chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
89 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Sarcasm - Esoteric Tales Of The Unserene

Chronique

Sarcasm Esoteric Tales Of The Unserene
Après Entrails, nous continuons dans la thématique « vilaine pochette qui pique les yeux », sauf que Sarcasm nous avait déjà fait le coup il y a deux ans sur leur précédent opus. Nouveau gribouillis (je récupère mes dessins de classe de neige) de Raul Gonzales (Gorephilia, Horrendous, Morbus Chron) qui n’aidera pas à attiser la curiosité du groupe suédois encore trop méconnu. Une exposition qui ne sera pas améliorée puisque la bande d’Uppsala passe de Dark Descent Records au modeste label mexicain (mais clairement en pente ascendante) Chaos Records. Côté line-up la brute Matte Modin (Firespawn, ex-Dark Funeral) laisse ses baguettes à Alvaro Svanerö (Imperial Domain), pas étranger de Sarcasm, le bonhomme avait en effet épaulé la production de Within the Sphere of Ethereal Minds.

Les adorateurs « sarcastiques » (version 2015) ne seront pas dépaysés par cette nouvelle offrande. Les autres, fermez les yeux, retour en Suède au milieu des années 90, cette époque où chaque nouvelle sortie en provenance de No Fashion Records allait devenir un classique de metal extrême mélodique. Les fins gourmets de black et death mélodique suédois à l’ancienne (Eucharist, At The Gates, Unanimated, Dissection, Sacramentum) vont pouvoir se délecter de ce style éteint sans passer par la case « tribute amateur » (comprendre du mauvais « copier-coller »). Sarcasm connait son sujet, il sait composer et recréer l’aura d’antan (entêtant et frissonnant, production comprise). N’étant pas novice en la matière, croyez-moi, il est rare d’entendre de nos jours ce riffing mélodique au penchant néoclassique imparable (typiquement « nineties ») tout en esquivant ce sentiment de « déjà entendu » et cela sur chaque morceau. Le coupable ? Le guitariste Peter Laitinen, retenez bien ce nom. Le refrain de « Parochial Past Resonates » et son break (2:31) qui vous redresse les poils, « Flawless Anomalies », « Revolution of Consciousness », les tremoli crucificateurs du furieux « The Great Calm Embraced »… Furieux oui, le tempo ayant réduit cette fois, on notera forcément un rythmique moins décoiffe permanente que le père Modin mais qui fait assurément le job.

Une recette qui ne change pas mais dont la saveur évolue, ainsi à l’image de l’artwork leur musique tend à une atmosphère encore plus « glaciale » et « mélancolique ». A la manière d’un récent Vanhelgd, les influences doom (Paradise Lost, Tiamat), déjà présentes dans les précédents méfaits, refont surface mais peineront à convaincre. Le soporifique « Flesh Was Carved Out from Seven Faces of God » (bon point pour le chant clair féminin occulte) et « Celestial Nights » principalement, rehaussés par un break mélodique. Pour autant on sent un potentiel, même le final succinct aux claviers inquiétants (Darkspace ?!) de « The Great Calm Embraced » aurait pu déboucher sur quelque chose d’intéressant. Les compositions sembleront moins alambiquées et un peu plus inégales que d’habitude (dès l’ouverture « trop » classique « Vortex of the Vultures »), reposant principalement sur une fulgurance mélodique de son guitariste surdoué (le thrash peu inspiré de « Realm of Shadowless Existence » catapulté par son tremolo et son solo dantesque par exemple). Bémol aussi sur le chant vraiment faiblard, masqué dans le mixage, on s’en rend malheureusement compte sur les parties moins denses et au tempo abaissé.

L’essai de Within the Sphere of Ethereal Minds n’est malheureusement pas conclu, les tares antérieures ne sont pas gommées, à savoir une durée un peu courte et paradoxalement du remplissage qui fera décrocher sur certains passages. Frustrant car il ne manque pas grand-chose à Sarcasm pour réellement marquer nos esgourdes. Une atmosphère plus léchée et des compositions moins inégales feraient passer un cap au groupe. Le travail mélodique et la fibre nostalgique feront malgré tout oublier ses défauts mais comme pour son prédécesseur, une galette qui passera difficilement l’épreuve du temps et qui donnera plus envie de ressortir ses pierres angulaires suédoises « nineties ».

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Chri$ citer
Chri$
03/10/2019 10:01
Du Black/Death moyen +, dont une chanson ou deux ressortira en lecture aléatoire lors d'une écoute inattentive.
La pochette provoque davantage d'émotions que la musique, au final... Moqueur
Jean-Clint citer
Jean-Clint
02/10/2019 18:46
note: 7/10
Les extraits déjà disponibles confirment ce que tu as mis, à savoir que c'est du bon son fort agréable mais auquel il manque un truc pour totalement accrocher et faire du groupe plus qu'un éternel outsider. J'avais déjà eu le même ressenti sur le précédent opus des suédois, et oui quelle horreur cette pochette ... Mr Green

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sarcasm
Death/Black mélodique
2019 - Chaos Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (1)  5/10

plus d'infos sur
Sarcasm
Sarcasm
Death/Black mélodique - 1990 - Suède
  

tracklist
01.   Vortex of the Vultures  (03:45)
02.   Parochial Past Resonates  (04:05)
03.   Flesh Was Carved Out from Seven Faces of God  (05:43)
04.   Flawless Anomalies  (04:11)
05.   Revolution of Consciousness  (03:42)
06.   Realm of Shadowless Existence  (03:14)
07.   Celestial Nights  (06:52)
08.   The Great Calm Embraced  (04:32)

Durée : 36:04

line up
parution
14 Octobre 2019

voir aussi
Sarcasm
Sarcasm
Stellar Stream Obscured

2022 - Hammerheart Records
  
Sarcasm
Sarcasm
Within The Sphere Of Ethereal Minds

2017 - Dark Descent Records
  

Essayez aussi
The Funeral Pyre
The Funeral Pyre
Wounds

2008 - Prosthetic Records
  
Kalmah
Kalmah
They Will Return

2002 - Spikefarm Records
  
Ishtar
Ishtar
From The Gates (EP)

2013 - Autoproduction
  
The Moaning
The Moaning
Blood From Stone

1997 - No Fashion Records
  
Stortregn
Stortregn
Impermanence

2021 - The Artisan Era
  

Plague Years
All Will Suffer (EP)
Lire la chronique
Hexing
Welcome To Salem
Lire la chronique
Evergrey
The Atlantic
Lire la chronique
Belphegor
The Devils
Lire la chronique
Schauer
Roaring Thunder of Days Lon...
Lire la chronique
Sirin
V Pamäti
Lire la chronique
Laudanum
The Coronation
Lire la chronique
Soreption
Jord
Lire la chronique
Laudanum
The Apotheker
Lire la chronique
Aara
Triade II: Hemera
Lire la chronique
Kreator
Hate Über Alles
Lire la chronique
Rotten Tomb
Visions Of Dismal Fate
Lire la chronique
Svart Crown
Les Terres Brûlées (EP)
Lire la chronique
Knoll
Metempiric
Lire la chronique
Graf Orlock
Destination Time Yesterday
Lire la chronique
Intoxicated
Watch You Burn
Lire la chronique
Artificial Brain
Artificial Brain
Lire la chronique
White Ward
False Light
Lire la chronique
Besna
Zverstvá
Lire la chronique
Temple Of Void
Summoning The Slayer
Lire la chronique
Suffering Sights
When Sanity Becomes Insanity
Lire la chronique
Ritual Necromancy / Fossilization
Ritual Necromancy / Fossili...
Lire la chronique
Kvöl
In Similitude of a Dream
Lire la chronique
Bloodsoaked Necrovoid
Expelled Into The Unknown D...
Lire la chronique
Tzompantli
Tlazcaltiliztli
Lire la chronique
Entrails
An Eternal Time Of Decay
Lire la chronique
Infectious Grooves
Groove Family Cyco (Snapped...
Lire la chronique
Le SAXO dans le BLACK METAL
Lire le podcast
Fields of Mildew
The Complete Woes (Compil.)
Lire la chronique
Cathedral
Endtyme
Lire la chronique