chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
139 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Deathhammer - Chained To Hell

Chronique

Deathhammer Chained To Hell
Mine de rien, Deathhammer file tranquillement vers ses quinze ans de carrière. Après avoir enchaîné démos, EP et compilations pendant la première partie de son existence, le groupe norvégien en est désormais à son quatrième album. Plus besoin de présenter le duo infernal, devenu au fil du temps une valeur sûre pour tous les old-schoolers férus de blackened thrash/speed underground. Si les deux premiers full-length Phantom Knights (2010) et Onward To The Pits (2012) venaient effectivement d'une formation talentueuse, ce n'est pour moi qu'à partir de l'excellent Evil Power (2015) que Deathhammer a franchi le cap entre bon groupe et usine à orgasme auditif. J'ai d'ailleurs grave honte de ne toujours pas l'avoir chroniqué alors que j'avais promis de le faire avant le nouvel album. Tant pis, ne retardons pas davantage celle de ce Chained To Hell sorti début octobre chez Hells Headbangers Records et que j'avais déjà envie d'adorer rien qu'en voyant cette pochette absolument géniale.

Le démon cornu, mascotte du groupe depuis toujours, est donc de retour. Et comme ce bon vieux Julio, il n'a pas changé. Qui aurait pu en douter de toute façon? Deathhammer, c'est le genre de groupe dont on sait pertinemment qu'il va suivre le même chemin, celui du bon vieux thrash à l'arrache du début-milieu des années 1980, jusqu'au bout, c'est à dire jusqu'à la mort, probablement des suites d'un coma éthylique. On aurait par contre pu penser qu'à ce petit jeu somme toute limité, les Scandinaves finiraient par lasser. Ce sera peut-être le cas un jour mais ce n'est en tout cas pas pour maintenant. Chained To Hell passe en effet très bien même après une vingtaine d'écoutes et s'avère une nouvelle réussite pour le fantasque Sergeant Salsten et son comparse Sadomancer. L'opus fait mouche à quasiment tous les niveaux. La production roots très ancrée dans le début des eighties, en particulier la batterie pleine de réverbération, est un vrai régal pour les amateurs de son vintage. Deathhammer joue en tchouka-tchouka presque continu pour une efficacité de tous les instants (il y a même un peu de blastouille bordélique sur "Chained To Hell"!), ne s'accordant une vraie pause mid-tempo plus ambiancée que sur l'excellent instrumental "Into The Burning Pentagram". Répétitif? Peut-être un peu mais sur une demi-heure, ça ne se ressent absolument pas. D'autant que la qualité du riffing est à nouveau au rendez-vous. Quel plaisir d'entendre ces riffs sauvages poussiéreux déglingués plus old-school tu meurs. Les solos ne sont pas mal non plus si l'on met de côté certains un peu trop vite expédiés. Et que dire du chant arraché tout pété de Salsten qui part régulièrement en couille dans des intonations aiguës stridentes à la manière d'un Schmier dans sa prime jeunesse? Jouissif à mort! Même la basse ressort un peu de temps en temps. Tout ça mélangé à la sauce norvégienne, ça nous donne huit morceaux furibards, dont deux exhumés de leurs vieilles démos ("Evil" et "Tormentor" (un vrai groupe de thrash a forcément un morceau nommé "Tormentor" dans sa discographie, n'est-ce pas?!)), qui font passer un sacré bon moment à qui possède une âme de brocanteur ou d'archéologue. "Rabid Maniac Force", "Black Speed Inferno", "Threshold Of Doom", "Chained To Hell" histoire d'en citer quelques uns sans faire toute la tracklist, c'est que du bonheur!

Difficile ainsi de vraiment reprocher quoique ce soit à Deathhammer qui, sous ses airs de branleurs adulescents ne cherchant qu'à s'éclater et foutre le bordel, à l'image de cette pochette qu'on croirait dessinée par un jeune cancre rebelle sur un cahier de classe pendant un cours de maths dont il n'a rien à foutre, maîtrise son art à la perfection. Il y a du talent chez ce groupe, du génie même! Alors certes on est dans le passéisme le plus complet mais au rayon des nombreuses formations s'adonnant à l'hommage aux vieilleries antiques, les Norvégiens s'affichent tout en haut des étagères. Leur sens inné du riff, leur feeling démoniaque, leur appropriation parfaite d'une époque, leur état d'esprit punk, tout cela n'a que peu d'égal parmi la concurrence. Ça a beau être du réchauffé, ça sonne étonnamment frais à mes oreilles ravies d'être à nouveau sauvagement violées par ce son d'un autre âge. Je garde toutefois une préférence pour l'œuvre précédente Evil Power qui reste pour le moment leur apogée, ce Chained To Hell se plaçant juste derrière sans rougir. C'est ainsi tout de même un sans faute que continue de réaliser Deathhammer, album après album. Fans des années 1980, de thrash, de speed, de proto-black, du Show No Mercy de Slayer, des premiers Destruction, du early-Kreator, de Sabbat ("Evil"!), du old-Whiplash, vous ne pouvez pas passer à côté de ce nouveau coup d'éclat du Marteau de la Mort.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
01/11/2018 23:26
note: 8/10
Toujours aussi primaire et redoutable ! Leur formule ne change pas mais reste toujours d'une efficacité implacable !
dantefever citer
dantefever
01/11/2018 21:22
note: 8/10
Un de ces groupes qui ne déçoit jamais

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Deathhammer
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (3)  8/10
Webzines : (4)  7.73/10

plus d'infos sur
Deathhammer
Deathhammer
Thrash Metal - 2005 - Norvège
  

tracklist
01.   Rabid Maniac Force  (04:08)
02.   Satans Hell  (03:04)
03.   Black Speed Inferno  (04:14)
04.   Threshold Of Doom  (05:18)
05.   Tormentor  (02:40)
06.   Into The Burning Pentagram  (04:05)
07.   Chained To Hell  (04:33)
08.   Evil  (03:33)

Durée : 31:35

line up
parution
5 Octobre 2018

voir aussi
Deathhammer
Deathhammer
Onward To The Pits

2012 - Hells Headbangers Records
  
Deathhammer
Deathhammer
Phantom Knights

2010 - Witches Brew
  

Essayez aussi
Hellish
Hellish
The Spectre Of Lonely Souls

2018 - Unspeakable Axe Records
  
Tankard
Tankard
The Beauty And The Beer

2006 - AFM Records
  
Entombed
Entombed
Morning Star

2001 - Music For Nations
  
Mörbid Carnage
Mörbid Carnage
Merciless Conquest

2012 - Metalhit
  
Sodom
Sodom
Tapping The Vein

1992 - Steamhammer Records (SPV)
  

Horns
Czerń
Lire la chronique
Wolvennest
Void
Lire la chronique
Napalm Death
Nazi Punks Fuck Off (EP)
Lire la chronique
Cantique Lépreux
Paysages Polaires
Lire la chronique
Hexenbrett
Erste Beschwörung (EP)
Lire la chronique
Mortal Scepter / Deathroned
Mortal Scepter / Deathroned...
Lire la chronique
Nyctophilia
Ad Mortem et Tenebrae
Lire la chronique
Bilan 2018
Lire le bilan
Feral
Flesh For Funerals Eternal
Lire la chronique
Ossuarium
Living Tomb
Lire la chronique
AC/DC
Flick Of The Switch
Lire la chronique
PPCM #7 : Pour ce soir, tu mangeras les RESTES (VITAUX) !
Lire le podcast
Sunwheel
I Am the One
Lire la chronique
Cannibal Corpse
Tomb Of The Mutilated
Lire la chronique
Obscenity
Summoning The Circle
Lire la chronique
Vetala
Retarded Necro Demential Hole
Lire la chronique
Psychotomy
Aphotik
Lire la chronique
Seigneur Voland
Consumatum Est (Compil.)
Lire la chronique
John Garcia
John Garcia and The Band Of...
Lire la chronique
Carnal Forge
Gun To Mouth Salvation
Lire la chronique
Monstrosity
The Passage Of Existence
Lire la chronique
Guðveiki
Vængför
Lire la chronique
Maniac
Ruthless (EP)
Lire la chronique
Lord Ketil
Long Lone Among the Wolves
Lire la chronique
Gortuary
Divine Indigenous Sacrament
Lire la chronique
Of Feather And Bone
Bestial Hymns Of Perversion
Lire la chronique
Create A Kill
Summoned To Rise
Lire la chronique
Embrace Of Thorns
Scorn Aesthetics
Lire la chronique
Metalhertz - S02E01 - Symphonies brésiliennes
Lire le podcast
Phlebotomized
Deformation Of Humanity
Lire la chronique