chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
127 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Warfist - Grünberger

Chronique

Warfist Grünberger
Il se passe de bien belles choses en Pologne. Au-delà du fait que le pays ait donné naissance à l’un des monstres les plus en vue de la scène actuelle, j’ai nommé Behemoth, et que Mgla et Batushka jouissent d’une hype assez impressionnante, toute une floppée de groupes très recommandables participent à faire la réputation du pays. On ne va pas revenir sur l’exceptionnelle qualité du culte black metal en Pologne, mais plutôt aller plaider la cause d’une formation qui m’était inconnue jusqu’à la sortie de son dernier et excellent album, sorti ce 27 Février chez Godz of War Productions.

Warfist s’inscrit dans la lignée des groupes de black/thrash traditionalistes, qui portent une certaine vision du metal on ne peut plus rétrograde, basée sur les riffs qui démontent, Satan, le blasphème, la bière et la violence. Pas un atome d’originalité donc, mais, encore une fois, on s’en fout. Quand on écoute du black/thrash, ce n’est pas pour être surpris, c’est pour faire la bagarre.

Grünberger est, paraît-il, un concept album qui revient sur le passé de la ville d’origine du groupe, Grünberg. Bon, vu la discographie et l’esprit du groupe, on les aurait foutu à Mantes-la-Jolie qu’ils auraient aussi trouvé des histoires sataniques à nous raconter sur la ville. Ce qui compte vraiment, ce sont les riffs. Et ils démontent, ma bonne dame. Ne vous fiez pas à la petite intro à la guitare acoustique, on prend juste quelques mesures pour vous amadouer et BAM, on fait tomber les grosses rythmiques punk. On remarque tout de suite la production, bien puissante et plutôt propre sans faire dans le plastique. Ça donne des guitares massives, chaudes et bien grondantes, qui font plaisir à entendre et donnent ce qu’il faut de force aux riffs pour les rendre vraiment percutants. On entend la basse qui fait « blong blong » en fond sans trop se fatiguer, et on a un enrobage parfait pour une petite quarantaine de minutes de furie.

La force de Warfist, c’est son dynamisme. Le groupe est très majoritairement client des tempi rapides, mais arrive à garder une énergie jouissive même sur les baisses de vitesse. L’excellent « The Chapel of Death » par exemple, qui se fait plaisir à coup de D-beat et de riffs rock’n’roll et son gros refrain est parfait pour illustrer l’idée. On note au passage un jeu de batterie vraiment bien fichu, varié, percutant, un peu gâché par la seule faiblesse de la production. Ça sonne un peu timide, un peu timoré tout ça. Mais enfin, a ne gâche vraiment pas l’écoute.

Warfist aime les structures simples. Certains refrains sont quasiment identiques d’une chanson à l’autre, et le disque est dans l’ensemble assez prévisible … Mais tout pareil que tout à l’heure, on s’en fout. Si je veux tomber de ma chaise, j’écoute Deathspell Omega. Si je veux la fracasser sur mon voisin, j’écoute Warfist. Au rayon des morceaux de choix, « Death by the Cleansing Fire », révélée en avance, est une vraie boucherie. « Drinking with the Devil » assure aussi son rôle de casse-nuque ultra entraînant. On ne peut qu’imaginer le carnage que ce genre de titre fera en concert ! Je vois déjà le public gueuler le refrain en cœur. Et puisqu’on parle de gueuler, il faut absolument mentionner ce chanteur d’exception, avec sa voix grasse et virulente. Le gars n’a même pas l’air de forcer pour sortir des lignes de chant galvanisantes et furieuses au possible. Bon Sang que c’est bon !

Allez, s’il fallait sortir quelques pistes plus faiblardes, on dira que « The Punishment » est un peu lourdingue, avec son refrain binaire pas foufou, ainsi que « March of Death », qui reste très correcte mais accuse quelques riffs moins percutants. Vraiment pas de quoi en faire un fromage.

Warfist sort ce qui s’appelle un putain d’album. Amateurs de black/thrash, de l’esprit early Bathory et des riffs teutons, vous êtes ici chez vous. Honnêtement, il y a peu de chance pour que cet album fasse date, le groupe n’a clairement pas l’envergure nécessaire, mais c’est le genre de disque qu’on se repasse sans faim, et qui défile à une vitesse folle. On est même étonné de voir à quelle vitesse on en arrive à la fin ! Une excellente découverte, que j’attends avec impatience de découvrir en concert.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

dantefever citer
dantefever
10/03/2019 16:16
note: 8/10
Jean-Clint a écrit : Le groupe a pris du galon, je me souviens que leur premier album "The Devil Lives in Grünberg" était vite répétitif et ennuyeux. Les gars ont pris de l'assurance et maîtrisent mieux leur musique même si ça reste loin des ténors du genre, ça s'écoute vite et bien et c'est assez agréable dans l'ensemble !

On est d'accord. Après les riffs sont probablement plus efficaces à mes oreille qu'aux tiennes, je vois de belles fulgurances personnellement. En live ça peut vraiment faire un malheur !
Jean-Clint citer
Jean-Clint
10/03/2019 15:44
note: 7/10
Le groupe a pris du galon, je me souviens que leur premier album "The Devil Lives in Grünberg" était vite répétitif et ennuyeux. Les gars ont pris de l'assurance et maîtrisent mieux leur musique même si ça reste loin des ténors du genre, ça s'écoute vite et bien et c'est assez agréable dans l'ensemble !

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Warfist
Black/Thrash metal
2019 - Godz Ov War Productions
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines :   -

plus d'infos sur
Warfist
Warfist
Black/Thrash metal - 2004 - Pologne
  

tracklist
01.   Black Army  (03:27)
02.   The Chapel of Death  (03:25)
03.   Feasting on Dead Bodie  (04:00)
04.   The Burning Flames of Ignorance  (03:22)
05.   Slay, Swive and Devour  (03:53)
06.   The Punishment  (03:22)
07.   Death by the Cleansing Fire  (03:30)
08.   Grunberger (Drinking with the Devil)  (03:19)
09.   March of Death  (05:25)
10.   Atrocious Saviour  (03:35)

Durée : 37:18

Essayez aussi
Nifelheim
Nifelheim
Envoy Of Lucifer

2007 - Regain Records
  
Sacramentum
Sacramentum
The Coming Of Chaos

1997 - Century Media Records
  
Persecutory
Persecutory
Towards The Ultimate Extinction

2017 - Godz Ov War Productions
  
Blackrat
Blackrat
Dread Reverence

2018 - Shadow Kingdom Records
  
Morbosidad / Perversor
Morbosidad / Perversor
Invocaciones Demoníacas (Split-CD)

2010 - Nuclear War Now! Productions
  

Extirpation
A Damnation’s Stairway To T...
Lire la chronique
Shabti
Trembling And Shorn
Lire la chronique
Illum Adora
...of Serpentine Forces
Lire la chronique
Saqra's Cult
The 9th King
Lire la chronique
Misery Index
Rituals of Power
Lire la chronique
PPCM #12 - Deux pour le prix d'un ? EQUIPOISE et CONTRARIAN !
Lire le podcast
Frozen Soul
Encased In Ice (Démo)
Lire la chronique
Mavorim
Heimkehr (Démo)
Lire la chronique
Thrashback
Sinister Force
Lire la chronique
Siege Of The Profane Europe Tour 2019
Atavisma + Defeated Sanity ...
Lire le live report
Sordide
Hier Déjà Mort
Lire la chronique
Dirge
Elysian Magnetic Fields
Lire la chronique
The Devil's Blood
Come Reap (EP)
Lire la chronique
Black Metal : Foutre à gogo
Lire le podcast
Gruzja
I Iść Dalej
Lire la chronique
Heaume Mortal
Solstices
Lire la chronique
Disburial
Dawn Of Ancient Horrors (EP)
Lire la chronique
A Thousand Lost Civilizations March MMXIX
Lire le dossier
PPCM #11 - Necrophagia ? Mais non, NECROPHAGIST !!
Lire le podcast
Faceless Burial
Multiversal Abattoir (EP)
Lire la chronique
Cult Leader
A Patient Man
Lire la chronique
Insane Apollyon
Insane Apollyon (Compil.)
Lire la chronique
Faceless Burial
Grotesque Miscreation
Lire la chronique
Blodhemn
Mot Ein Evig Ruin
Lire la chronique
Truth Corroded
Bloodlands
Lire la chronique
Warfist
Grünberger
Lire la chronique
Dødsfall
Døden skal ikke vente
Lire la chronique
Internal Bleeding
Corrupting Influence
Lire la chronique
Contrarian
Their Worm Never Dies
Lire la chronique
Cirith Ungol
Witch's Game (Single)
Lire la chronique