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Oceans of Slumber - The Banished Heart

Chronique

Oceans of Slumber The Banished Heart
On le sait, si une scène parvient encore à nous surprendre, c’est bien celle du metal progressif. Et Oceans of Slumber est un groupe surprenant sur plus d’un aspect. Formé autour du batteur Dobber Beverly et son curriculum vitae long comme le bras, la bande déjà constituée d’une belle brochette de musiciens venu de l’extrême aura fait tourner nombre de têtes avec son précédent album et surtout sa nouvelle chanteuse Cammie Gilbert. Un changement des plus avisé, le convaincant Winter qui en débouchait et l’encore plus convaincante prestation de sa vocaliste laissaient entrevoir le meilleur.

The Banished Heart est le troisième album du groupe. Un moment souvent charnière, où les papillons sortent parfois de leur chrysalide. Mais ce qui est sûr c’est que pour ses créateurs ici, c’est l’album d’un double deuil, celui du couple de Beverly qui n’aura pas survécu à la vie des tournées, et du père de Cammie qui l’aura quitté quelques années plus tôt. Dans une pulsion cathartique, le tandem s’occupant respectivement des compositions et des paroles, livre un metal progressif assez difficilement classable. Moderne, sombre, et qui ne recule pas devant quelques excursions doom ou extrêmes, le tout porté par des vocaux féminins puissants et emphatiques, beaucoup plus proches du metal classique à chanteuse que du courant symphonique et ses divas (Cammie cite volontiers The Gathering dans ses influences). Vous l’aurez compris, nous avons affaire à une espèce d’oiseau à cinq pattes, sauf qu’en occurrence l’oiseau sait voler.

Pourtant c’est cloué au sol que nous commençons l’écoute avec les 9 minutes de « The Decay of Disregard », le morceau le plus doomy du quintet très probablement. Les vocaux chaleureux, envoûtants, voire sensuels de Cammie fonctionnent parfaitement dans ces méandres de riffs très texturés, et elle en profite déjà pour placer des lignes de chant méchamment habitées et entêtantes. Son envolée finale sur fond de blast beats (Beverly est d’ailleurs un sérieux client dans le domaine) est assez stupéfiante. Sans pour autant avoir la même épaisseur que cette introduction pour le moins impressionnante, The Banished Heart va continuer à montrer un Oceans of Slumber qui maitrise très bien son sujet, qu’il s’agisse de durcir le ton avec le death progressif efficace de « Etiolation » ou d’ouvrir l’horizon sur un « A Path of Broken Star » mélangeant frénétiquement convulsions électroniques et chant quasi-mystiques. Une ambiance générale certes plus sombre mais un style très varié n’étant pas sans rappeler les influences déjà présentes sur leur précédente sortie.

Ce mélange des genres culmine sur un titre éponyme poignant, ou le piano et une voix sublime de sensibilité nous promènent jusqu’à un grand final fabuleux avec ses orchestrations lumineuses et sa chorale. Assurément le moment fort du disque. A côté de cela des morceaux comme « Howl of the Rougarou » ou le duo avec Tom Englund (Evergrey) sur « No Color, No Light », plus convenus, ne modèrent que légèrement l’avis que l’on pourrait se faire de l’album, les compositions restant tout de même de qualité. C’est surtout une impression d’assurance qui domine, celle de musiciens d’expérience, de ceux qui s’aventurent hors de leur metal extrême et qui se trouvent être totalement à propos et pertinent lorsqu’il s’agit de jouer une musique plus éclectique et délicate. Mais au-delà de ce sentiment de solidité, c’est la voix de Cammie qui transcende le tout, au point que votre serviteur tient ici l’un des meilleurs albums de metal à chant féminin qu’il lui ait été donné d’écouter depuis longtemps. Et l’effort, l’audace que ses géniteurs ont mise dans ce The Banished Heart se doit d’être saluée. Oceans of Slumber offre une très belle surprise, particulièrement rafraichissante au sein d’une scène metal qui peine souvent à se renouveler.

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2 COMMENTAIRE(S)

AtomicSchnitzel citer
AtomicSchnitzel
27/03/2018 11:03
note: 8/10
Rien que pour le morceau "The Banished Heart" cet album vaut l'écoute.
Dead citer
Dead
25/03/2018 15:02
Hé mais c'est sympa ce truc ! Ca me fait penser à The Great Discord. Aller zou je rajoute ça à ma liste d'écoutes. Merci Neuro Sourire

EDIT: et The Gathering effectivement, c'est flagrant.

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Oceans of Slumber
Metal Progressif
2018 - Century Media Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (2)  8/10
Webzines : (15)  7.92/10

plus d'infos sur
Oceans of Slumber
Oceans of Slumber
Metal Progressif - 2011 - Etats-Unis
  

vidéos
The Banished Heart
The Banished Heart
Oceans of Slumber

Extrait de "The Banished Heart"
  
The Decay Of Disregard
The Decay Of Disregard
Oceans of Slumber

Extrait de "The Banished Heart"
  
No Color, No Light
No Color, No Light
Oceans of Slumber

Extrait de "The Banished Heart"
  

tracklist
01.   The Decay of Disregard  (8:59)
02.   Fleeting Vigilance  (5:25)
03.   At Dawn  (8:30)
04.   The Banished Heart  (9:05)
05.   The Watcher  (2:25)
06.   Etiolation  (6:01)
07.   A Path to Broken Stars  (6:31)
08.   Howl of the Rougarou  (5:02)
09.   Her in the Distance  (2:03)
10.   No Color, No Light  (7:17)
11.   Wayfaring Stranger  (3:41)

Durée : 64:59 minutes

line up
parution
2 Mars 2018

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