Outre - Hollow Earth
Chronique
Outre Hollow Earth
Ah bah mince, j’ai oublié de chroniquer OUTRE. Je savais que certains l’attendaient pourtant cette chronique. Enfin, plus que la chronique, c’est d’abord l’album qu’ils avaient attendu. Trois petites années ont été nécessaires pour donner une suite à un Ghost Chants surprise qui, sans faire non plus l’unanimité, avait été une révélation pour certains. Et même les labels se sont bougés pour les signer et c’est finalement le bien connu Français Debemur Morti qui a remporté la popotière. Et ainsi est sorti en octobre 2018 ce deuxième album, qui arrive à égaler son prédécesseur sur au moins deux points ! Le nombre de piste : 7. Et encore plus formidable, la durée de l’opus : 36:41. Exactement la même durée au poil de fion près !
Niveau line-up par contre, petits changements. Trois membres restent : Damian Igielski bien sûr vu qu’il est la tête du groupe, Marcin Radecki, et Maciej Pelczar. N’essayons pas de mémoriser ces noms, c’est impossible. Par contre au revoir Mateusz Jamróz, et bonjour Krzysztof Sojda aux guitares. Et surtout, surtout ! bonjour à Mateusz Zborowski, le nouveau chanteur ! Bah oui, tout de même, une voix peut tout à fait changer une ambiance, une couleur, une orientation. Les instruments aussi, mais une voix, c’est avant tout une vitrine. Et là, cette voix est encore plus rauque que la précédente. Rauque force 10. Et sans vouloir faire de vilain jeu de mot, elle semble vraiment venir d’outre tombe.
La musique aussi d’ailleurs vient des tréfonds des Ténèbres et les trois adjectifs qui me sont revenus à chaque écoute ont été « massif », « cauchemardesque » et « linéaire ». Ah oui, il y a un intrus, un terme plutôt négatif termine ma liste. Bon, je peux commencer par là, d’autant que c’est véritablement un reproche 100% subjectif, mais j’ai été gêné par une formule qui tourne trop en rond. On me rétorquera que parmi mes groupes fétiches beaucoup font toujours la même chose, ou bien que c’est avoir son style, son univers que de faire des titres assez semblables, mais chez OUTRE, ça me perturbe. Je suis vite lassé finalement de ses ingrédients, aussi excellents soient-ils à petites doses… c’est qu’il n’est pas évident de se manger d’une traite ces compositions « massives » et « cauchemardesques ». La batterie fait le gros du travail en étant trois fois plus agressive que les guitares, qui sont plus en retrait et font un travail plus vicieux, plus malin. Elles savent elles-aussi pousser des gueulantes, et parfois même des déferlantes, mais elles sont très fortes pour juste ajouter un zeste de mélodies froides.
Il y a donc bien des qualités, mais ce nouvel album me laisse une impression en demi-teinte. Les riffs dissonants, les ambiances un peu trop enflammées ne me vont pas sur la durée. Mais un titre comme ça, histoire de se prendre un petit coup derrière la nuque avant le dodo, ça me convient. Pour les amateurs du style par contre, c'est du petit lait !
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4 COMMENTAIRE(S)
citer | Pareil. J'adore le disque, notamment grâce à la vivacité de son batteur, monstrueux. |
citer | Comme le précédent, ça fait bonne impression à la première écoute mais le soufflet retombe finalement assez vite. C'est bien foutu mais ça manque vraiment de profondeur dans les compo pour marquer les esprits et avoir une durée de vie solide. |
citer | Trop polac pour moi, à première vue. |
citer | BBB 31/01/2019 13:24 | note: 8/10 | J'en ai pas encore vraiment fait le tour, mais je place l'album dans mon top10 2018.
Et puis Maciej Pelczar, comment dire... son jeu m'avait déjà complètement scotché dans Biesy.
On en reparlera d'ici 3 mois histoire de voir s'il me fait toujours autant d'effet. |
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4 COMMENTAIRE(S)
05/02/2019 17:54
31/01/2019 11:00
31/01/2019 10:09
31/01/2019 13:24
Et puis Maciej Pelczar, comment dire... son jeu m'avait déjà complètement scotché dans Biesy.
On en reparlera d'ici 3 mois histoire de voir s'il me fait toujours autant d'effet.