chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
91 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

A Portrait of Flesh and Blood - Gallery of Sorrow

Chronique

A Portrait of Flesh and Blood Gallery of Sorrow
Si je me suis intéressé à A PORTRAIT OF FLESH AND BLOOD, ce n’est absolument pas grâce à son créateur. Je ne connaissais même pas Neil Andersen, l’Américain qui joue aussi dans A CURSED SPIRIT IN THE MIRROR et HOMOPHOBIC FECALPHELIAC. Je n’ai pas non plus écouté le premier album sorti en 2015, alors qu’il était encore le seul membre officiel, aidé uniquement d’un guitariste de session.

Si je me suis intéressé à A PORTRAIT OF FLESH AND BLOOD, c’est parce qu’il y a désormais un Japonais qui l’a rejoint, et pas n’importe qui puisqu’il s’agit de Yusuke Hasebe, celui-là même qui a sorti en 2018 une encyclopédie ultra complète sur le DSBM. C’est en japonais, mais bon, ceux qui veulent juste une sorte de dictionnaire du black metal suicidaire pourraient se contenter des pochettes des albums... Yusuke Hasebe est donc à la bases un véritable fan du style, et il s’amusait déjà à reproduire son genre favori tout seul, dans son projet NO POINT IN LIVING, qui fait de la concurrence à VARDAN en sortant album sur album, 11 en 2017 et 2018... Bref, sorti de nulle part, le Nippon est maintenant omniprésent dans sa scène, en tant que musicien et commentateur.

A PORTRAIT OF FLESH AND BLOOD ne regroupe pas que ces deux visages. Si Neil Andersen s’occupe des vocaux et Yusuke Hasebe des guitares, de la basse et de la batterie, c’est le célèbre Stefan Traunmüller qui est aux claviers. Et si le nom ne vous dit rien, sachez qu’il s’agit de Dreamlord, vénéré pour GOLDEN DAWN et également actif au sein de WALLACHIA, RAUHNÅCHT et THE NEGATIVE BIAS.

Un Américain, un Japonais, un Autrichien. On n’a pas seulement affaire à une formation internationale, mais véritablement intercontinentale ! Et la musique est elle aussi un beau mélange des genres. Au sein d’une même piste les ambiances peuvent varier et passer du dépressif au mélodique, du symphonique à l’atmosphérique. On va alors avoir des parties endiablées, bougrement rapides et envolées. On va avoir une batterie qui s’élance avec hargne, des guitares qui saturent, et des vocaux torturés, stridents au possible. Mais à côté de tout cela, on trouve également beaucoup de passages qui caressent l’âme, beaucoup de douceurs. Ce sera des parties au piano, des chœurs éthérés, des riffs envolés...

En fait, l’image qui s’impose est celle d’un paradis. Des paysages magnifiques, une couleur blanche prédominante et aveuglante. Mais ce paradis est touché par les flammes. Le feu s’est déclaré ici et là, et il est en train de brûler. C’est évidemment encore plus beau. Parce qu’on saisit que toute cette beauté est sur le point de disparaître, qu’elle est en sursis, qu’elle est fragile et en sursis.

L’album me laisse cette impression du début à la fin, malgré les énormes différences d’atmosphères d’un moment à l’autre. Je vais penser à FORGOTTEN TOMB ici, à HORNA là, à SHINING ailleurs. Sans que cela ne ressemble finalement totalement à l’un ou l’autre. Mais en tous cas on sent que les musiciens ont des tas d’idées, qu’ils ont certes emprunté à droite à gauche, mais qu’ils parviennent à mélanger délicieusement. Sans trop en dévoiler, il y a un break vers la fin de « Hopeless » où le chanteur nous balance d’une voix d’outre tombe : « Do it... Do it... Gnanannannnnnnn », on sent véritablement qu’il tient à ce qu’on passe à l’acte ! Et il est convaincant. Je me surprends toujours à sortir un cutter et à me retenir in extremis de m’en servir contre mon pauvre poignet innocent !

Du coup cet album est une bonne surprise, qui aurait eu un peu plus de points s’il n’y avait pas eu quelques parties trop poussives, trop répétitives. Car oui, comme sur « Lost », on trouve par moment le même riff employé avec un peu trop de générosité.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

seb niggurath citer
seb niggurath
15/09/2018 20:15
c'est nippon ni mauvais.... - je sors

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
A Portrait of Flesh and Blood
Black Metal Symphodépressif
2018 - Zero Dimensional Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
A Portrait of Flesh and Blood
A Portrait of Flesh and Blood
Black Metal Symphodépressif - 2015 - International
  

écoutez
tracklist
01.   I: Alone
02.   II: Anxiety
03.   III: Hopeless
04.   IV: Lost
05.   V: Sorrow
06.   VI: Hollow

Durée : 46:55

line up
parution
25 Mai 2018

PPCM #14 - Ton Heavy Metal en 3D !
Lire le podcast
THE SOLAR ABYSS TOUR
Fauna + L'Acéphale + Shanti...
Lire le live report
Necromutilator
Black Blood Agression
Lire la chronique
Nekrasov
Lust of Consciousness
Lire la chronique
Iron Savior
Kill or Get Killed
Lire la chronique
Cénotaphe
Empyrée (EP)
Lire la chronique
Night Crowned
Humanity Will Echo Out (EP)
Lire la chronique
Wapentake
Vestiges
Lire la chronique
Turnstile
Time & Space
Lire la chronique
Waldgeflüster
Mondscheinsonaten
Lire la chronique
Nordjevel
Necrogenesis
Lire la chronique
Drastus
La Croix de Sang
Lire la chronique
Zaraza
Spasms of Rebirth
Lire la chronique
Metalhertz - S02E02 – Le monde fou de Tobias Sammet
Lire le podcast
Le Canyon - S2//Épisode 3 - Le Chant du Cygne
Lire le podcast
Darkened Nocturn Slaughtercult
Mardom
Lire la chronique
Ultra Silvam
The Spearwound Salvation
Lire la chronique
Fabulous Desaster
Off With Their Heads
Lire la chronique
Cénotaphe / Circle Of Ouroborus
Cénotaphe / Circle Of Ourob...
Lire la chronique
Putrefied Corpse
Left To Rot
Lire la chronique
Little Dead Bertha
Age of Silence
Lire la chronique
Foul
Of Worms (EP)
Lire la chronique
A VAN RECORDS EVENING
Chapel Of Disease + The Rui...
Lire le live report
Nusquama
Horizons Ontheemt
Lire la chronique
BM Grec... Mais fais pas chier avec ROTTING CHRIST !!!
Lire le podcast
Devouror
Slay for Satan (EP)
Lire la chronique
Allegaeon
Apoptosis
Lire la chronique
Majestic Mass
Savage Empire of Death
Lire la chronique
Cirith Gorgor
Sovereign
Lire la chronique
Devour The Unborn
Meconium Pestilent Abomination
Lire la chronique