chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
84 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Haunt - Burst Into Flame

Chronique

Haunt Burst Into Flame
Je n’aime pas le heavy metal – mais j’aime le rappeler à chaque fois que j’en chronique. Cependant, je dois m’avouer vaincu ! Peut-être connaissez-vous déjà Trevor William Church comme leader de Beastmaker, groupe de doom metal généreux dans ses ambiances occultes (et pas que de ce côté-là, la formation ayant sorti pas moins de huit EPs à la suite récemment !). Si ce n’est pas le cas, je vous invite à écouter le merveilleux Inside The Skull, son groove rock et ses relents de metal à l’ancienne formidablement vénéré, jusqu’à une pochette rappelant les œuvres de Judas Priest.

A croire que son amour pour le heavy metal ne pouvait se contenter de quelques clins d’œil, voici revenir le jeune prodige cette année sous le nom de Haunt, projet embrassant clairement son idolâtrie pour les leads épiques et guitares au son si vieux qu’elles touchent la frontière avec le hard rock. Un style vintage, clairement à sa place sur un label de la trempe de Shadow Kingdom, et qui a le vent en poupe depuis un moment, le nombre de formations rétrogrades ne cessant de grandir. Et ce n’est pas le créateur du déjà-prometteur EP Luminous Eyes qui apportera du neuf dans le vieux : des solos emportés aux mélodies fédératrices, en passant par des compositions aux structures on-ne-peut plus simples, Burst Into Flame ressemble, sur le papier, à ces groupes ayant l’intention de respecter un cahier des charges, où cocher des cases est plus important qu’écrire sa propre histoire.

Mais alors, pourquoi ce disque qui a tout pour me donner le sentiment ennuyeux de lire la page Wikipédia sur le heavy metal me plaît tant, au point d'avoir tourné quotidiennement des semaines durant ? Parce que Burst Into Flame mérite son nom jusqu’à des compositions marquées par le feu sacré, un amour candide qui éteint toute mauvaise pensée à son égard. Très vite, on se retrouve à vouloir galoper avec lui, lors de titres énergiques au possible qui, derrière leur révérence assumée, se permettent une appropriation marquée de la patte de Trevor William Church. Impossible pour l’amateur de Beastmaker de ne pas remarquer ici son empreinte, dans un feeling rock présent en filigrane le long de ces trente-sept minutes, effleurant même le psychédélisme et le Sabbath-Worship malgré une tendance lourde au ravage, l’épopée se vivant la mâchoire serrée. Alternant moments incroyablement catchy (« Wanderlust », bon sang !) et passages plus mid-tempo, laissant éclater ce goût qu’a Haunt pour les lignes vocales eighties (« My Mirage » sortira difficilement de votre tête), ce premier longue-durée est plus sérieux qu’il peut le paraître au premier abord, jusqu’à des paroles davantage profondes que les clichés usuels, prenant à son compte le côté revendicatif du style (« Heroes »).

Et puis il y a lui, ce magnifique boulimique à la voix d’or qui, s’il n’enchante pas autant que dans sa maison-mère, transmet ici une personnalité rendant Haunt reconnaissable entre mille. Sûr, les amateurs de notes élevées et phrasé rapide en seront pour leur frais – tant pis pour eux, Trevor William Church séduisant par un chant fonctionnant sur le temps long, nasillard, lisible et étalé, aux ritournelles finissant par s’inscrire durablement dans l’esprit. « Crystal Ball », « Frozen In Time », « Reflectors », « Heroes »… La tentation est grande de citer l’ensemble de l’album sur ce point, tant le savoir-faire développé explose au micro.

Cela serait excessif néanmoins, Burst Into Flame péchant ici ou là, montrant qu’une certaine timidité se cache encore dans son déballage de flambeur. Prenant son parti de ne pas changer fondamentalement la donne malgré une identité certaine, il s’essouffle lors d’une fin de disque moins enfiévrée, les riffs se faisant plus communs dans leur déroulement (la classique « Can’t Get Back »). Enfin, l’alternance presque mécanique entre morceaux rapides et titres plus lents montre que Haunt ne se laisse pas encore totalement aller à écrire son propre heavy metal vintage, frôlant une démonstration s’arrêtant à l’adoration scolaire sur certains aspects. Du pinaillage, pour un disque qui me fait douter de mon désamour pour le heavy metal. Mince, je vais finir par croire que j’adore ça !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

lkea citer
lkea
30/07/2018 19:34
dantefever a écrit : C'est sympas, mais putain ya eu tellement, teeeellement de forcing avec ce groupe niveau communication ... Et vas-y que je te presse des milliards de tonnes de merch, tote-bag inclus, avant même que mon premier album ne sorte ...

Ouais, surtout que je trouve le merch assez peu intéressant... Enfin, c'est pas Converge non plus Mr Green
dantefever citer
dantefever
30/07/2018 19:11
C'est sympas, mais putain ya eu tellement, teeeellement de forcing avec ce groupe niveau communication ... Et vas-y que je te presse des milliards de tonnes de merch, tote-bag inclus, avant même que mon premier album ne sorte ...

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Haunt
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines : (5)  8.4/10

plus d'infos sur
Haunt
Haunt
Heavy Metal traditionnel - 2017 - Etats-Unis
  

tracklist
01.   Burst Into Flame
02.   Crystal Ball
03.   Reflectors
04.   My Mirage
05.   Wanderlust
06.   Frozen In Time
07.   Heroes
08.   Can't Get Back
09.   Looking Glass

Durée : 37 minutes 31 secondes

line up
parution
10 Août 2018

voir aussi
Haunt
Haunt
If Icarus Could Fly

2019 - Shadow Kingdom Records
  

Essayez aussi
Katana
Katana
Heads Will Roll

2011 - Listenable Records
  
Agonizer
Agonizer
Birth / The End

2007 - Spinefarm Records
  
RAM
RAM
Death

2012 - Metal Blade Records
  
Steelwing
Steelwing
Zone Of Alienation

2012 - Noiseart Records
  
Iron Maiden
Iron Maiden
Killers

1981 - EMI
  

Abbath
Outstrider
Lire la chronique
Sunn O)))
Life Metal
Lire la chronique
PPCM #20 - Encore plus de Jazz Metal
Lire le podcast
Frostveil
Ephemeral Visions
Lire la chronique
Krypts
Cadaver Circulation
Lire la chronique
HYSTERIA pour l'EP "From The Abyss… To The Flesh "
Lire l'interview
Morbid Messiah
In The Name Of True Death M...
Lire la chronique
Hysteria
From The Abyss… To The Fles...
Lire la chronique
Death Strike
Fuckin' Death
Lire la chronique
Aoratos
Gods Without Name
Lire la chronique
Trail of Lies
W.A.R
Lire la chronique
TOWERING pour l'album "Obscuring Manifestation"
Lire l'interview
The Meads of Asphodel
Running Out of Time Doing N...
Lire la chronique
Calyx
Vientos Arcaicos
Lire la chronique
Autophagy
Demo (Démo)
Lire la chronique
Disentomb
The Decaying Light
Lire la chronique
Turilli / Lione Rhapsody
Zero Gravity (Rebirth and E...
Lire la chronique
Tomb Mold
Planetary Clairvoyance
Lire la chronique
Jig-Ai
Entrails Tsunami
Lire la chronique
The Smashing Pumpkins
Gish
Lire la chronique
Helgafell
Landvaettir
Lire la chronique
CATALYST pour l'album "The Great Purpose Of The Lords"
Lire l'interview
Enthroned
Cold Black Suns
Lire la chronique
Anaptosis + Cenotaph + Gorgasm + Unbirth + Darkall Slaves
Lire le live report
PPCM #19 - C'est du Death ou du Cynic ? (spoiler alert : un peu des deux !)
Lire le podcast
Cave In
Final Transmission
Lire la chronique
Morteruine
Demo MMXVIII
Lire la chronique
Corrosion Of Conformity + Desert Storm + Witchfinder
Lire le live report
Catalyst
The Great Purpose Of The Lords
Lire la chronique
Darkthrone
Old Star
Lire la chronique