pêchues qui restent néanmoins en raccord avec le thème et le genre pratiqué. « The Devil Seethe » est un des meilleurs exemples par ses passages dynamiques où le tempo monte un peu en pression, et où l’invitée des Balkans laisse libre court à son talent vocal, pour un morceau à la grande variété et aux arrangements superbes, tout comme « Dark Night Of The Soul » plus remuant et qui montre une facette plus simple et directe du combo, tout en étant encore et toujours parfaitement raccord, où la lumière côtoie la nuit tombante avant l’apothéose finale.

Durant plus de huit minutes « Positive Disintegration » nous offre un vrai panel de ce qu’on a entendu auparavant, en poussant l’ensemble plus loin pour offrir un vrai titre à tiroirs et un côté plus rock affirmé. Après une première partie qui monte doucement en pression le tout finit par exploser et sonner un peu comme du PARADISE LOST et MY DYING BRIDE de façon plus poussée qu’auparavant, tout en n’oubliant pas d’y inclure des orchestrations soignées et délicates où l’on peut entendre des cris d’enfants qui jouent. On pense alors qu’on en a terminé mais il n’en est rien car le tout repart de manière jouissive faisant alors penser à une montée au ciel et au voyage vers l’inconnu, d’ailleurs ce sentiment est accentué sur le morceau-titre (au nom bien trouvé) qui fait office d’Outro très symphonique et qui aurait pu figurer au générique de fin d’un film fantastique.

A la fois sombre et lumineux, le rendu est très enthousiasmant et le boulot fourni par les deux acolytes proprement énorme, tant l’ensemble est sur un fil mais sans jamais basculer d’un côté ou de l’autre, tout en sensibilité et subtilité. Outre un dosage précis de chacun des instruments et de la durée générale de chacune des compos, on s’aperçoit que la citation de Jean-Paul Sartre qui figure à l’intérieur du digipack colle réellement à l’ambiance créée, celle-ci dit : « Plus claire la lumière, plus sombre l’obscurité … il est impossible d’apprécier correctement la lumière sans connaître les ténèbres ». A méditer et à repenser au cours des écoutes multiples que demandera cette galette, dont on découvre à chaque fois quelquechose de nouveau, et qui se montre beaucoup plus philosophique et subtile qu’il n’y paraît la première fois.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sollertia
Dark Metal Progressif
2017 - Apathia Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (5)  7.36/10

plus d'infos sur
Sollertia
Sollertia
Dark Metal Progressif - 2017 - International
  

tracklist
01.   Adducantur
02.   Abstract Object Theory
03.   Pascal's Wager
04.   Enter the Light Eternal
05.   Praying at the Chapel Perilous
06.   The Devils Seethe
07.   Mathematical Universe Hypothesis
08.   Dark Night of the Soul
09.   Sisyphean Cycle
10.   Positive Disintegration
11.   Light

Durée : 56 minutes

line up
parution
19 Mai 2017

Essayez aussi
Green Carnation
Green Carnation
Journey To The End Of The Night

2000 - Prophecy Productions
  
Kathaarsys
Kathaarsys
Anonymous Ballad

2009 - Silent Tree
  
Ne Obliviscaris
Ne Obliviscaris
Portal of I

2012 - Code666
  

Galvanizer
Sanguine Vigil
Lire la chronique
Abysmal Torment
The Misanthrope
Lire la chronique
Dalkhu
Lamentation and Ardent Fire
Lire la chronique
KEN Mode
Loved
Lire la chronique
Mara
Thursian Flame
Lire la chronique
Cardiac Arrest + Deadfuck + Pulsating Cerebral Slime
Lire le live report
Nahtrunar
Mysterium Tremendum
Lire la chronique
Hyperdontia
Nexus Of Teeth
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 18 - Le Livre des Mauvaises Décisions
Lire le podcast
S.U.T.U.R.E.
Sacrificed Universe. Tormen...
Lire la chronique
Anachronism
Orogeny
Lire la chronique
Vetrarnott
Scion (EP)
Lire la chronique
Kill-Town Death Fest 2018 / The Resurrection Edition
Lire le dossier
Au-Dessus
Au-Dessus (Rééd.)
Lire la chronique
Slave Hands
World Rid of All Living
Lire la chronique
French Black Metal : Les illuminés
Lire le podcast
Dauþuz
Des Zwerges Fluch (EP)
Lire la chronique
A Portrait of Flesh and Blood
Gallery of Sorrow
Lire la chronique
MoM hors-série - Metal et sport partie 2
Lire le podcast
Krisiun
Scourge Of The Enthroned
Lire la chronique
Derdian
DNA
Lire la chronique
Kroda
Selbstwelt
Lire la chronique
Hyrgal pour la réédition de l'album "Serpentine"
Lire l'interview
Ultra-Violence
Operation Misdirection
Lire la chronique
Caedes Cruenta / Cult Of Eibon
The Wizard of Yaddith / The...
Lire la chronique
Mare
Ebony Tower
Lire la chronique
Thou
Magus
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 17 - Entretien avec un Bourreau.
Lire le podcast
Riot V
Armor Of Light
Lire la chronique
Curse Upon A Prayer
The Three Woes (EP)
Lire la chronique