chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
72 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Haunt - Burst Into Flame

Chronique

Haunt Burst Into Flame
Je n’aime pas le heavy metal – mais j’aime le rappeler à chaque fois que j’en chronique. Cependant, je dois m’avouer vaincu ! Peut-être connaissez-vous déjà Trevor William Church comme leader de Beastmaker, groupe de doom metal généreux dans ses ambiances occultes (et pas que de ce côté-là, la formation ayant sorti pas moins de huit EPs à la suite récemment !). Si ce n’est pas le cas, je vous invite à écouter le merveilleux Inside The Skull, son groove rock et ses relents de metal à l’ancienne formidablement vénéré, jusqu’à une pochette rappelant les œuvres de Judas Priest.

A croire que son amour pour le heavy metal ne pouvait se contenter de quelques clins d’œil, voici revenir le jeune prodige cette année sous le nom de Haunt, projet embrassant clairement son idolâtrie pour les leads épiques et guitares au son si vieux qu’elles touchent la frontière avec le hard rock. Un style vintage, clairement à sa place sur un label de la trempe de Shadow Kingdom, et qui a le vent en poupe depuis un moment, le nombre de formations rétrogrades ne cessant de grandir. Et ce n’est pas le créateur du déjà-prometteur EP Luminous Eyes qui apportera du neuf dans le vieux : des solos emportés aux mélodies fédératrices, en passant par des compositions aux structures on-ne-peut plus simples, Burst Into Flame ressemble, sur le papier, à ces groupes ayant l’intention de respecter un cahier des charges, où cocher des cases est plus important qu’écrire sa propre histoire.

Mais alors, pourquoi ce disque qui a tout pour me donner le sentiment ennuyeux de lire la page Wikipédia sur le heavy metal me plaît tant, au point d'avoir tourné quotidiennement des semaines durant ? Parce que Burst Into Flame mérite son nom jusqu’à des compositions marquées par le feu sacré, un amour candide qui éteint toute mauvaise pensée à son égard. Très vite, on se retrouve à vouloir galoper avec lui, lors de titres énergiques au possible qui, derrière leur révérence assumée, se permettent une appropriation marquée de la patte de Trevor William Church. Impossible pour l’amateur de Beastmaker de ne pas remarquer ici son empreinte, dans un feeling rock présent en filigrane le long de ces trente-sept minutes, effleurant même le psychédélisme et le Sabbath-Worship malgré une tendance lourde au ravage, l’épopée se vivant la mâchoire serrée. Alternant moments incroyablement catchy (« Wanderlust », bon sang !) et passages plus mid-tempo, laissant éclater ce goût qu’a Haunt pour les lignes vocales eighties (« My Mirage » sortira difficilement de votre tête), ce premier longue-durée est plus sérieux qu’il peut le paraître au premier abord, jusqu’à des paroles davantage profondes que les clichés usuels, prenant à son compte le côté revendicatif du style (« Heroes »).

Et puis il y a lui, ce magnifique boulimique à la voix d’or qui, s’il n’enchante pas autant que dans sa maison-mère, transmet ici une personnalité rendant Haunt reconnaissable entre mille. Sûr, les amateurs de notes élevées et phrasé rapide en seront pour leur frais – tant pis pour eux, Trevor William Church séduisant par un chant fonctionnant sur le temps long, nasillard, lisible et étalé, aux ritournelles finissant par s’inscrire durablement dans l’esprit. « Crystal Ball », « Frozen In Time », « Reflectors », « Heroes »… La tentation est grande de citer l’ensemble de l’album sur ce point, tant le savoir-faire développé explose au micro.

Cela serait excessif néanmoins, Burst Into Flame péchant ici ou là, montrant qu’une certaine timidité se cache encore dans son déballage de flambeur. Prenant son parti de ne pas changer fondamentalement la donne malgré une identité certaine, il s’essouffle lors d’une fin de disque moins enfiévrée, les riffs se faisant plus communs dans leur déroulement (la classique « Can’t Get Back »). Enfin, l’alternance presque mécanique entre morceaux rapides et titres plus lents montre que Haunt ne se laisse pas encore totalement aller à écrire son propre heavy metal vintage, frôlant une démonstration s’arrêtant à l’adoration scolaire sur certains aspects. Du pinaillage, pour un disque qui me fait douter de mon désamour pour le heavy metal. Mince, je vais finir par croire que j’adore ça !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

lkea citer
lkea
30/07/2018 19:34
dantefever a écrit : C'est sympas, mais putain ya eu tellement, teeeellement de forcing avec ce groupe niveau communication ... Et vas-y que je te presse des milliards de tonnes de merch, tote-bag inclus, avant même que mon premier album ne sorte ...

Ouais, surtout que je trouve le merch assez peu intéressant... Enfin, c'est pas Converge non plus Mr Green
dantefever citer
dantefever
30/07/2018 19:11
C'est sympas, mais putain ya eu tellement, teeeellement de forcing avec ce groupe niveau communication ... Et vas-y que je te presse des milliards de tonnes de merch, tote-bag inclus, avant même que mon premier album ne sorte ...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Haunt
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (3)  8.67/10

plus d'infos sur
Haunt
Haunt
Heavy Metal - 2017 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Burst Into Flame
02.   Crystal Ball
03.   Reflectors
04.   My Mirage
05.   Wanderlust
06.   Frozen In Time
07.   Heroes
08.   Can't Get Back
09.   Looking Glass

Durée : 37 minutes 31 secondes

line up
parution
10 Août 2018

Essayez aussi
Black Sabbath
Black Sabbath
Sabotage

1975 - Vertigo
  
Wytch Hazel
Wytch Hazel
II : Sojourn

2018 - Bad Omen Records
  
Leather
Leather
II

2018 - High Roller Records
  
Nicolas Merrien
Nicolas Merrien
Black Sabbath - Children Of The Grave (Livre)

2016 - Le Mot Et Le Reste
  
Satan
Satan
Life Sentence

2013 - Listenable Records
  

FINIS OMNIVM pour l'EP "Cercle"
Lire l'interview
Tribulation
Down Below
Lire la chronique
Totenmesse
To
Lire la chronique
Witchthroat Serpent
Swallow the Venom
Lire la chronique
Profanatica
Altar of the Virgin Whore (EP)
Lire la chronique
Sjukdom
Stridshymner og dødssalmer
Lire la chronique
The Lumberjack Feedback
Blackened Visions
Lire la chronique
Emigrate
Silent So Long
Lire la chronique
Le Canyon - Episode 20 - Danger.
Lire le podcast
Ende
Goétie Funeste
Lire la chronique
Fantômas
Fantômas (Amenaza Al Mundo)
Lire la chronique
Candelabrum
Portals
Lire la chronique
Firtan
Okeanos
Lire la chronique
Nécropole
Solarité
Lire la chronique
Beherit
Drawing Down The Moon
Lire la chronique
Selvans
Faunalia
Lire la chronique
Mutilated By Zombies
Scripts Of Anguish
Lire la chronique
Cultes Des Ghoules
Sinister, Or Treading The D...
Lire la chronique
Khragkh
ΓVΛΩ
Lire la chronique
Revocation
The Outer Ones
Lire la chronique
PPCM #2 - What'SUP ?! (Supuration et l'année 1993)
Lire le podcast
Daagh
Daagh (EP)
Lire la chronique
Mes hallucinations auditives : PANPHAGE
Lire le podcast
Danzig
Danzig
Lire la chronique
Satan's Satyrs
The Lucky Ones
Lire la chronique
Sleeping Peonies
Glitterghast
Lire la chronique
Cosmic Church
Täyttymys
Lire la chronique
1914
The Blind Leading The Blind
Lire la chronique
Life Of Agony
Ugly
Lire la chronique
Barús
Drowned
Lire la chronique