chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
121 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Mortal Scepter - Where Light Suffocates

Chronique

Mortal Scepter Where Light Suffocates
On a récemment évoqué le cas des Français de Mortal Scepter pour la sortie d’un split en compagnie des Parisiens de Deathroned. Ceci étant dit, la principale actualité du groupe en ce début d’année, c’est bien la sortie de son premier album intitulé Where Light Suffocates sur le label espagnol Xtreem Music. Neuf titres d’un Thrash marchant dans les pas des premiers albums de Sodom, Destruction, Kreator, Volcano et autres Sepultura. Bref, rien de bien nouveau sous le soleil de Dunkerque si ce n’est la promesse d’une nouvelle leçon de Thrash dispensée ici en moins de trois quarts d’heure. Showtime !
A l’illustration, on retrouve monsieur John Whiplash pour une de ces œuvres les plus colorées et qui, à sa manière, me rappelle l’artwork du premier album des Américains de Forced Entry (Uncertain Future). Côté production, le groupe s’est terré quelques jours au Caveau Studio (Aum, Manzer, Hexecutor, Deathroned...) pour un résultat qui a le bon gout de conserver cette nature volontairement foutraque et bancale que se plait à cultiver Mortal Scepter depuis ses débuts tout en offrant davantage de coffre et de puissance à ces nouvelles compositions. Idéal pour convaincre tous ceux qui poseront pour la première fois leurs oreilles sur la musique des Français.

Mortal Scepter pratique donc un Thrash comme on le faisait dans les années 80. Un Thrash toujours un petit peu bancale et au bord de la rupture ayant pour lui une vitesse d’exécution qui frise l’hystérie et surtout une tripotée de riffs incroyables à rendre complètement zinzin. D’autant que Mortal Scepter a toujours eu l’envie, malgré une formule globalement assez peu originale, de surprendre l’auditeur à coup de séquences plus ou moins inattendues (qui l’a vu venir ce titre de clôture de plus de dix minutes ? Certainement pas moi...).

Passé cette longue introduction proposée sous la forme d’un titre instrumental mêlant dans un premier temps un soupçon de mélancolie avant une seconde partie plus rythmée ("A Ray Of Despair"), le groupe enchaîne alors les brûlots avec une aisance et une classe déconcertante. Il faut dire que le riffing de Lucas et de The Sorcerer se montre désormais un poil moins tarabiscoté que sur l’excellent As Time Sharpens The Sentence (même si on sent toujours cet amour pour les plans tricotés à toute berzingue comme sur ("Spear And Fang") par exemple) et donc tout simplement beaucoup plus immédiat. Et non, il ne s’agit pas là d’un pas en arrière pour le groupe de Dunkerque mais bien d’une certaine maturité tant il a su trouver davantage d’efficacité dans sa formule sans rien renier de son identité. Sérieusement, comment ne pas avoir envie de retourner les meubles de son salon sur des riffs comme ceux de "Where Light Suffocates" à 0:33, "Murder The Dawn" à 0:39 (argh !), "The Carpathian Castle" à 0:26, "Swallow Your Tongue" à 0:17 ou "...The Scepter Reigns" à 0:18 suivi de ces riffs typés Black Metal ? Personnellement, que je sois chez moi, dans le métro ou dans la rue, j’ai bien du mal à dissimuler mon enthousiasme face à ces riffs incroyablement efficaces. Et c’est bien évidemment sans compter sur les excellents solos et autres leads dispensés essentiellement par Lucas tout au long de ces quarante et une minutes qui vont apporter leur lot de mélodies empruntées pour beaucoup à l’univers du Heavy Metal ("A Ray Of Despair", "Murder The Dawn" à 2:13, "Lust Spells" à 0:15, la conclusion de "Perish With The Flesh", "The Carpathian Castle" à 2:26, "Spear And Fang" à 1:47...).
Tous ces riffs et tous ces solos viennent se poser sur une batterie au son toujours très naturel qui jamais ne s’arrête de cavaler. Derrière ses fûts, Guillaume cravache à perdre haleine le plus clair du temps sur du tchouka-tchouka qu’il délivre plus ou moins rapidement selon le moment. Une cadence tout de même très soutenue dans l’ensemble et dont l’urgence est d’ailleurs renforcée par le chant arraché et bardé de réverb’ de Valentin. Le seul petit truc qui me chagrine est la place accordée à cette basse qui aurait vraiment méritée d’être mise un peu plus en avant. Si on l’entend bien évidemment lorsqu’elle est évidement la seule à devoir s’exprimer (comme sur le break de "...The Scepter Reigns" entamé à 5:29), elle se fait en règle générale plutôt discrète et je trouve cela dommage.

Un bon cran au-dessus de son premier EP paru il y a un peu plus de trois ans et qui était lui-même déjà pourtant très bon, Mortal Scepter enfonce ici le clou le temps d’un premier album maîtrisé de bout en bout. Je vous avais prévenu en introduction, Where Light Suffocates est une leçon de Thrash comme on en fait peu. Un disque mené le couteau entre les dents par un groupe décidément plein de talent (ces riffs !) et, on l’espère, plein d’avenir. En attendant de voir ce que celui-ci leur réserve, j’ai hâte de les retrouver sur scène pour un bon moment de headbanging des familles !

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

1 COMMENTAIRE(S)

Jean-Clint citer
Jean-Clint
23/01/2019 09:07
note: 8.5/10
Le groupe confirme qu'il est bel et bien un de leaders du thrash hexagonal. Puissant et classique il sait envoyer la sauce tout en offrant un vrai récital de solos, incontournable !

Et en écoute intégrale ici :

https://xtreemmusic.bandcamp.com/album/where-light-suffocates

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Mortal Scepter
Thrash
2018 - Xtreem Music
notes
Chroniqueur : 8.5/10
Lecteurs : (1)  8.5/10
Webzines : (1)  7/10

plus d'infos sur
Mortal Scepter
Mortal Scepter
Thrash - 2012 - France
  

nouveaute
A paraître le 22 Janvier 2019

tracklist
01.   A Ray Of Despair  (02:24)
02.   Where Light Suffocates...  (05:05)
03.   Murder The Dawn  (03:55)
04.   Lust Spells  (04:10)
05.   Perish With The Flesh  (04:36)
06.   The Carpathian Castle  (03:46)
07.   Spear And Fang  (03:51)
08.   Swallow Your Tongue  (03:57)
09.   ...The Scepter Reigns  (10:07)

Durée : 41:51

line up
voir aussi
Mortal Scepter
Mortal Scepter
As Time Sharpens The Sentence (EP)

2015 - Unspeakable Axe Records
  
Mortal Scepter / Deathroned
Mortal Scepter / Deathroned
Mortal Scepter / Deathroned (Split 12")

2018 - Dying Victims Productions
  

Essayez aussi
Epidemic
Epidemic
Decameron

1992 - Metal Blade Records
  
Sacrilege
Sacrilege
Within The Prophecy

1987 - Under One Flag
  
One Man Army and the Undead Quartet
One Man Army and the Undead Quartet
21st Century Killing Machine

2006 - Nuclear Blast Records
  
Nuclear Assault
Nuclear Assault
Game Over

1986 - Combat Records
  
Kreator
Kreator
Renewal

1992 - Noise Records
  

PPCM #9 - Petites Promenades Côté MELODEATH (Partie 1 : Du POWER au MELODIC DEATH)
Lire le podcast
Saor
Forgotten Paths
Lire la chronique
Funereal Presence
Achatius
Lire la chronique
Fetid
Sentient Pile Of Amorphous ...
Lire la chronique
Fall Of Seraphs / Trepanator
Incarnation Of Torture (Sp...
Lire la chronique
Reversed
Widow Recluse (Démo)
Lire la chronique
Lykaionas
The Diabolical Manifesto
Lire la chronique
Thy Dying Light
Cold In Death (EP)
Lire la chronique
Le corbeau, l'ami du black metal !!!
Lire le podcast
Ascension + Necros Christos + Venenum
Lire le live report
Windhand
Eternal Return
Lire la chronique
Pensées Nocturnes
Grand Guignol Orchestra
Lire la chronique
Sinmara
Hvísl Stjarnanna
Lire la chronique
Aera
The Craving Within
Lire la chronique
Mooncitadel
Moon Calls To Wander... ......
Lire la chronique
Confessor A.D.
Too Late To Pray (EP)
Lire la chronique
Elder
Reflections Of A Floating W...
Lire la chronique
Warmoon Lord
Burning Banners of the Fune...
Lire la chronique
Véhémence
Par le sang versé
Lire la chronique
Napalm Death
Live Corruption (Live)
Lire la chronique
Menace Ruine
Union of Irreconcilables
Lire la chronique
Menace Ruine
The Die Is Cast
Lire la chronique
Affliction Gate
Last Night Wandering (EP)
Lire la chronique
Malist
In the Catacombs of Time
Lire la chronique
Lunar Shadow pour "The Smokeless Fires".
Lire l'interview
Black Citadel
Relics Of Forgotten Satanis...
Lire la chronique
Gendo Ikari
Unit 1 (EP)
Lire la chronique
Born Of Osiris
The Simulation
Lire la chronique
Soundgarden
Screaming Life / Fopp (Comp...
Lire la chronique
Outre
Hollow Earth
Lire la chronique