chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
88 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Sarcasm - Within The Sphere Of Ethereal Minds

Chronique

Sarcasm Within The Sphere Of Ethereal Minds
Oui, mettez donc de côté cet odieux artwork de Raul Gonzalez (Gorephila, Horrendous, Morbus Chron), vous risqueriez de passer à côté d’une belle trouvaille. Sarcasm ou un énième groupe de metal suédois né en 1990 et qui se sera éteint aussitôt. Six démos puis s’en va. Le bande se reformera vingt ans plus tard avec le line-up d’époque ou presque… Ça se complique. Après le suicide de son bassiste, Sarcasm affrontera le décès de son batteur Oskar Karlsson (ex-Gates Of Ishtar, ex-The Duskfall)… Ce dernier sera remplacé par la brute Matte Modin (Firespawn, ex-Dark Funeral). Dernier chamboulement, « exit » le compositeur Fredrik Wallenberg (retour « éclair ») parti pour des raisons de santé (mais qui aura rejoint la « dream team » The Lurking Fear…), c’est l’ancien guitariste Anders Eriksson qui tiendra le manche. Je vous sens perdu ? Bref, les Suédois trouveront foyer chez Dark Descent Records (le groupe Third Storm du frontman y faisant déjà partie) et dévoileront Burial Dimensions, album enregistré en 1994 mais qui n’aura jamais vu le jour. Pour 2017, place enfin à leur deuxième opus fraîchement composé, Within the Sphere of Ethereal Minds.

Larme à l’œil, retour deux décennies en arrière dès les premières secondes de l’ouverture « Bloodsoaked Sunrise ». L’étiquette de Sarcasm pourrait se résumer très facilement en « No Fashion Records Metal », vous savez ce label composé quasi entièrement de pierres angulaires du genre death/black mélodique suédois dans les années 90 (dossier et chroniques sur votre webzine vénéré). Outre le traditionnel Dissection comme principale référence (et bon nombre d’autres perles), c’est surtout Sacramentum (le jeu des 7 erreurs entre le chant de Heval et celui de Nisse) et The Moaning que je retiendrai. Du death/black mélodique glacial et vindicatif dans le même esprit, production sans artifice comprise (on félicitera en plus le mixage de Lawrence Mackrory (Darkane)).

Entièrement composé par le nouveau membre méconnu Peter Laitinen, le gaillard connait par cœur ses classiques et la recette qui agrippe. Que ce soient les leads épiques aux teintes néoclassiques par paquet sur chaque titre (ah ce « From the Crimson Fog They Emerged » et « The Drowning Light at the Edge of Dawn » à 1:44) ou les introductions acoustiques splendides sur « Embodiment of Source » (suivi d’un solo fatal) ou « A Black Veil for Earth ». Des compositions pas si simplistes que ça, on retrouvera des riffs (aux quelques gammes orientales bien trouvées) et des structures alambiquées (« In the Grip of Awakening Times ») aux faux airs du bijou The Infernal Depths of Hatred d’Anata.

Encore un nom de groupe balancé… C’est bien ça le problème, trop souvent l’adepte du style essaiera de retrouver la référence cachée. Je dois vous avouer avoir eu du mal à écrire cette chronique sans replonger dans mes vieilleries suédoises. Le débat s’était posé avec l’arrivée de Thulcandra, sauf qu’ici la musique de Sarcasm baisse parfois en régime et semble moins touchante, dernier point ô combien important pour le genre pratiqué. La fougue et la sincérité de jeunesse demeurent absentes à l’image du jeu de batterie martiale et binaire de Matte. Les tentatives pas toujours justes mais osées d’un Nicklas Rudolfsson (feu Sacramentum) manquent ici. Tout paraît trop calculé ou presque… Un démarrage en trombe pour retomber par à-coup malgré une durée relativement courte (35 minutes dans la besace), notamment en milieu d’album. Quelques rallonges dispensables comme « Scars of a Land Forgotten » ou le virage doomy (Paradise Lost) de « A Black Veil for Earth ». Finalement l’écoute demeure plus que plaisante (j’en suis la cible parfaite) mais le brûlot sera assez vite rangé et on dépoussièrera volontiers son étagère black/death suédois.

L’artwork (dessin récupéré dans un centre aéré) et le label (pas vraiment le genre de la maison) pourraient prêter à confusion, pourtant Within the Sphere of Ethereal Minds est bien un hommage au death/black mélodique suédois des années 90. Dommage que le groupe n’ait pas osé d’avantage et que la galette soit un peu courte... Rien de réellement marquant, plutôt une pique nostalgique qui donnera envie de ressortir ses vieilleries estampillées No Fashion Records. Mais ne faisons pas la fine bouche, pour un genre éteint, l’effort de composition et l’accroche font de Sarcasm l’un des rares (et le mot est faible) groupes à suivre. Les adeptes en manque seront comblés, on attend avec impatience la suite.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

4 COMMENTAIRE(S)

NightSoul citer
NightSoul
27/07/2017 08:36
Voilà, rien de bien enthousiasmant...
Et Dawn qui nous fait miroiter son nouvel album depuis plus de 10 ans...
Mitch citer
Mitch
26/07/2017 16:46
note: 7.5/10
Smällkyss lapinou !

Pour la version mobile, il faut créer un ticket pour Dead.
coreandcoupdate citer
coreandcoupdate
26/07/2017 16:07
Ah tiens, on ne peut pas noter les skeuds sur la version mobile du site ?
coreandcoupdate citer
coreandcoupdate
26/07/2017 16:04
Pas peu fier d'avoir aiguillé Mr Swedexhaustif vers une petite nouveauté tout juste taillée pour lui Sourire Je l'aime bcp ce petit skeud moi !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sarcasm
Death/Black mélodique
2017 - Dark Descent Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs : (2)  7.75/10
Webzines : (9)  7.58/10

plus d'infos sur
Sarcasm
Sarcasm
Death/Black mélodique - 1990 - Suède
  

tracklist
01.   Bloodsoaked Sunrise  (02:54)
02.   From the Crimson Fog They Emerged  (04:22)
03.   Embodiment of Source  (05:33)
04.   Scars of a Land Forgotten  (03:20)
05.   In the Grip of Awakening Times  (03:40)
06.   Silent Waves Summoned Your Inner Being  (03:17)
07.   A Black Veil for Earth  (08:31)
08.   The Drowning Light at the Edge of the Dawn  (04:05)

Durée : 35:42

line up
parution
28 Avril 2017

voir aussi
Sarcasm
Sarcasm
Stellar Stream Obscured

2022 - Hammerheart Records
  
Sarcasm
Sarcasm
Esoteric Tales Of The Unserene

2019 - Chaos Records
  

Essayez aussi
Unanimated
Unanimated
Ancient God Of Evil

1995 - No Fashion Records
  
Skeletonwitch
Skeletonwitch
Devouring Radiant Light

2018 - Prosthetic Records
  
Thulcandra
Thulcandra
Fallen Angel's Dominion

2010 - Napalm Records
  
Kalmah
Kalmah
Swampsong

2003 - Spikefarm Records
  
Cardinal Sin
Cardinal Sin
Spiteful Intents (EP)

1996 - Wrong Again Records
  

Plague Years
All Will Suffer (EP)
Lire la chronique
Hexing
Welcome To Salem
Lire la chronique
Evergrey
The Atlantic
Lire la chronique
Belphegor
The Devils
Lire la chronique
Schauer
Roaring Thunder of Days Lon...
Lire la chronique
Sirin
V Pamäti
Lire la chronique
Laudanum
The Coronation
Lire la chronique
Soreption
Jord
Lire la chronique
Laudanum
The Apotheker
Lire la chronique
Aara
Triade II: Hemera
Lire la chronique
Kreator
Hate Über Alles
Lire la chronique
Rotten Tomb
Visions Of Dismal Fate
Lire la chronique
Svart Crown
Les Terres Brûlées (EP)
Lire la chronique
Knoll
Metempiric
Lire la chronique
Graf Orlock
Destination Time Yesterday
Lire la chronique
Intoxicated
Watch You Burn
Lire la chronique
Artificial Brain
Artificial Brain
Lire la chronique
White Ward
False Light
Lire la chronique
Besna
Zverstvá
Lire la chronique
Temple Of Void
Summoning The Slayer
Lire la chronique
Suffering Sights
When Sanity Becomes Insanity
Lire la chronique
Ritual Necromancy / Fossilization
Ritual Necromancy / Fossili...
Lire la chronique
Kvöl
In Similitude of a Dream
Lire la chronique
Bloodsoaked Necrovoid
Expelled Into The Unknown D...
Lire la chronique
Tzompantli
Tlazcaltiliztli
Lire la chronique
Entrails
An Eternal Time Of Decay
Lire la chronique
Infectious Grooves
Groove Family Cyco (Snapped...
Lire la chronique
Le SAXO dans le BLACK METAL
Lire le podcast
Fields of Mildew
The Complete Woes (Compil.)
Lire la chronique
Cathedral
Endtyme
Lire la chronique