chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
141 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Sarcasm - Esoteric Tales Of The Unserene

Chronique

Sarcasm Esoteric Tales Of The Unserene
Après Entrails, nous continuons dans la thématique « vilaine pochette qui pique les yeux », sauf que Sarcasm nous avait déjà fait le coup il y a deux ans sur leur précédent opus. Nouveau gribouillis (je récupère mes dessins de classe de neige) de Raul Gonzales (Gorephilia, Horrendous, Morbus Chron) qui n’aidera pas à attiser la curiosité du groupe suédois encore trop méconnu. Une exposition qui ne sera pas améliorée puisque la bande d’Uppsala passe de Dark Descent Records au modeste label mexicain (mais clairement en pente ascendante) Chaos Records. Côté line-up la brute Matte Modin (Firespawn, ex-Dark Funeral) laisse ses baguettes à Alvaro Svanerö (Imperial Domain), pas étranger de Sarcasm, le bonhomme avait en effet épaulé la production de Within the Sphere of Ethereal Minds.

Les adorateurs « sarcastiques » (version 2015) ne seront pas dépaysés par cette nouvelle offrande. Les autres, fermez les yeux, retour en Suède au milieu des années 90, cette époque où chaque nouvelle sortie en provenance de No Fashion Records allait devenir un classique de metal extrême mélodique. Les fins gourmets de black et death mélodique suédois à l’ancienne (Eucharist, At The Gates, Unanimated, Dissection, Sacramentum) vont pouvoir se délecter de ce style éteint sans passer par la case « tribute amateur » (comprendre du mauvais « copier-coller »). Sarcasm connait son sujet, il sait composer et recréer l’aura d’antan (entêtant et frissonnant, production comprise). N’étant pas novice en la matière, croyez-moi, il est rare d’entendre de nos jours ce riffing mélodique au penchant néoclassique imparable (typiquement « nineties ») tout en esquivant ce sentiment de « déjà entendu » et cela sur chaque morceau. Le coupable ? Le guitariste Peter Laitinen, retenez bien ce nom. Le refrain de « Parochial Past Resonates » et son break (2:31) qui vous redresse les poils, « Flawless Anomalies », « Revolution of Consciousness », les tremoli crucificateurs du furieux « The Great Calm Embraced »… Furieux oui, le tempo ayant réduit cette fois, on notera forcément un rythmique moins décoiffe permanente que le père Modin mais qui fait assurément le job.

Une recette qui ne change pas mais dont la saveur évolue, ainsi à l’image de l’artwork leur musique tend à une atmosphère encore plus « glaciale » et « mélancolique ». A la manière d’un récent Vanhelgd, les influences doom (Paradise Lost, Tiamat), déjà présentes dans les précédents méfaits, refont surface mais peineront à convaincre. Le soporifique « Flesh Was Carved Out from Seven Faces of God » (bon point pour le chant clair féminin occulte) et « Celestial Nights » principalement, rehaussés par un break mélodique. Pour autant on sent un potentiel, même le final succinct aux claviers inquiétants (Darkspace ?!) de « The Great Calm Embraced » aurait pu déboucher sur quelque chose d’intéressant. Les compositions sembleront moins alambiquées et un peu plus inégales que d’habitude (dès l’ouverture « trop » classique « Vortex of the Vultures »), reposant principalement sur une fulgurance mélodique de son guitariste surdoué (le thrash peu inspiré de « Realm of Shadowless Existence » catapulté par son tremolo et son solo dantesque par exemple). Bémol aussi sur le chant vraiment faiblard, masqué dans le mixage, on s’en rend malheureusement compte sur les parties moins denses et au tempo abaissé.

L’essai de Within the Sphere of Ethereal Minds n’est malheureusement pas conclu, les tares antérieures ne sont pas gommées, à savoir une durée un peu courte et paradoxalement du remplissage qui fera décrocher sur certains passages. Frustrant car il ne manque pas grand-chose à Sarcasm pour réellement marquer nos esgourdes. Une atmosphère plus léchée et des compositions moins inégales feraient passer un cap au groupe. Le travail mélodique et la fibre nostalgique feront malgré tout oublier ses défauts mais comme pour son prédécesseur, une galette qui passera difficilement l’épreuve du temps et qui donnera plus envie de ressortir ses pierres angulaires suédoises « nineties ».

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

2 COMMENTAIRE(S)

Chri$ citer
Chri$
03/10/2019 10:01
Du Black/Death moyen +, dont une chanson ou deux ressortira en lecture aléatoire lors d'une écoute inattentive.
La pochette provoque davantage d'émotions que la musique, au final... Moqueur
Jean-Clint citer
Jean-Clint
02/10/2019 18:46
note: 7/10
Les extraits déjà disponibles confirment ce que tu as mis, à savoir que c'est du bon son fort agréable mais auquel il manque un truc pour totalement accrocher et faire du groupe plus qu'un éternel outsider. J'avais déjà eu le même ressenti sur le précédent opus des suédois, et oui quelle horreur cette pochette ... Mr Green

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Sarcasm
Death/Black mélodique
2019 - Chaos Records
notes
Chroniqueur : 7/10
Lecteurs : (1)  7/10
Webzines : (1)  5/10

plus d'infos sur
Sarcasm
Sarcasm
Black / Death Mélodique - 1990 - Suède
  

tracklist
01.   Vortex of the Vultures  (03:45)
02.   Parochial Past Resonates  (04:05)
03.   Flesh Was Carved Out from Seven Faces of God  (05:43)
04.   Flawless Anomalies  (04:11)
05.   Revolution of Consciousness  (03:42)
06.   Realm of Shadowless Existence  (03:14)
07.   Celestial Nights  (06:52)
08.   The Great Calm Embraced  (04:32)

Durée : 36:04

line up
parution
14 Octobre 2019

voir aussi
Sarcasm
Sarcasm
Within The Sphere Of Ethereal Minds

2017 - Dark Descent Records
  
Sarcasm
Sarcasm
Mourninghoul

2024 - Hammerheart Records
  
Sarcasm
Sarcasm
Lifeforce Omnibound

2026 - Hammerheart Records
  
Sarcasm
Sarcasm
Stellar Stream Obscured

2022 - Hammerheart Records
  

Essayez aussi
Martriden
Martriden
The Unsettling Dark

2008 - Candlelight Records
  
Acod
Acod
Cryptic Curse (EP)

2023 - Les Acteurs de l'Ombre
  
Unanimated
Unanimated
Ancient God Of Evil

1995 - No Fashion Records
  
Sacramentum
Sacramentum
The Coming Of Chaos

1997 - Century Media Records
  
Abigail Williams
Abigail Williams
In The Shadow Of A Thousand Suns

2008 - Candlelight Records
  

Horrid Mass
Nauseating Ecstatic Degener...
Lire la chronique
Quicksand
Bring On The Psychics
Lire la chronique
Excrementory Grindfuckers
Jetz is auch egal
Lire la chronique
Gangrenated
Demise Profanation (EP)
Lire la chronique
Mendacium Tour
Evoken + TodoMal
Lire le live report
Mouflon
Eros & Thanatos
Lire la chronique
Eternal Champion
Friend Of War (EP)
Lire la chronique
Nordlys
Lichterglanz Finsternis
Lire la chronique
Inferno
The Anthropic Sophisms (On ...
Lire la chronique
Spectre
A Procession of the Dead
Lire la chronique
Jesuit
Discography (Compil.)
Lire la chronique
Angurvadal
Winds Of Jötunheimr
Lire la chronique
Forsmán
Brenndar Rústir & Fuðrandi ...
Lire la chronique
Revelation
Salvation's Answer
Lire la chronique
Vague à Lame
Par-delà l'horizon
Lire la chronique
Kyuss
Muchas Gracias - The Best O...
Lire la chronique
Haserot
Advent Of Suffering
Lire la chronique
Incubus
Incubus (Démo)
Lire la chronique
Finsterforst
Still
Lire la chronique
Parallel Minds
Cairn
Lire la chronique
Grind Crust Massacre
Pendrak + Ovearth + Skunk
Lire le live report
Kronos
Colossal Titan Strife
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Août 2026
Jouer à la Photo mystère
Warning
Rituals of Shame
Lire la chronique
Rapture In Blood
Gods Of Perversion
Lire la chronique
Astriferous
Atavistic Unraveling
Lire la chronique
One Day In Pain
Devouring The Gods
Lire la chronique
Casket Mush
Evocation of Paranoia
Lire la chronique
Duir
Catarsi
Lire la chronique
Perverted Ceremony
Cavernous Hallucinations (EP)
Lire la chronique