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Dauþuz - Die Grubenmähre

Chronique

Dauþuz Die Grubenmähre
En 2016, il y a un petit groupe sympa que je n’ai pas pris le temps de chroniquer, malgré mes efforts pour commenter tout ce qui m’est tombé dans les esgourdes, et il s’agit d’IDHAFELS. Allemand et formé en 1998, il n’avait jusqu’à lors sorti qu’un split en 2003. Il avait fait une longue pause avant de reprendre ses activités en 2010, et c’est à ce moment précis que Semgoroth l’a intégré. Eh bien c’est lui qui se retrouve derrière l’ensemble des instruments de DAUÞUZ sous le nom d’Aragonyth S., et qui est là accompagné de Syderyth G,, alias Grimwald, chanteur jusqu’à récemment du même IDHAFELS, mais avant tout la tête pensante de WINTARNAHT, 3 albums à son actif.

Les deux hommes se sont bien trouvés, et décidés de créer ce nouveau projet commun en 2016. Ils sont allés vite en besogne et dès leur première année d’existence ils ont sorti In finstrer Teufe. Vous êtes passé à côté ? Pardonnés. Mais pas possible de rater le deuxième car soyons francs, il est d’une réussite évidente. Il a toutes les qualités pour apparaître dans un top annuel, et certains ne se sont pas gênés pour lui donner la première place. Vilosophe, le Galactus du black metal, est dans cette situation là, l’ayant mis premier parmi les centaines d’albums de black qu’il a décortiqués en 2017. Et il n’a pas tort ! De mon côté aussi, ce Die Grubenmähre flirte avec les meilleures marches, et tient clairement la main aux autres surprises de l’année qu’ont été BERGRIZEN et HAVUKRUUNU.

La formule de DAUÞUZ, qu’on pourra orthographier DAUTHUZ pour les recherches Internet, est un savant mélange de tout ce que les amateurs de black underground portent habituellement aux nues. De l’agressivité, des riffs assassins, des mélodies qui piquent directement au cœur, des trémolos à foison, des vocaux torturés, une pincée de pathos, des chœurs de mâle, une production qui n’en fait pas trop...

Oui, je m’emballe... Alors, je reprends, dans l’ordre et calmement : cet album contient des pistes black survoltées. Toutes les pistes sont bondissantes, et surtout elles ne vous lâchent plus une fois qu’elles vous ont aggripé. Mais attention, je ne dis pas que lalbum est aggressif en continu. Il y a même des variations très bien amenées, et carrément quelques passages calmes ! Mais tout cela se mêle tellement bien au reste qu’on reste scotché et que la tension ne faiblit jamais. On va donc trouver des guitares acoustiques qui viennent glisser des ambiances plus ténébreuses. Sur « Drachensee », je pense à la belle époque de FORGOTTEN TOMB. Très immersif... « Qui a éteint la lumière ? ». Les vocaux font de même. Ils hurlent, mais deviennent aussi très sombres par moment, comme un vieux BETHLEHEM. Sur la plupart des pistes, il y a en plus des chœurs masculins en fond. C’est très légèrement à rapprocher de ceux de WINDIR.

Tout ces éléments, FORGOTTEN TOMB, BETHLEHEM, WINDIR, ce ne sont que des arrières-goûts par contre, parce que c’est véritablement le black fougueux qui est le plus présent durant ces 50 minutes. Juste que c’est emballé à la perfection. De plus, les 6 véritables chansons de l’album sont encadrées de 4 pistes instrumentales qui confirment l’impression d’avoir un résultat bien peaufiné, avec le ruban et tout et tout. Une introduction, une conclusion, deux intermèdes. Pas des trucs hyper longs auxquels on ne prend plaisir qu’à la première écoute, mais de véritables légères bouffées, qui ne durent qu’entre 1 et 2 minutes 30. Idéal ! Ils sont tellement nombreux à penser que plus c’est long, plus c’est bon, alors qu’on sait tous que ce n’est pas la taille qui compte !

Alors pourquoi je ne l’ai pas mis dans mon top ? Parce que j’ai un simple petit bémol, l’impression de répétition sur deux ou trois morceaux. Les pistes se valent, mais pourraient justement se démarquer encore un peu plus les unes des autres. C’est un reproche vraiment minime, qui explique juste mon choix. Bravo au label Naturmacht qui trouve encore un groupe de qualité. (Non, je ne parle pas de BEORN’S HALL, qui fait figure de vilain petit canard parmi les belles oies !)... Même le thème et le visuel sont agréables, l'histore et des dessins sur la vie d'autrefois.

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3 COMMENTAIRE(S)

Stockwel citer
Stockwel
26/01/2018 09:52
J'ai écouté les 2 et contrairement à ce que j'ai pu lire partout je n'ai pas accorché plus que ça. C'est bien fait, mais ça ne me touche pas, je ne ressens rien en écoutant ce groupe.
AxGxB citer
AxGxB
24/01/2018 09:27
Je n'ai pas encore écouté celui-ci mais le précédent était déjà intéressant. Tout comme Idhafels que tu cites.
Sulphur citer
Sulphur
24/01/2018 07:52
note: 8/10
Le titre en écoute est plutôt sympa ! Ce n'est pas super original niveau riff ; je comprends que sur dix titres, ça peut tourner en rond. Mais je me dois tout de même d'écouter ça en entier.
Edit.: en effet, c'est un peu long, mais c'est bien fichu. Ça mérite bien 8.

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Dauþuz
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (1)  8/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Dauþuz
Dauþuz
Black Metal - 2016 - Allemagne
  

tracklist
01.   Reminicere
02.   Extero Metallum
03.   Drachensee
04.   Trinitatis
05.   Kerker der Ewigkeit
06.   Dem Berg entrissen
07.   Crucis
08.   Die Grubenmähre I: In die Schwärze
09.   Die Grubenmähre II: Hoffnungstod
10.   Luciae

Durée : 49:04

line up
parution
28 Octobre 2017

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2016 - Osmose Productions
  

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