chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
166 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Hellish Grave - Hell No Longer Waits

Chronique

Hellish Grave Hell No Longer Waits
Toujours aussi brutale et bas du front la scène brésilienne ne cesse de conserver une activité grouillante et obscure dans l’underground le plus sale, jusqu’au jour où une partie de ces formations inconnues finissent par apparaître dans la lumière et balancent ainsi leurs créations à la face du monde. C’est le cas de ce quintet originaire de la région de Sao Paulo dont le Black/Speed délicieusement rétro et sans prétention (qui ne cesse de revenir au premier plan) va faire du bien par où ça passe. Si depuis ses débuts en 2011 il a été relativement productif (2 EP et autant d’albums avec ce « Hell No Longer Waits ») sa discographie est malgré tout passée inaperçue, pourtant il serait dommage de ne pas poser une oreille dessus tant son entrain communicatif et l’énergie déployée compensent largement le manque d’originalité et les légères lacunes techniques. Car s’il faut bien avouer que par moment la musique des Sud-Américains n’est pas toujours très carrée et en place elle a malgré tout suffisamment d’arguments pour ne pas lui donner sa chance, vu qu’elle n’hésite pas à y inclure des influences Thrash et même Heavy-Metal.

D’ailleurs en parlant de ce dernier style il apparaît de façon flagrante sur l’instrumental « Transilvanian Nights » qui fait office d’intro et qui n’est pas sans rappeler le fameux « The Ides Of March » d’IRON MAIDEN, tant son mid-tempo parfait pour remuer la tête nous renvoie à la vierge de fer période Paul Di’Anno, à l’instar de l’excellent « Possessed By The Witch ». Conservant ici cette base très NWOBHM le groupe y ajoute une bonne dose épique à l’entrain imparable qui se voit complétée par des solos de qualité (ils seront une constante sur cet opus) qui montrent qu’il est capable de garder son accroche même en n’allant pas trop vite. Mais c’est quand même les passages les plus rapides qui sont présents ici avec le plus de vigueur, il n’y a qu’à écouter le redoutable « Revenant Awakening » pour s’en rendre compte. Celui-ci ne débande pas une seconde et voit l’apparition de parties plus brutales et sombres au milieu d’autres plus thrashisantes, tout comme sur le très réussi « Over My Haunted Pact » à l’équilibre parfait et à la forte voracité. Si ces deux compositions privilégent l’agressivité et les bpm élevés sans baisser l’allure d’autres vont compiler toute la palette d’influences, cela se retrouve sur le très bon et remuant « In Nomine Draculae » où les leads sont de sortie d’entrée et les riffs calés sur un tempo moyen et entrainant, ponctués de roulements de toms à l’ancienne. Après cela la très bonne doublette « Macabre Worship »/« Locomotive Blast » va quant à elle être construite de la même façon, à savoir trois parties distinctes où les extrémités sont basées sur la rapidité et complétées en son milieu par de la lourdeur et du brise-nuques.

Mais à force de jouer sur une certaine simplicité technique l’attrait de cette galette va progressivement décliner et perdre en intérêt, le meilleur exemple étant l’ennuyeux « Lust For Youth » qui mise ici sur les ambiances et la noirceur, mais où l’absence de parties explosives et une répétition incessante des idées finissent par sonner totalement creux. Même constat pour le morceau-titre même si ici c’est sa durée qui va finir d’endormir l’auditeur, car avec pratiquement sept minutes (au lieu d’environ quatre jusqu’à présent) cela est beaucoup trop long, malgré que son démarrage ait été relativement convaincant. Si le classicisme régnait jusque-là plus on va avancer dans son écoute et plus ça va partir dans tous les sens ce qui est regrettable, d’autant plus avec cette clôture douce en arpèges qui ne sert à rien, à part prolonger les débats inutilement à l’instar du bonus « Soldiers Of Hell » pas mauvais en soi mais qui tourne en rond sans faire avancer le schmilblick.

Du coup si le côté interchangeable apparaît de façon flagrante il n’en reste pas moins que malgré ses erreurs de jeunesse ce disque recèle quand même de bonnes choses à défaut de marquer les esprits, et de s’essouffler fortement dans son dernier tiers, et ce malgré toute l’envie de bien faire des musiciens. Avec sa production naturelle qui nous renvoie trois décennies en arrière et sa sobriété relative il a quand même tout ce qu’il faut pour faire passer un bon moment, même s’il est certain qu’il prendra rapidement la poussière dans son étagère (d’où il ne ressortira que très rarement). En effet on préfèrera retourner vers les classiques et valeurs-sûres si on veut avoir quelquechose de plus mémorable et costaud à se mettre sous la dent, mais néanmoins ce type de galette est parfaite pour assurer une ouverture de concert et chauffer le public à défaut de mieux, ce qui n’est déjà pas si mal.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Hellish Grave
Black/Speed
2019 - Helldprod Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs :   -
Webzines : (1)  9/10

plus d'infos sur
Hellish Grave
Hellish Grave
Black/Speed - 2011 - Brésil
  

tracklist
01.   Transilvanian Nights
02.   In Nomine Draculae
03.   Revenant Awakening
04.   Possessed By The Witch
05.   Over My Haunted Pact
06.   Macabre Worship
07.   Lust For Youth
08.   Locomotive Blast
09.   Hell No Longer Waits
10.   Soldiers Of Hell (bonus track)

Durée : 43 minutes

line up
parution
31 Mai 2019

Essayez aussi
Veneror
Veneror
Percussimus Foedus cum Morte

2013 - New Era Productions
  
Wraith
Wraith
Absolute Power

2019 - Autoproduction
  
Barbarian
Barbarian
To No God Shall I Kneel

2019 - Hells Headbangers Records
  
Bewitcher
Bewitcher
Under The Witching Cross

2019 - Shadow Kingdom Records
  
Kalmah
Kalmah
They Will Return

2002 - Spikefarm Records
  

The True Werwolf
Devil Crisis
Lire la chronique
Sons Of A Wanted Man
Kenoma
Lire la chronique
Sijjin
Angel Of The Eastern Gate (...
Lire la chronique
Seder
Sunbled
Lire la chronique
Wormhole
The Weakest Among Us
Lire la chronique
Wombbath
Choirs Of The Fallen
Lire la chronique
Deathmaze
Eau Rouge
Lire la chronique
Pearl Jam
Vs.
Lire la chronique
Ad Vitam Infernal
Infernal Comedy
Lire la chronique
Contre-Feux
Mort/Vivant
Lire la chronique
Carcass
Symphonies Of Sickness
Lire la chronique
Mourir
Animal Bouffe Animal
Lire la chronique
Slaughtbbath
Alchemical Warfare
Lire la chronique
Yacøpsæ
Timeo Ergo Sum
Lire la chronique
Caronte
Wolves Of Thelema
Lire la chronique
Lurker of Chalice
Tellurian Slaked Furnace (C...
Lire la chronique
Azels Mountain
Wieczny sen
Lire la chronique
Petits labels français BM : Rupture de stock CHALLENGE
Lire le podcast
Come to Grief
Pray for the End (EP)
Lire la chronique
Hellvetron
Trident Of Tartarean Gateways
Lire la chronique
Svarttjern
Shame Is Just A Word
Lire la chronique
Schizophrenia
Voices (EP)
Lire la chronique
Beneath The Massacre
Fearmonger
Lire la chronique
Vulture
Ghastly Waves & Battered Gr...
Lire la chronique
Nefarious Dusk
The Wanderer of the Cold North
Lire la chronique
Nova
Veniamo Dal Cielo
Lire la chronique
Nekrofilth
Worm Ritual
Lire la chronique
Helloween
Keepers of the Seven Keys p...
Lire la chronique
PPCM #30 - La Mort fait recette !
Lire le podcast
Black Mold
Tales of Degradation (Démo)
Lire la chronique