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Stone Sour - Hydrograd

Chronique

Stone Sour Hydrograd
THRASHO: Tiens rivax, tu peux me chroniquer celui-là, steup?
Rivax : Wouah, l'arwork de compet', c'est le nouvel album des COMMUNARDS ?
T : Non, c'est Hydrograd, le dernier STONE SOUR. Tu sais, le side project de Corey Taylor.
R : Ah oui, j'en ai vaguement entendu parler...
T : Vaguement ! Tu faisais quoi dans les années 2000?
R : J'écoutais de la Techno probablement...
T : Bon, alors c'est le sixième LP du groupe, il fait suite à un double album concept, House Of Gold & Bones sorti en 2013. D'après leur bassiste, Johny Chow (avec un seul n, s'il te plait), c'est un opus plutôt "back to the roots", plus Rock'n Roll que le précédent. Johny Chow a aussi déclaré que le disque serait plus groovy et mélodique, avec beaucoup de choeurs. Ils ont enregistré 18 chansons mais n'en ont retenu que 15.
R : Heureusement. Avec ses quinze morceaux et 65 minutes, on frise déjà l'indigestion. Moi qui ai un peu du mal à rester focus quand un LP dépasse les 40 minutes, là je suis vernis!
T : Tu pourrais te mettre dans le bain avec la chronique que Keyser avait consacré à leur premier album éponyme Stone Sour paru en 2003.
R : Oui, je suis en train de la lire et tu sais quoi, on pourrait presque faire un copier-coller pour le nouveau disque. C'est exactement la même tambouille. Une majorité de chansons Hard FM, quelques expérimentations éclectiques entre fun et hors sujet, une poignée de compos agressives à la SLIPKNOT et deux power ballad pour faire mouiller les pisseuses. La structure est évidemment hyper classique et les lyrics sont aussi prévisibles qu'un épisode de Joséphine Ange Gardien, C'est bien inoffensif. Typiquement le mélange de force et de douceur qui plait aux radios américaines. Je me demande bien à quel type de public s'adresse ce disque (en aparté : pas à moi en tout cas).
T : Ouais, ben tu n'as pas le monopole du bon goût. La preuve c'est que le disque s'est super bien vendu depuis sa sortie le 30 juin 2017. Il est dans le top ten des ventes d'un pelleté de pays et les gros webzine lui ont tous mis de super notes.
R : Halte là, coco, je vois où tu veux en venir. Tu crains qu'on nous reproche encore notre élitisme, je l'entends ta petite rengaine : "Vous à Thrasho, vous mettez des super notes à des disques underground inconnus et vous bashez les grosses prod sorties par les labels influents.". Bon, moi je te rappelle que tu m'as recruté pour parler des autoproductions, donc tu ne peux pas me reprocher d'avoir plus d'affinités avec les groupes dont personne n'a jamais entendu parler qu'avec les grosses badernes. En l'occurence, je reste objectif : nonobstant sa longueur anachronique, son formatage Mainstream et sa prod à l'américaine, le skeud n'a pas que des défauts. Les compos sont variées, le chant intéressant, les lyrics sont matures et ça s'écoute plutôt bien. J'irai même jusqu'à te concéder qu'il y a deux ou trois bons morceaux sur Hydrograd et s'il durait moitié moins longtemps, on ne s’ennuierait sûrement pas à son écoute. Certes, je suis plus dur avec STONE SOUR que les lèche bottes de Blabbermouth et autres Kerrang! parce que je trouve que mettre 9/10 à ce disque c'est faire preuve de beaucoup de complaisance. C'est pas parce qu'ils s'appellent STONE SOUR qu'il faut trouver géniale une v.2 de leur premier opus alors que si un jeune groupe autoproduit osait sortir un disque pareil, on se foutrait de leur gueule tellement c'est ringard. Bon, en fait le jeune groupe autoproduit ne pourrait jamais sortir un disque pareil. T'as vu le générique : entre les producteurs, les ziquos additionnels, les trois personnes qui ont bossé sur l'artwork (TROIS personnes pour une bouse pareille), le groupe et le personnel technique, on frise les cinquante personnes! Moi je dis que c'est pas parce qu'ils se sont mis à cinquante qu'ils ont droit à une meilleure note vu la qualité très moyenne du livrable.
T : Certes, mais 6 quand même, je trouve ça un peu dur.
R : Si c'était une grosse daube, j'aurais mis moins de 4. Là nous avons un disque de Hard FM archi classique, avec des compos sympa mais sans aucune audace et pour un groupe de la trempe de STONE SOUR, une prise de risque très limitée. Les gars sortent un nouvel opus qui ressemble comme un jumeau à leur premier album. Alors bien sûr, ils t'emballent ça d'un discours sur le retour aux sources, mais ce tour de passe passe ne trompera que les crédules. C'est du bon Rock, mais il n'y a pas un plan original, rien qui te fasse bondir de ta chaise, rien de dingue. C'est un bon disque de Rock comme beaucoup d'autres, il a juste bénéficié d'un éclairage plus appuyé grâce à la puissance de feu du label et l'historique de la formation, mais rien ne justifie vraiment qu'on le porte aux nues.

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Stone Sour
notes
Chroniqueur : 6/10
Lecteurs :   -
Webzines : (16)  7.54/10

plus d'infos sur
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tracklist
01.   Ysif
02.   Taipei Person / Allah Tea
03.   Knievel Has Landed
04.   Hydrograd
05.   Song #3
06.   Fabuless
07.   The Witness Tree
08.   Rose Red Violent Blue (This song is dumb, so am I)
09.   Thank God It's Over
10.   St. Marie
11.   Mercy
12.   Whiplash Pants
13.   Friday Knights
14.   Somebody Stole My Eye
15.   When The Fever Broke

Durée : 65:27

line up
parution
30 Juin 2017

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