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Soreption - Monument Of The End

Chronique

Soreption Monument Of The End
Depuis ses débuts en 2005 le quatuor de Sundsvall sait se faire désirer, car il faut être patient pour entendre du nouveau son de sa part vu qu’il met quatre années entre chacun de ses albums. C’est le temps qu’il s’est écoulé pour donner un successeur au réussi « Engineering The Void », qui avait cependant tendance à sonner beaucoup trop plastique et synthétique, sans doute influencé par la cohorte de productions similaires de son label d’alors Unique Leader. Aujourd’hui si les suédois sont toujours signés de l’autre côté de l’Atlantique c’est désormais avec Sumerian Records qu’ils sont sous contrat, ils conservent cependant leur formule intacte, à savoir un Death Moderne Technique et clinique qui ne traîne pas en longueur. Avec à peine plus d’une petite demi-heure au compteur ce troisième opus reste tout à fait dans lignée de ce qu’ont pu proposer ses géniteurs auparavant, mais si musicalement rien n’a vraiment évolué en revanche il y’a eu du mouvement en interne, et ceci est une vraie nouveauté. Car la bande depuis sa création était un modèle de stabilité et n’avait jamais connu les affres et soucis du changement de personnel, c’est pourtant ce qui a fini par arriver avec tout d’abord les départs du bassiste historique Rikard Persson, suivi quelques temps plus tard par celui du guitariste Anton Svedin, qui finirent par mettre le doute sur l’avenir du projet du désormais duo. Ceci n’a finalement eu que peu d’incidence sur la qualité musicale de celui-ci (accompagné de frais et dispos remplaçants) qui continue son petit bonhomme de chemin et maintient son niveau tranquillement, tout en faisant ce qu’on attend de lui ce qui est finalement suffisant.

Car d’entrée avec l’excellent « The Anti-Present » on se rend compte que les petits nouveaux se sont parfaitement intégrés au binôme originel depuis leurs arrivées respectives en 2016, tant cette compo d’ouverture va offrir toute la palette de jeu du groupe, tout en la poussant même plus loin. Voyant nombre de cassures et de variations on retrouve ce qui faisait le charme des deux premiers albums, entre parties d’une lourdeur tonitruante conjuguées à des blasts et passages rapides furibards. Cependant on voit que les gars sont montés d’un cran tant le solo se fait encore plus travaillé, à l’instar de la prestation à la batterie de l’impressionnant Tony Westermark qui a trouvé le moyen d’être encore plus dense qu’avant, tout en conservant sa précision implacable. Et quand en plus par là-dessus Fredrik Söderberg livre derrière son micro une prestation parfaite (et n’hésite pas moduler plus sa voix que par le passé), on se dit que la suite va être de haute tenue. C’est effectivement le cas avec d’abord le redoutable « Children Of The Automaton » plus direct et condensé, où la lourdeur prend plus de place (mais sans que les passages à cent à l’heure soient oubliés) tout en étant plus dans la lignée de ses prédécesseurs. D’ailleurs on peut faire le même constat sur le sans surprises mais ultra-efficace « Virulent Well » (qui voit la participation vocale de Matt Mc Gachy de CRYPTOPSY), à l’instar de « The Entity » (avec cette fois en invité Travis Ryan de CATTLE DECAPITATION) qui clôt les débats de façon efficace et basique (même si des notes de piano interviennent de manière étonnante lors d’un break), en étant bien joué et exécuté, mais surtout sans prendre de risques superflus.

Pourtant c’est bel et bien quand les gars partent dans tous les sens qu’ils sont les meilleurs, il suffit d’écouter l’introduction (et conclusion) spatiale proche de la Science-Fiction sur « Nothingness Becoming » pour en être convaincu. Douce et éthérée elle permet de se mettre en condition avant l’arrivée des moments plus énervés et explosifs où le panel d’influences globales va être mis à l’honneur. Car avec « Architects Of The Apocalypse » on monte d’un cran dans l’accroche tout en jouant le grand-écart, vu que cela débute de façon assez lente et massive (et ça va le rester pendant une bonne moitié du temps) avant que la suite ne soit plus basée sur le mid-tempo remuant, où vient se greffer quelques courtes poussées d’adrénaline et jouées tambour battant. A la fois plus recherché et étant tout aussi réussi on se retrouve embarqué dans une déferlante de cassures et variations où le tout ne se perd jamais en chemin et qui conserve sa ligne directrice, comme avec le monstrueux « A Mimic’s Ignorance » où ça va partir dans tous les sens, allant du Death le plus brutal en passant par le Progressif le plus pointu. Heureusement les scandinaves arrivent toujours à ne pas dépasser la ligne rouge de l’ennui et de la branlette de manche inutile, car bien qu’ayant encore augmenté son niveau général il reste encore relativement accessible et propre, là où nombre de combos inécoutables ont tendance à en faire des caisses.

Par son homogénéité sans failles ce troisième volume des aventures du groupe trouve tout à fait sa place dans sa discographie, tout en sonnant un peu plus naturel que par le passé. En continuant à aller à l’essentiel et en n’allongeant toujours pas son propos (vu que ça oscille aux alentours des quatre minutes) SOREPTION continue son petit bonhomme de chemin en diffusant un son identifiable et facilement reconnaissable désormais, tout en gardant un pied dans son passé proche et en posant l’autre dans son époque actuelle. Comme pour dire qu’il se projette vers l’avenir sans renier ce qu’il a pu faire il y’a encore peu de temps, avec en prime une technicité qui s’améliore d’année en année (conjuguée à une efficacité qui demeure toujours présente), les mecs sans devenir incontournables conservent néanmoins une vraie attractivité conjuguée à une qualité intrinsèque. Ceci permet au final d’obtenir une très bonne galette sans prétention aucune mais qui passera facilement le cap des écoutes multiples, grâce à sa densité et son enchaînement de compositions efficaces et équilibrées qui sont au rendez-vous tout du long, et qui ne faiblissent jamais.

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Soreption
Death Technique Moderne
2018 - Sumerian Records
notes
Chroniqueur : 7.5/10
Lecteurs :   -
Webzines :   -

plus d'infos sur
Soreption
Soreption
Death Technique Moderne - 2005 - Suède
  

tracklist
01.   The Anti-Present
02.   Children Of The Automaton
03.   King Of Undisputed Nonsense
04.   Nothingness Becoming
05.   Architects Of The Apocalypse
06.   A Mimic’s Ignorance
07.   Virulent Well
08.   The Entity

Durée : 33 minutes

parution
3 Août 2018

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